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Pénurie d'enseignants: le ministre de l’Éducation montré du doigt par l’opposition

Pénurie d'enseignants: le ministre de l’Éducation montré du doigt par l’opposition
Photo Simon Clark

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Depuis la rentrée parlementaire, les ministres des partis d’opposition n’ont pas hésité à montrer du doigt le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, à propos de la pénurie de main-d’œuvre en milieu scolaire.

Les députés accusent le ministre de ne pas fournir de chiffres précis faisant état de la situation de la pénurie d’enseignants et du déploiement du projet des maternelles 4 ans, alors que les discussions sont récurrentes en commission parlementaire.

Interrogé sur la question, M. Roberge a affirmé qu’il a fait des demandes d’informations auprès des commissions scolaires concernées, mais qu’il devrait obtenir un suivi dans les prochaines semaines, en attendant que les chiffres soient mis à jour. Il a ajouté qu’en cette période de rentrée scolaire, les commissions scolaires embauchent tous les jours, si bien que les chiffres évoluent constamment.

Plusieurs membres des partis d’opposition, dont la porte-parole en éducation de Québec solidaire, Christine Labrie, ont exposé les failles du ministre de l’Éducation.

«Le ministre a une très mauvaise connaissance de ce qui se passe dans son réseau. Il est incapable de nous dire combien d’enseignants manquaient au moment de la rentrée scolaire», a expliqué Mme Labrie.

Ces lacunes de la part du ministre de l’Éducation ne se limitent pas uniquement au dossier de la pénurie d’enseignants, selon elle.

«Il nous dit que la mesure de deux fois 20 minutes de récréation est appliquée, ce qui n’est pas le cas. Je peux vous dire que ce n’est pas le cas dans aucune des deux écoles que mes enfants fréquentent», a ajouté la députée de Québec solidaire à Sherbrooke.

Du côté de la porte-parole du Parti québécois, Véronique Hivon, les constats sont les mêmes.

«C’est complètement anormal et inacceptable que le ministre nous cite toutes sortes de chiffres sur les maternelles 4 ans qui fluctuent, mais il est incapable de nous donner une donnée aussi fondamentale que le nombre de postes vacants [en période] de pénurie d’enseignants.»

- Avec les informations de François Cormier, TVA Nouvelles.