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Rien n'a changé

GEN-
Photo Agence QMI, Steve Madden Les joueurs de l’Impact ont eu l’air d’amateurs face au D.C. United, samedi, au Stade Saputo.

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Avec le changement d’entraîneur effectué par l’Impact, on aurait pu croire que les choses allaient changer. Mais après trois matchs sous la gouverne de Wilmer Cabrera, force est de constater que rien n’a changé. C’est du pareil au même.

L’objectif des différents changements opérés par le club ces dernières semaines était d’offrir une équipe compétitive à ses partisans et, en fin de compte, trouver une place en séries éliminatoires.

Malheureusement, les joueurs sur le terrain ne semblent pas avoir reçu le message. Les performances flirtent à peine avec le minimum syndical et, trop souvent, on en offre à peine assez pour obtenir un résultat favorable.

La plupart du temps, quand il y a un changement d’entraîneur en milieu de saison, l’équipe fait montre d’une énergie renouvelée. Grâce à cette nouvelle approche, les joueurs font preuve d’une nouvelle motivation, d’un nouvel enthousiasme. Pour l’Impact, comme le chante Julie Masse : « C’est zéro. »

Défaut de construction

Entendez-moi bien : changer l’entraîneur ne garantit pas des résultats. Je conçois bien que l’Impact ait besoin de plus pour faire virer le vent. Mais j’aurais aimé voir une différence dans les performances du Bleu-blanc-noir au cours des trois dernières rencontres.

Que ce soit du point de vue de l’énergie de la part des joueurs qui veulent prouver qu’ils ont leur place sur le terrain ou qu’ils insistent pour rappeler qu’ils sont en mesure de faire partie d’une équipe gagnante.

On peut mettre l’accent sur la performance des entraîneurs certes, mais en fin de compte, le plus grand problème de l’Impact demeure la manière avec laquelle on a construit son effectif. Peu de qualité, des attitudes discutables et des comportements en cours de match qui laissent à désirer. Voilà le bilan que l’on peut faire de ce groupe à ce moment-ci de la saison.

Ajoutez à tout ça les erreurs collectives et individuelles qui se démultiplient durant les matchs et vous avez une équipe bien loin d’une place en séries.

En somme, l’Impact a besoin de plusieurs bons joueurs. J’insiste sur le mot « bons ». Parce que depuis quelque temps, les partisans sont victimes d’une imposture du langage ; on dit de certains joueurs montréalais qu’ils sont « pas mal »... Pas mal, pas mal... Ça ne veut pas dire « bons » !

L’Impact a besoin de joueurs qui sont « bons » techniquement, « bons » tactiquement, et d’un point de vue psychologique. Parce qu’en ce moment, le terme « bons » ne s’applique pas ou peu aux joueurs du Bleu-blanc-noir.

Mince espoir

Malgré tout, l’Impact a toujours une chance de se qualifier pour les séries éliminatoires de la MLS en octobre. Parce que dans l’Association de l’Est, quatre ou cinq équipes ont de la difficulté à confirmer leur place en séries. C’est comme si aucune d’entre elles ne voulait vraiment participer au tournoi d’après-saison.

Même si les points ne viennent pas facilement, les partisans peuvent rester dans une certaine mesure optimistes. Avec quatre matchs à jouer, ça prendrait un miracle, mais on a vu des exploits autrement plus surprenants arriver déjà dans le monde du sport.

Tout de même, c’est décourageant ce qui est en train de se passer avec l’Impact.

Les joueurs devenus spectateurs

Dans le match contre le D.C. United, samedi, les bras me sont tombés à plus d’une reprise. Sur le deuxième but, tiens, les défenseurs ont commis des erreurs qu’une jeune recrue n’aurait pas eu le culot de faire.

D’abord, sur un long ballon aérien vers Samuel Piette, les quatre arrières ont oublié de réagir. Dans ce genre de circonstances, les défenseurs doivent reculer et rester prudents. Les latéraux doivent aussi se recentrer, revenir vers l’intérieur et couvrir le milieu du terrain. C’est à la base du jeu.

Rien de tout ça n’a été fait et les visiteurs en ont profité pour doubler leur avance dans un match ultra, supra crucial. Ils ont eu l’air d’amateurs et l’ont payé cher au classement.

Ont-ils de quoi se racheter d’ici la fin ? On leur souhaite.