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La grève des employés de soutien perturbe la rentrée à l'UQAM

La grève des employés de soutien perturbe la rentrée à l'UQAM
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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MONTRÉAL | Malgré ce qu’affirme la direction, la rentrée n’a toujours pas eu lieu pour des centaines d’étudiants de l’UQAM, dont les associations ont voté des mandats de grève pour soutenir le syndicat des employés de soutien.

Le Syndicat des employées et employés de l’UQAM (SEUQAM), sans convention collective depuis 2017, a commencé sa grève au début de la semaine. La présidente du syndicat Louisa Cordeiro a d’ailleurs annoncé mercredi qu’une troisième journée de grève se tiendrait jeudi. 

L’Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (ADEESE) et l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) ont décidé de soutenir les employés dans leurs revendications, et faisaient du piquetage mercredi pour s’assurer que les cours ne se tiendraient pas. 

«Les étudiants comprennent généralement bien les raisons de notre mandat de grève. C’était plus difficile [mardi] avec la première journée de classe, mais les étudiants ont somme toute été très respectueux en quittant les classes», a affirmé le secrétaire général de l’ADEESE, Charles-Antoine Goulet. 

Le 24 Heures a constaté en se rendant sur place mercredi après-midi que les cours n’avaient effectivement pas lieu. Or, sur le site web de l’UQAM, on peut lire que «les activités d’enseignement et de recherche se déroulent selon l’horaire prévu» malgré la grève. Un communiqué soutient également qu’«il ne s’agit pas d’une grève du personnel et que celui-ci doit se présenter en classe». 

En soirée, la direction a déploré le fait que le syndicat poursuive sa grève alors qu’une autre séance de négociation est prévue entre les deux parties. 

Réactions étudiantes

Les quelques étudiants qui se présentaient quand même à leurs cours mercredi le faisaient surtout par précaution. 

«Je comprends les motifs de la grève et je ne m’y oppose aucunement. Je prends un risque [en venant] au cas où le professeur donnerait un cours quand même», a expliqué une étudiante en première année au baccalauréat en éducation, qui souhaitait garder l’anonymat. 

Un étudiant de deuxième année au baccalauréat en géographie a pour sa part raconté qu’il venait de manquer un deuxième cours dans sa journée, et qu’il «était heureux que la grève se présente en début de session avant la tenue des examens». 

«Nous sommes contents que des étudiants nous appuient dans les démarches, parce que nous travaillons aussi pour les étudiants», a pour sa part mentionné Louisa Cordeiro du SEUQAM. 

Le mandat de grève voté par le SEUQAM est de cinq jours ouvrables et a été appuyé par 93% des membres.