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5 leçons que j'ai apprises après plus d’un an sur le marché du travail

5 leçons que j'ai apprises après plus d’un an sur le marché du travail
Crédit: Christine Lemus

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Avant mon arrivée chez porte-monnaie, je n’avais pas vraiment eu une «vraie» job d’adulte.

Or, durant les 18 derniers mois, j’ai appris des choses qui m’auraient bien servi comme professionnel néophyte.

Ne pas avoir peur de paraître niaiseux

À ma première journée, j’ai à peine eu le temps de faire la malaisante tournée de présentation que mon patron m’a demandé de rédiger un court article pour me faire la main. 

«HEIN?!! Il veut que je travaille??» me suis-je apeuré. C’est que ma plume était un peu rouillée depuis la fin de mon bac en journalisme puisque j’avais décidé de parcourir les routes de la Californie en campervan plutôt que d’expérimenter les joies du 9 à 5. 

Au lieu de poser des questions, j’ai paniqué en silence, cherchant à produire un chef-d’œuvre digne de ses attentes pendant que ma tête me hurlait: T’ES POURRI!

«Ayoyeeee. Qu'est-ce qu'il voulait dire par
Crédit: Adobe
«Ayoyeeee. Qu'est-ce qu'il voulait dire par "travailler"?»

Finalement, j’ai pondu un texte correct, que mon boss a probablement pris 30 secondes pour lire.

Quand j’ai parlé de cette anecdote à mon collègue Saoud quelques mois plus tard, il a fichtrement ri de ma gueule: «Bro! Tu pensais VRAIMENT qu’il s’attendait à ce que tu saches tout dès le premier jour?»

Morale de l'histoire: il ne faut pas avoir peur de passer pour le nigaud de service lorsqu’on pose des questions.

C’est pas mal plus idiot d’angoisser seul dans son coin pour rien.

 

Faire confiance à son intuition

Trop de fois je me suis retenu pour émettre une opinion pendant une rencontre ou pour proposer une idée parce que je me trouvais poche.

Dans bien des cas, je me faisais couper l’herbe sous le pied par un collègue qui brillait à ma place. 

Ça m’a pris bien du temps avant de le réaliser, mais se fier à son intuition, c’est souvent payant. Si on a été engagé, c’est qu’on mérite notre position et on ne devrait pas rabaisser nos compétences. 

Savoir mettre ses limites

C’est normal d’être vaillant et d’accepter tout ce que son supérieur demande pour prouver sa dévotion à son travail. Mais à un moment donné, il faut mettre ses limites et savoir dire non avant que notre qualité de vie prenne le bord et qu’on finisse par haïr notre job.

Établir des limites ne peut amener que du positif. Les (bons) patrons seront plus respectueux à votre égard et votre santé mentale vous dira merci.

C’est bien d’être modeste, mais ce n’est pas une raison pour diminuer ses bons coups

Dans ma vie personnelle, j’ai souvent du mal à dire merci quand je reçois des compliments. Au travail, c’est pareil.

Quand un collègue me félicite pour la qualité de mon contenu, j’ai tendance à répondre avec un «Ouin, t’sais, c’est correct. Mais je suis sûr que t’aurais pu faire mieux!», au lieu d’apprécier la reconnaissance.

Je vais faire un coach de vie zélé de moi-même: c’est important de prendre le crédit quand on le peut. Personne d’autre n’aurait pu faire ce (insérer ce que vous avez réalisé ici) comme vous!

Bref, s’autodonner une p’tite tape dans le dos, ça fait du bien des fois.

 

Accepter l’échec et passer à autre chose

On sait tous que l’erreur est humaine. Malheureusement, c’est aussi vrai pour l’échec.

À moins qu’on ait un ego surdimensionné à la Donald Trump et qu’on mette toujours la faute sur les autres, tout le monde a fait face à ce sentiment désagréable d’avoir merdé au moins une fois dans sa vie.

Dans le milieu professionnel, être incapable d’accomplir une tâche correctement peut être perçu comme la pire des catastrophes même si c’est rarement le cas.

Pour ma part, que ça soit un texte ou une vidéo qui ne pognait pas, l’échec me hantait pendant longtemps. Je me tapais sur la tête en me disant que j’aurais dû faire ceci ou cela différemment et que je ne méritais pas mon emploi.

C’est finalement ma blonde qui m’a ramené sur terre. «Oui c’est plate que ça l’ait pas fonctionné comme tu le pensais. Mais tu sauves pas des vies».

C’est vrai que dans le feu de l’action, ça peut être difficile de prendre du recul. Mais il vaut mieux dédramatiser le tout et passer à un autre appel. 

Croyez-moi, ça va bien aller.
 

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