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Centre de prévention de la radicalisation: donner priorité aux actions communautaires, plutôt qu’internationales

Centre de prévention de la radicalisation: donner priorité aux actions communautaires, plutôt qu’internationales
PHOTO AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

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MONTRÉAL – La Ville de Montréal a confirmé mercredi une aide financière de 975 000 $ au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, dont le mandat avait été réévalué après un examen par le contrôleur général de la Ville.

Le Centre, fondé en 2015, poursuivra ses activités, mais devra prioriser des actions bénéficiant à la communauté locale, a indiqué Rosannie Filato, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville. Les activités à l’international seront mieux encadrées, afin de s’assurer qu’elles sont utiles pour les Montréalais, a-t-elle expliqué.

«L’objectif sera désormais de miser sur des interventions ciblées et personnalisées pour les personnes à risque et leur entourage, soit celles qui n’iront pas forcément vers les institutions traditionnelles.» Par exemple, une ligne téléphonique est disponible pour des situations impliquant des personnes radicalisées ou en voie de l’être.

«On veut éviter les dédoublements», a ajouté Mme Filato, expliquant que l’organisme ne doit pas se supplanter aux acteurs institutionnels, tels les corps policiers.

La radicalisation, «c’est un enjeu qui nous préoccupe», a dit l'élue. «C’est la raison pour laquelle on a réitéré notre confiance envers le Centre. On a accordé un financement de 975 000 $ pour la prochaine année et demie.»

Cette somme, pour les années 2019 et 2020, s’ajoute aux 225 000 $ versés au printemps dernier. Le gouvernement du Québec, aussi un bailleur de fonds, contribuera également, selon Mme Filato, qui n’a pas précisé de montant.

Au printemps dernier, le Centre avait été au centre d’une polémique, après un rapport du contrôleur général de la Ville dans lequel des bonis au directeur et des prises de position d’un employé étaient critiqués. Une administration provisoire avait été mise en place, le temps de réévaluer le mandat de l’organisme.

Un nouveau conseil d’administration nommera un directeur cet automne. Jacques Savard assume la direction par intérim depuis le limogeage de son prédécesseur, Herman Deparice-Okomba.