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Rentrée culturelle: 25 artistes à surveiller cet automne

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C’est la rentrée culturelle de l’automne! Nos vedettes de la musique, du cinéma, de l’humour, de la télé, du théâtre, de la littérature et de la musique sont prêtes à nous présenter leurs nouvelles créations. Le Journal présente sa liste automnale des 25 personnalités d’ici qui devraient s’illustrer dans les prochains mois. Voici notre sélection.  

1. Céline Dion : tournée mondiale        

Photo WENN

Elle a fait tourner les têtes partout sur la planète cette année avec ses fringues. Céline Dion revient sur la sellette cet automne, mais cette fois-ci, l’attention sera portée vers sa musique. Le mystère plane toutefois sur ce qu’elle nous réserve.         

Trois mois après avoir tourné la page sur 16 ans de résidence à Las Vegas, Céline Dion entame ces jours-ci un nouveau chapitre de sa carrière, alors qu’elle partira, pour la première fois en dix ans, en tournée dans 66 villes nord-américaines jusqu’à avril 2020, et ensuite, en tournée mondiale.        

Aucun détail n’est connu pour l’instant sur le contenu du nouveau spectacle intitulé Courage, qui sera lancé mercredi 18 septembre au Centre Vidéotron, la première de neuf dates au Québec. Le montage est en cours à l’amphithéâtre de Québec et les répétitions officielles devraient commencer cette semaine.         

Plus d’une centaine de personnes gravitent autour de ce nouveau spectacle, dans lequel elle devrait retrouver 14 musiciens et trois choristes.        

Un nouvel album  

Céline Dion lancera plus tard cet automne son premier album en anglais depuis Loved Me Back To Life, paru il y a six ans.         

On ne sait que très peu de choses jusqu’à présent sur ce nouvel opus, si ce n’est qu’elle aurait collaboré avec David Guetta et Sia, une information qui avait été révélée en 2018.         

La chanteuse avait profité de son dernier spectacle à Las Vegas le 8 juin dernier pour dévoiler la pièce Flyin On My Own, une chanson dansante qui n’a pas été lancée officiellement comme extrait dans les radios.         

Est-ce que le nouveau chapitre qui s’ouvre sera à l’image de la flamboyante Céline, libre et transformée, qui se présente devant ses fans depuis trois ans? On le découvrira dans quelques jours.         

♦ Céline Dion sera en spectacle au Centre Vidéotron du 18 au 21 septembre, ainsi qu’au Centre Bell du 26 septembre au 5 octobre.  

♦ Elle lancera un nouvel album plus tard cet automne.  

 - Sandra Godin  

2. Xavier Dolan        

Photo AFP

Moins de deux mois après la sortie de Ma vie avec John F. Donovan, son premier film anglophone qui n’a pas obtenu le succès escompté, Xavier Dolan revient à la charge le 9 octobre avec Matthias & Maxime, le huitième long métrage de sa carrière. Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le film met en scène deux amis de longue date (joués par Dolan et Gabriel D’Almeida Freitas) qui développent des sentiments amoureux l’un pour l’autre après avoir échangé un baiser pour le tournage d’un court métrage.           

 - Maxime Demers  

  

3. Robert Lepage        

Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc

Il fallait être visionnaire, et ne pas manquer de détermination, pour défendre contre vents et marées le projet d’ériger un lieu de création et de diffusion de plusieurs dizaines de millions de dollars comme le Diamant­­­. Grâce à l’acharnement de Robert Lepage, un nouveau joyau apparaît cet automne dans le décor du Vieux-Québec. À tout seigneur, tout honneur, c’est une pièce de Lepage, Les sept branches de la rivière Ota, qui y brise actuellement la glace.         

 - Cédric Bélanger  

4. Maripier Morin : constamment en mouvement        

Courtoisie

Nous attrapons Maripier Morin au téléphone alors qu’elle s’apprête à défaire sa valise. De retour à Montréal après avoir passé une semaine en France, elle semble être aux anges d’avoir participé, en tant que membre du jury, au Festival du film francophone d’Angoulême. Une expérience qu’elle n’oubliera jamais, assure-t-elle. «C’était débile! Je ne savais pas à quel point j’allais avoir du fun, à quel point j’allais aimer mon rôle de jurée, à quel point j’allais bien m’entendre avec l’équipe... C’était une semaine de belles surprises en belles surprises.»  

Maripier Morin continuera à défaire ses bagages durant tout notre entretien. Toujours aussi candide, la jeune femme de 33 ans nous tiendra informé de chaque étape, y compris lorsqu’elle sera rendue au pliage de bobettes.        

«T’es pas game de mettre ça dans ton article!» lance-t-elle en riant.        

Femme de défis  

Maripier Morin peut bien lancer des défis aux autres, parce qu’elle s’en lance fréquemment. Et pas n’importe lesquels.         

Cet automne, en plus d’animer une grande émission de variétés à TVA (Studio G) et donner la réplique à Isabel Richer dans une série policière du Club illico (La faille), elle pilotera sa propre série documentaire d’immersion, Mais pourquoi? Dans cette proposition de Z qui prendra l’antenne en octobre, elle plongera au cœur d’univers qu’elle connaît peu, voire pas du tout, comme les compétitions de fitness. Elle posera aussi nue pour des artistes, fera congeler ses ovules et dévoilera son salaire annuel.        

«Je m’emballe vite, dit Maripier pour expliquer les raisons qui l’ont poussée à tourner cette série de 6 épisodes. Je fais : Ah oui, c’est malade! On fait ça! Pis une fois que j’ai les deux pieds dedans, je fais : Mais c’était quoi cette idée de...?»        

«Chaque fois que ma carrière va bien et que j’atteins un semblant de confort, je me dis : Ça serait le fun de faire autre chose! Quand j’ai fait le film de Denys Arcand (La chute de l’empire américain), je n’avais pas besoin d’aller me mettre en danger, mais instinctivement, j’avais l’impression que c’était la seule chose qu’il fallait que je fasse.»        

À son image  

Dans quelques semaines, Maripier Morin prendra les commandes de Studio G, le nouveau rendez-vous dominical de TVA. Elle décrit l’émission, conceptualisée avec l’équipe de Fair-Play, comme une «fête-surprise» qu’elle organise chaque semaine pour une personnalité différente du milieu artistique­­­.        

«On avait envie que ce soit un show à mon image, précise-t-elle. C’est un peu baveux, mais en même temps, c’est fait avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour. J’ai envie que les gens finissent leur dimanche sur une note positive, qu’ils aient ri, qu’ils aient l’impression d’avoir passé une soirée entre amis.»        

Droit devant  

Studio G arrive en ondes un an et demi après l’échec (relatif, puisque tout près d’un million de téléspectateurs étaient au rendez-vous), de Face au mur, cette adaptation d’un jeu américain, The Wall. Cette expérience ne semble pas avoir miné la confiance de Maripier Morin. «Je crois que c’était un bon show... surtout si on l’avait fait en format de 60 minutes. Mais je fais confiance à la vie. Si quelque chose ne revient pas, c’est parce qu’il y a autre chose qui m’attend. Il faut que je sois optimiste. Il faut que je regarde en avant.»        

La coupe  

Avant de laisser Maripier ranger sa valise jusqu’au prochain voyage (elle parle de retourner en France pour d’autres opportunités de carrière), une dernière question nous traverse l’esprit : qu’a-t-elle pensé des réactions à son nouveau look capillaire, adopté plus tôt cet été? Rarement une coupe de cheveux aura déclenché autant de passions.        

«Je suis toujours aussi étonnée par l’engouement du public pour des petites affaires. J’imagine que c’est parce que les gens sont curieux et qu’ils s’intéressent à moi. Mais, oui, je suis sous le choc!»        

 - Marc-André Lemieux  

5. Martin Michaud  

Photo Agence QMI, Pierre-Paul Poulin

Victor Lessard reprend du service, cinq ans après la publication de sa dernière enquête. Pour l’occasion, l’auteur Martin Michaud confrontera son héros à un obscur groupe armé d’extrême droite, mais également aux démons de son passé. Maintenant en librairie, Ghetto X sera l’intrigue de la troisième saison de Victor Lessard, attendue sur Club Illico le 24 octobre.        

- Bruno Lapointe  

  

6. Luc Dionne  

Photo Journal de Montréal, Chantal Poirier

Pour un quatrième automne consécutif, Luc Dionne continuera de capter notre attention du lundi au jeudi avec District 31. Après une troisième saison riche en rebondissements aussi imprévisibles que spectaculaires, le drame policier ne montre aucun signe de fatigue. Bien au contraire. Les premiers épisodes laissent présager de nouvelles intrigues haletantes et d’autres émotions en montagnes russes. En entrevue, Dionne indique qu’il n’a aucune envie de bourrer ses scénarios d’action simplement pour faire grimper les enchères. «Je sens juste le besoin de raconter une bonne histoire», déclare le prolifique auteur.       

- Marc-André Lemieux  

7. Vincent Leclerc : un acteur privilégié  

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

En entrevue au Journal, Vincent Leclerc raconte avoir passé un «été de privilégié». Cette expression prend tout son sens quand on regarde l’agenda du comédien.   

Au cours des derniers mois, Vincent Leclerc —a tourné dans quatre séries : Les pays d’en haut, Léo, Ruptures et Alerte Amber—. «J’ai enfilé quatre projets avec quatre univers complètement différents avec quatre rôles aux antipodes, résume l’acteur. C’est un été que j’espère revivre un jour...»       

Et dire qu’en 2015, les gens disaient qu’il risquait d’être cantonné à jouer des méchants pour l’éternité parce qu’il venait d’obtenir le rôle de Séraphin Poudrier...       

Vincent Leclerc n’a jamais pris ces mises en garde très au sérieux. Il avoue toutefois pousser un soupir de soulagement chaque fois qu’il décroche un nouveau contrat. «Quand on m’offre un nouveau personnage, je fais toujours des efforts pour arriver avec quelque chose de différent, pour m’éloigner de tout ce que j’ai fait avant... sans évidemment plaquer des affaires et partir dans l’excentricité. Mais pour l’allure du personnage, sa gestuelle, sa pose de voix... J’essaie consciemment de trouver quelque chose de nouveau à proposer.»       

Au revoir ou adieu?  

Durant notre entretien, Vincent Leclerc terminait le tournage des Pays d’en haut à Rawdon. Le lauréat d’un prix Gémeaux ignorait s’il devait dire au revoir ou adieu à ses collègues puisque Radio-Canada venait d’évoquer la possibilité d’accorder une sixième saison au drame d’époque, alors qu’en début d’année, le diffuseur parlait de boucler la boucle après cinq saisons.       

«Si c’est effectivement la fin, je suis extrêmement content de tout ce qu’on a fait», déclare Vincent Leclerc.       

«Si Les pays d’en haut reviennent, ça doit venir d’un désir scénaristique, poursuit le comédien. Il faut que l’auteur sente qu’il a encore quelque chose à dire. Ça devrait être tout le temps comme ça... surtout au Québec, où l’on se bat avec plein d’autres plateformes comme Netflix, Hulu et Amazon. Ça doit venir d’une histoire solide.»       

À hauteur d’homme  

Alors qu’on devra attendre quelques mois encore avant de pouvoir regarder Les pays d’en haut sur ICI Télé et Léo sur Club illico, on est à quelques jours seulement de retrouver Ruptures et d’attraper Alerte Amber, une nouvelle fiction de TVA dans laquelle Vincent Leclerc campe le père d’un jeune enfant autiste qui manque à l’appel.       

L’acteur qualifie la série de Julie Hivon de drame familial, mais également de drame policier, compte tenu de l’enquête qui progresse en parallèle.       

Quant aux attentes des téléspectateurs, il espère qu’elles seront comblées. «Une chose est sûre : on est tous satisfaits du travail qu’on a accompli. C’était des émotions fortes et chargées tout le temps.»       

«Ce que j’aime dans cette série, c’est qu’il n’y a pas de héros, poursuit le comédien. C’est pourquoi je pense qu’elle va rejoindre beaucoup de gens. Il y a un aspect à hauteur d’homme que j’aime beaucoup. C’est sans flafla.»       

- Marc-André Lemieux

8. France D’Amour  

Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc

Toujours aussi Vivante, France D’Amour renouera —avec ses racines rock cet automne— en lançant Le fil conducteur, son 13e opus attendu le 8 novembre. En entrevue au Journal plus tôt cet été, la chanteuse décrivait cette nouvelle offre comme étant celle «d’une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds»!        

- Bruno Lapointe  

9. Mariloup Wolfe  

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Très occupée depuis quelques années comme réalisatrice pour des séries télé (dont Ruptures et Hubert et Fanny), Mariloup Wolfe proposera dès le 1er novembre Jouliks, son second long métrage en tant que cinéaste, une adaptation de la pièce du même titre de l’actrice et auteure Marie-Christine Lê-Huu. Le film relate une histoire d’amour entre un homme et une femme, vue à travers les yeux de leur fille de sept ans.        

- Maxime Demers  

10. Anick Lemay : le retour  

Photo Agence QMI, Steve Madden

L’automne 2019 marquera le grand retour d’Anick Lemay devant les projecteurs, un an et demi après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein. Son personnage de Noémie Francœur réintègre L’Échappée, tandis qu’elle portera le chapeau de réalisatrice dans le documentaire Mont Tétons : un guide de survie. Un automne chargé après lequel elle souhaite tourner la page.  

Après être elle-même passée par les différentes étapes du cancer, Anick Lemay a eu cette idée de réaliser le documentaire qu’elle aurait voulu voir durant la maladie. Le film d’une heure sera diffusé le 30 septembre à MOI ET CIE.       

Pendant 22 jours, cet été, elle a accompagné cinq femmes à différents stades de la maladie, que ce soit au moment de l’annonce du diagnostic, de la chimiothérapie ou de la reconstruction mammaire.        

«Quand tu es malade, le pire, c’est quand tu ne sais pas où tu t’en vas. Une fois que tu le sais, ça dédramatise bien des affaires. C’est pour ça que je l’ai fait», dit-elle en entrevue au Journal.         

Passer à autre chose  

Après la promotion et la diffusion du documentaire, la comédienne de 48 ans souhaite tourner la page sur son cancer, considérant avoir fait «œuvre utile».        

«Je suis très fière du documentaire et je vais tout faire pour qu’il soit vu le plus possible, mais oui, après, je vais avoir donné. Parce que là, j’ai un peu fait le tour», laisse-t-elle tomber.        

Vivre publiquement un cancer, «c’est un peu lourd», finit-elle par avouer.        

«Au début, c’était rushant. Les gens venaient me parler et se mettaient à pleurer, c’était intense. Ça s’est calmé un peu, mais j’imagine que ça va revenir en force avec le documentaire. Je pense que j’ai un peu la face de l’espoir, j’incarne ça. Je sors un peu moins, parce que c’est vraiment très lourd et que je ne peux pas consoler tout le monde, même si c’est plein d’amour et c’est très gentil.»       

Plus de plaisir   

Anick Lemay a retrouvé en mai dernier le plateau de L’Échappée avec beaucoup de fébrilité et avec un plaisir renouvelé. «J’ai plus de plaisir qu’avant parce que je sais, plus que jamais, que je suis privilégiée. J’ai une espèce de liberté en jouant que j’avais perdue au fil des années», dit-elle.        

Son personnage de Noémie revient à Sainte-Alice, aussi présente à l’écran qu’elle l’était avant, avec quelques secrets dans sa poche. «Elle a une confiance en elle vraiment plus grande. Elle ne voudra plus retourner à L’Échappée et veut vivre une vie beaucoup plus terre-à-terre.»       

Les épreuves ont changé l’actrice qu’elle était. «Sûrement que ça nourrit autre chose, et j’ai hâte d’avoir d’autres rôles pour aller explorer cette palette-là.»       

Anick Lemay sera de retour dans la quatrième saison de L’Échappée, diffusé à TVA les lundis, 20 h, dès le 9 septembre.   

Le film documentaire Mont Tétons : un guide de survie sera diffusé le 30 septembre, sur MOI ET CIE, à 19 h.  

- Sandra Godin

  

11. Théodore Pellerin  

Courtoisie

L’acteur de 22 ans poursuit son irrésistible ascension en enfilant les projets à l’étranger, mais surtout, en donnant la réplique à Kirsten Dunst dans On Becoming a God in Central Florida, une série américaine du réseau Showtime. «C’est une comédie noire, très noire. Tous les personnages sont en état de crise», déclare le comédien, qui accumule les critiques favorables du Variety, TV Guide et Hollywood Reporter.        

- Marc-André Lemieux  

12. Roy Dupuis  

Photo courtoisie, Véronique Boncompagni

Sept ans après son dernier rôle régulier à la télévision, Roy Dupuis tiendra la vedette de Toute la vie, la nouvelle dramatique de Danielle Trottier attendue dès mardi sur les ondes de Radio-Canada. Aux côtés d’Hélène Bourgeois-Leclerc, le comédien prêtera ses traits à un psychoéducateur dans un établissement accueillant des adolescentes enceintes ou jeunes mamans.        

- Bruno Lapointe  

13. Martin Petit  

Photo courtoisie

Neuf ans après Le micro de feu, qui lui avait valu deux Olivier, Martin Petit est de retour avec un nouveau spectacle solo au titre encore brûlant, Pyroman. Il fera ses premières le 15 octobre (Olympia de Montréal) et le 11 novembre (Salle Albert-Rousseau de Québec).        

- Raphaël Gendron-Martin  

14. Julien Lacroix : premier spectacle  

Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Julien Lacroix connaîtra un automne qu’il ne risque pas d’oublier. Après plus d’un an de rodage, et quelque 130 spectacles à travers le Québec, l’humoriste de 26 ans vivra enfin la rentrée de son tout premier spectacle solo, Jusqu’ici tout va bien.   

Julien Lacroix est un perfectionniste. Au lieu de lancer rapidement un spectacle pour profiter de sa nouvelle popularité, l’humoriste s’est plutôt évertué à peaufiner sa création le plus possible avant de la présenter officiellement au public et aux médias.       

En plus des dizaines de spectacles présentés dans différentes salles de la province, le comique a cumulé les apparitions dans plusieurs soirées d’humour, dont les populaires montréalaises du Bordel et du Terminal. «J’ai joué comme un malade! lance-t-il. Je me suis arrangé pour que le spectacle entre au quart de tour. J’ai joué et joué. Je pense que ça m’a servi à aller plus loin.»       

Dans cette première proposition, Julien Lacroix parlera notamment «des familles fuckées», d’alcool au volant, des handicapés, «des gars ensemble qui deviennent tarés» et «du fait que je ne sais pas si je suis gai ou non».       

«Je me suis arrangé pour que ce soit toutes des affaires pertinentes que j’avais envie de dire, indique-t-il. En rodant dans les bars, ça m’a forcé à garder le monde à vif. Et après, j’étais content de transposer le même matériel en salle. Ce n’est pas trash ou cru de façon gratuite. Mais je pousse des affaires plus loin, et ça passe.»       

Nombreux projets  

Même s’il est souvent associé à un public plus jeune, Julien Lacroix a été agréablement surpris de voir qu’il attirait des spectateurs plus âgés et que ceux-ci avaient tout autant de plaisir. «Souvent, les parents viennent avec leur enfant. Et pendant le spectacle, je vois que l’enfant comprend un peu, mais c’est le parent qui tripe. L’autre jour, il y avait trois couples dans la soixantaine et ils ont ri tout le long.»       

Très prolifique, Julien Lacroix a dû retarder la première de son spectacle, car il a enchaîné les projets d’écriture ces derniers mois. «J’ai écrit un film (Mon ami Walid), une websérie (Les Prodiges, saisons 1 et 2), une série (Projet 2000) et un gala Juste pour rire ! J’étais stressé pour le spectacle, mais je suis vraiment fier aujourd’hui.»       

Julien Lacroix présentera Jusqu’ici tout va bien les 23 et 24 septembre, au Monument-National de Montréal, et les 1er et 2 octobre, à la Salle Albert-Rousseau de Québec. Pour toutes les dates : julienlacroix.ca.  

Raphaël Gendron-Martin  

15. Yannick De Martino  

Photo Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

Connu pour son humour décalé, Yannick De Martino proposera son premier spectacle solo officiel cet automne, Les dalmatiens sont énormes en campagne. Faisant maintenant partie de l’équipe de KO Scène, l’humoriste joue aussi dans la populaire émission Like-moi, à Télé-Québec.         

- Raphaël Gendron-Martin  

16. Pénélope McQuade  

Photo courtoisie, Marianne Deschênes

Après 25 ans de carrière, la populaire animatrice entame un nouveau chapitre en pilotant sa propre émission de radio éponyme les avant-midi à ICI Première, succédant à Catherine Perrin, qui occupait cette case horaire avec Médium large depuis 2011. «Il y a 10 ans, je n’aurais jamais pu imaginer qu’on allait continuer à m’offrir, à presque 49 ans, des défis aussi tripants», confie celle qui tiendra également les commandes de Faites-moi rire! les vendredis soirs à ICI Radio-Canada Télé.         

- Marc-André Lemieux  

17. Andrée A. Michaud   

Photo courtoisie

Cinq ans après la parution de Bondrée, un polar qui lui a permis de remporter plusieurs prix dans le monde, la romancière québécoise Andrée A. Michaud lancera dans quelques jours un nouveau livre intitulé Tempêtes, que son éditeur présente comme son roman le plus noir à ce jour.        

- Maxime Demers  

18. Émile Bilodeau : fier souverainiste  

Photo courtoisie, Le Petit Russe

Sa profession de foi souverainiste le place à contre-courant dans le paysage musical québécois grandement dépolitisé de 2019. Qu’importe, pas question pour Émile Bilodeau de mettre ses idées de côté. Encore moins en vue de la parution prochaine de son second album, au mois d’octobre.  

Émile Bilodeau a débarqué dans nos vies comme une tornade, il y a trois ans, à tout juste 20 ans, avec son étonnant premier album Rites de passage et son succès de type ver d’oreille, J’en ai plein mon cass.  

Sa fougue, son folk mélodique et entraînant de même que son sens ahurissant de la poésie en ont rapidement fait le chouchou du public, qui s’est mis à remplir ses salles les unes après les autres.       

Émile Bilodeau s’est aussi démarqué en criant haut et fort son désir que le Québec devienne un pays, à l’exemple de ses idoles Paul Piché et Dédé Fortin. Un discours peu commun parmi les artistes de son âge.       

Trois ans plus tard, il continue d’espérer et aussi de défendre sa langue maternelle, comme en fait foi Candy, premier extrait de son second opus. «Jamais nous nous mettrons à genoux. Whatever you tell us to do», y chante Bilodeau.       

«À partir du moment où on entretient l’idée [de la souveraineté], même si le courant n’est pas de notre bord, ça lui permet de survivre. Ça prend des gens qui sont prêts à la porter, peu importe le temps qu’il fait dehors», explique-t-il en entrevue avec Le Journal.       

Sans répit  

À part un voyage de deux semaines en Catalogne prochainement (une destination qui n’a rien d’anodin pour un indépendantiste), Émile Bilodeau ne prend pas de répit. Après avoir achevé tout récemment la tournée Rites de passage, il lancera une nouvelle chanson, se cherchera une nouvelle musicienne, fera le lancement du nouvel album au début octobre, avant de reprendre la route avec son nouveau spectacle quelques jours plus tard.       

Pas de pause? Pas de problème, répond le jeune homme. «Ce sont de beaux défis», clame-t-il.       

De ses premiers pas dans le métier, Bilodeau retient qu’il lui a fallu appren-dre à gérer la routine – «développer des trucs de continuité» – afin de garder le même niveau d’enthousiasme à chanter les mêmes chansons tous les soirs.       

«C’est une question d’amour et de respect des tounes qui me permettent de vivre de mon art. Je vais aussi chercher beaucoup de plaisir à regarder les visages des gens qui ne les chantent pas tous les jours. Voir de jeunes enfants chanter J’en ai plein mon cass à tue-tête dans les concerts, ça me donne vraiment envie de la chanter comme si c’était la première fois.»        

Le nouvel album d’Émile Bilodeau, dont le titre n’a pas encore été annoncé, paraîtra le 4 octobre.  

- Cédric Bélanger  

19. Maxim Martin : en solo  

Photo courtoisie

Maxim Martin savait que le titre de son nouveau spectacle, Fuckoff, ferait réagir. Mais l’humoriste, qui fêtera ses 50 ans le 23 septembre, tient à le préciser : «Ce ne sera pas une crise d’adolescence d’une heure et quart!»   

Maxim Martin a rarement été aussi heureux. Fêtant ses 30 ans de carrière, l’humoriste cumule les projets (spectacle, radio, télé) qui le rendent très occupé. «Ç’a été un printemps débile!» reconnaît-il.       

Et tout dernièrement, alors qu’il terminait le rodage de son nouveau one-man-show, il a entrepris sa première compétition de l’impressionnant Ironman (3,8 km de nage, 180,2 km de vélo et 42,195 km de course), à Mont-Tremblant. «Ça m’a pris 13 heures. C’était comme un pèlerinage. Ç’a été le trip d’une vie!»      

Cet automne, Maxim Martin retournera parcourir le Québec pour présenter ses nouvelles blagues. «Le spectacle est prêt à 85 % en ce moment, dit-il. Je vais avoir fait entre 35 et 40 shows de rodage au moment de la première, en octobre.»      

Après avoir vécu ces 30 ans dans la concurrence de son milieu, Maxim Martin a appris à lâcher prise, ces dernières années. «Je pars en tournée avec plus de légèreté, dit-il. J’ai hâte d’aller voir les nouveaux spectacles de Julien Lacroix et Martin Petit, cet automne.»      

En plus de la scène, l’humoriste sera de retour à la barre de l’émission radiophonique Ça rentre au poste, en compagnie de Sébastien Trudel et Marie-Claude Savard, du lundi au vendredi de 15 h à 18 h, sur les ondes d’Énergie 94,3.       

«Avec une quotidienne de radio, les gens apprennent à te connaître pour de vrai», observe-t-il.       

Avec sa fille  

Depuis quelques jours, on peut aussi le voir dans la nouvelle saison de Max et Livia, en compagnie de sa fille de 18 ans, à VRAK. «Nous saurons assez rapidement si nous ferons une quatrième saison», dit le comique qui prévoit déjà d’autres projets avec sa fille.      

«Nous avons eu beaucoup de plaisir à animer un talk-show ensemble à Juste pour rire, cet été. Ma fille m’a dit qu’elle aimerait faire un duo avec moi sur scène. On verra!»      

Parce qu’il sera très occupé cet automne, l’humoriste ne fera plus sa chronique hebdomadaire dans les pages du Journal. «Je l’aurai fait pendant cinq ans, presque jour pour jour, dit-il. J’ai beaucoup aimé ça. C’était l’un de mes rêves de carrière.»      

Maxim Martin présentera son spectacle Fuckoff les 29 et 30 octobre, au Monument-National de Montréal, et les 6 et 7 novembre, à l’Impérial Bell de Québec. Pour toutes les dates : maximmartin.com.  

Maxim Martin présentera son cinquième spectacle solo, Fuckoff.  

- Raphaël Gendron-Martin

20. Julie Perreault : de retour au cinéma  

Courtoisie

En plus de reprendre son personnage de Brigitte Francœur dans la quatrième saison de la série télé L’Échappée, Julie Perreault renouera avec le cinéma cet automne en jouant aux côtés de sa bonne amie Magalie Lépine-Blondeau, dans la comédie dramatique Merci pour tout.  

En entrevue au Journal, Julie Perreault évoque avec beaucoup de bonheur le tournage de Merci pour tout, une comédie réalisée par Louise Archambault (Gabrielle, Il pleuvait des oiseaux) d’après un scénario d’Isabelle Langlois (Lâcher prise, Rumeurs). Non seulement ce projet a permis à l’actrice de 43 ans d’obtenir son premier grand rôle au cinéma depuis Le Mirage, en 2015, mais il a aussi fait naître une grande amitié avec sa partenaire de jeu, Magalie Lépine-Blondeau.       

«Magalie et moi, on s’était souvent croisées dans le passé sur différents projets, mais on n’avait jamais vraiment eu la chance de travailler ensemble», révèle Julie Perreault en entrevue au Journal.       

«Quand Louise Archambault nous a proposé les rôles principaux de son film, on a donc voulu passer du temps ensemble avant le tournage. On est allées en voyage à New York ensemble, on est allées prendre des verres ensemble. Cela nous a permis d’apprendre à nous connaître et je dirais même qu’il y a eu quelque chose de très fort et de très fusionnel qui s’est développé entre nous. J’ai trouvé ça très étonnant de ma part, parce que je suis quelqu’un d’assez pudique en général. Mais avec elle, je me suis dévoilée très facilement et on est devenues de très grandes complices. Je n’ai pas encore vu le film, mais je suis sûre que la complicité qu’on a développée avant le tournage bonifie le film.»      

«Un feel good movie»  

Dans Merci pour tout, Julie Perreault et Magalie Lépine-Blondeau se glissent dans la peau de deux sœurs, en froid depuis un an, qui doivent partir ensemble aux Îles-de-la-Madeleine pour répandre les cendres de leur père qui vient de mourir.        

«C’est vraiment une comédie dramatique, précise Julie Perreault. Il n’y a pas de punchline, mais la drôlerie vient des situations et du fait que ces deux filles-là se retrouvent ensemble dans une voiture et qu’il leur arrive toutes sortes de choses. On s’est vraiment amusées à tourner le film. C’est drôle et léger ; un vrai feel good movie.»      

D’ici la sortie de Merci pour tout, à Noël, Julie Perreault sera de retour au petit écran dans la quatrième saison du téléroman L’Échappée qui reprend l’antenne à TVA lundi soir à 20 h. Sans vouloir révéler les intrigues qui alimenteront cette nouvelle saison, l’actrice assure que les prochains épisodes seront riches en émotions.       

«On va voir des histoires d’amour, de la tendresse, de belles amitiés et le retour du personnage d’Anick (Lemay) qui est rempli de douceur. Mais comme depuis le début de L’Échappée, il y aura aussi beaucoup de drames!» lance-t-elle en riant.       

Le film Merci pour tout prendra l’affiche le 25 décembre.   

La quatrième saison de L’Échappée sera diffusée à TVA à compter du 9 septembre.   

- Maxime Demers

21. Sylvie Drapeau : «Tout vient du fleuve»  

Photo courtoisie, Angelo Barsetti

Sylvie Drapeau a toujours su que l’histoire – tragique – de sa famille allait un jour être racontée. Et pas par n’importe qui. Après avoir elle-même posé sur papier les événements de son passé, la comédienne les portera sur la scène du TNM cet automne avec Fleuve.  

«Tout vient de là. Tout vient du fleuve», annonce Sylvie Drapeau en entretien avec Le Journal.       

Ce fleuve, c’est celui où son frère aîné, Roch, s’est noyé il y a plus de 50 ans, sous les yeux impuissants de sa famille. La tragédie a laissé des cicatrices que le temps n’a pas réussi à effacer, transformant – déroutant? – le destin de la comédienne et de ses proches.       

«Est-ce que notre vie aurait suivi le même cours si on n’avait pas perdu mon frère Roch quand j’avais cinq ans? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que cette noyade a été un élément déclencheur», avance Sylvie Drapeau.       

Cette noyade n’a été en effet que le premier grand drame ayant secoué la famille Drapeau. Plus tard, la comédienne a perdu sa mère, un autre frère, puis une sœur. Ces quatre deuils, lourds à porter, ont été revisités dans autant de romans, tous parus à intervalles réguliers au cours des quatre dernières années.       

Il aura fallu temps et courage pour que la comédienne ose mettre la main à la plume pour partager ces histoires familiales. L’exercice a débuté il y a près de 10 ans, lors d’une pause professionnelle imposée par un burnout. Bien que difficile au départ, cet arrêt aura finalement été bénéfique pour elle.       

«Je n’avais jamais osé me décrire comme une auteure avant. Mais un burnout, c’est quelque chose qui nous transforme profondément. Après avoir connu une telle chute, je me suis dit que je n’avais plus rien à perdre. Alors je me suis lancée», dit Sylvie Drapeau.       

C’est ainsi qu’est né Le Fleuve, son tout premier roman. Puis les tomes subséquents ont suivi : Le Ciel, L’Enfer et La Terre.       

Quatre romans, un spectacle  

Ces quatre pans de l’histoire de Sylvie Drapeau seront maintenant réunis non seulement à l’intérieur d’un coffret qui sera lancé dans quelques jours, mais également sur scène. C’est sur l’invitation de la metteuse en scène Angela Konrad que Sylvie Drapeau a elle-même adapté ses écrits pour le théâtre, créant ainsi le spectacle Fleuve, présenté dès novembre au Théâtre du Nouveau Monde.       

Évidemment, le médium sera bien différent. Mais la forme du récit, elle, demeurera semblable. Plutôt que de recréer les événements du passé, ils seront relatés par une narratrice, omniprésente, comme dans les romans.       

Ce rôle a toutefois été scindé en trois incarnations bien distinctes. Les jeunes comédiennes Alice Bouchard et Marion Vigneault, en alternance, deviendront la petite, celle qui n’était qu’une gamine lorsqu’elle a vu son frère périr dans les eaux de la Côte-Nord. Puis, Karelle Tremblay incarnera la jeune femme, un peu plus âgée, tandis que Sylvie Drapeau sera la femme, soit la plus mûre des narratrices.       

Alors, à quoi s’attendre--- de ce Fleuve, préparé pour la scène ? Sachant qu’il s’articule autour de quatre deuils, certains pourraient redouter un spectacle glauque, voire lourd. Mais Sylvie Drapeau se fait rassurante à ce propos. «C’est une réflexion sur l’amour et sur les liens familiaux, plutôt que sur la mort», promet-elle.       

Fleuve sera présenté du 12 novembre au 7 décembre au TNM.   

Le coffret réunissant les quatre romans ayant inspiré le spectacle sera lancé mercredi.   

- Bruno Lapointe

22. Patrick Masbourian : le calme après la tempête  

Photo courtoisie, Sam Ravenelle

Patrick Masbourian a traversé une période difficile au printemps, après avoir annoncé qu’il prendrait les commandes du nouveau rendez-vous matinal d’ICI Première. En entrevue au Journal, l’animateur raconte comment le rêve s’est transformé en cauchemar.   

Mardi 7 mai 2019. Patrick Masbourian se souvient de l’état d’euphorie dans lequel il s’est retrouvé au moment de révéler qu’il avait décroché l’un des micros de radio les plus convoités au pays. La nouvelle a reçu un accueil favorable. Les messages de félicitations ont afflué. Le successeur d’Alain Gravel était au septième ciel.      

Les choses ont toutefois tourné au vinaigre quand Masbourian et Dominique Depatie, sa réalisatrice, ont commencé à travailler activement au développement de l’émission. Cette étape s’est immédiatement annoncée ardue, notamment côté casting. Le tandem a aussi frappé un mur en voulant réinventer la formule de A à Z.      

«Au départ, on s’est dit : “On flush tout !” Mais on s’est rendu compte qu’il fallait garder plein d’affaires, comme la météo, la circulation, la revue de presse... On était allés tellement loin dans nos idées qu’en revenant en arrière, on avait l’impression qu’on faisait exactement la même chose que tout le monde.»      

Patrick Masbourian parle de «reality check» aux allures de désillusionnement. «Du jour au lendemain, je n’étais plus dans mon rêve d’être morning man à Radio-Canada. La réalité m’avait rattrapé. Ça m’a comme un peu fâché. J’étais en crisse. J’étais de mauvaise humeur. Ça s’est répercuté au travail et chez moi.»      

Père de quatre enfants, dont un d’une dizaine de mois, Patrick Masbourian est ensuite entré dans une phase qu’il qualifie de dépressive. «J’étais vraiment down. Je remettais presque tout en question. C’était comme : “Pourquoi j’ai accepté ça? C’est sûr que ça rate. C’est sûr que ça brise mon couple...” Je commençais à avoir peur.»      

Vacances salutaires  

C’est dans cet état d’esprit négatif que Patrick Masbourian est parti en vacances. Les choses loin d’être placées, l’animateur s’attendait à passer un congé mouvementé, mais finalement, le soleil a réussi à percer les nuages.      

«On s’est acheté une vieille roulotte des années 1990 et, avec les enfants, on est partis en camping. Et après, on est allés à l’île d’Anticosti. Il n’y a pas de meilleur endroit pour décrocher. Pas de téléphone. Pas d’internet. C’était génial.»      

C’est ainsi que Patrick Masbourian est retourné au travail de bonne humeur et reposé. Son équipe s’étant chargée de dénouer les nœuds, l’animateur était «étrangement calme et cool» à quelques jours d’amorcer son plus grand défi en carrière, notamment entouré d’Isabelle Craig, Meeker Guerrier, Eugénie Lépine-Blondeau et Hugo Lavoie. «J’ai choisi des gens avec beaucoup de caractère. Je veux des interactions. Ce n’est pas quelque chose qu’on a beaucoup travaillé au cours des dernières années.»      

Patience  

D’abord homme de télé, Patrick Masbourian a fait son petit bonhomme de chemin à ICI Première pendant 13 ans avant d’atterrir aux commandes de Tout un matin. En route, celui qui avait été révélé par l’émission La course Europe-Asie en 1990 a piloté Les éclaireurs, La route des 20 et PM, en plus de tenir les rênes de Gravel le matin pendant trois étés.      

«Ça n’a pas été facile pour moi, faire ma place à Radio-Canada. Ça m’a demandé beaucoup de patience. La radio, ce n’est pas un média facile, non plus. Quand ça marche pas, c’est : “Ciao, bye!” Ça peut être brutal.»      

«Quand j’ai perdu mon gros show à cause des coupes en 2009, j’ai dû recommencer avec quelque chose de plus petit. À travers tout ça, j’ai appris l’humilité nécessaire pour pratiquer ce métier. J’ai travaillé mon aisance en ondes, ma personnalité... Quand tu embrasses un métier, tu acceptes de t’accrocher au mât du bateau pour traverser les tempêtes. Et des tempêtes, j’en ai connu, mais j’ai persévéré.»      

- Marc-André Lemieux

23. Rosalie Vaillancourt   

Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Diplômée de l’École nationale de l’humour en 2015, Rosalie Vaillancourt lance déjà Enfant roi, son premier one woman show, cet automne. Très active sur le web, la jeune humoriste de 26 ans a été vue sur plusieurs tribunes ces dernières années, dont l’émission Conseils de famille à Télé-Québec.      

- Raphaël Gendron-Martin  

24. Évelyne Brochu  

Photo Agence QMI, Joël Lemay

L’actrice jonglera entre le jeu et la musique, cet automne. Elle a décroché un rôle dans la série de Canal+, en France, Paris police 1900, dont le tournage s’est amorcé en juillet. Et le 20 septembre, elle lancera son premier album, Objets perdus, écrit, composé et réalisé par Félix Dyotte.       

- Raphaël Gendron-Martin  

25. Alexandre Da Costa : un «feu roulant»  

Chantal Poirier / JdeM

«C’est fou. C’est complètement fabuleux... mais c’est fou», laisse tomber Alexandre Da Costa en jetant un coup d’œil à son calendrier des prochains mois. Ce «feu roulant» le mènera de Longueuil à Sydney, en passant par Montréal, Bogota, Nuremberg et le Colorado d’ici la fin de l’année.  

Alexandre Da Costa est un homme occupé. Ça, il y est habitué. À titre d’exemple, l’été dernier, il s’est adonné à un véritable marathon musical, enchaînant 22 concerts en 30 jours. Et la rentrée ne fait pas exception à cette règle ; d’ailleurs, au moment de la publication de ce texte, le violoniste aura posé ses pénates à Bogota, en Colombie, porté par la tournée accompagnant son album Stradivarius à l’opéra II : Wagner, déposé dans les bacs l’hiver dernier.       

Son retour à Montréal, prévu à la fin du mois, ne sera pas de tout repos non plus, puisqu’il coïncidera avec l’aboutissement de deux projets dont il rêve depuis un bon moment déjà.       

«J’ai l’impression d’arriver au bout de l’entonnoir, de voir se concrétiser plusieurs projets que je prépare depuis des années. C’est énormément de travail, mais c’est grisant», avance le violoniste, en entretien au Journal le mois dernier.       

Album et concerts  

En octobre, Alexandre Da Costa donnera d’abord son premier concert en compagnie de l’Orchestre symphonique de Longueuil, dont il est devenu le directeur artistique et chef attitré en début d’année. Cette prestation, symbole d’un grand accomplissement pour le violoniste, servira à donner le coup d’envoi de la nouvelle saison de l’ensemble musical. Le mot d’ordre : démocratiser la musique classique.       

«Je veux que les gens cessent de voir les concerts classiques comme des événements guindés et réservés à une seule classe de spectateurs», soutient-il.       

Puis, la semaine suivante, le musicien lancera en grande pompe Stradivarius BaROCK, disque auquel il consacre temps et énergie depuis maintenant deux ans. Sur cet album – le 27e de sa carrière – le violoniste juxta-pose pour la première fois ses airs à des voix, empruntées à des artistes tels que Bruno Pelletier, Mario Pelchat, Gregory Charles et Giorgia Fumanti.       

Mais plutôt que d’articuler ce projet autour de succès de ses chanteurs invités, Alexandre Da Costa a choisi de revisiter à la sauce rock, jazz ou boogie différents airs classiques empruntés aux grands compositeurs de la trempe de Bach, Pachelbel et Vivaldi, pour ensuite y ajouter des voix actuelles.       

Des exemples? La célébrissime Cantate de Bach accompagnera un poème écrit expressément pour l’occasion par Richard Desjardins, interprété par Bruno Pelletier. Pour sa part, Mario Pelchat profitera de l’occasion pour livrer un hommage à la regrettée Maurane, sur un fond de musique classique.       

Stradivarius BaROCK servira également de carburant à une nouvelle tournée, attendue sur les scènes de la province cet automne. Certains artistes pourraient exceptionnellement le rejoindre sur scène à différentes occasions selon leurs disponibilités, mais Alexandre Da Costa ne manquera pas de morceaux à offrir en solo. Des pièces empruntées aux répertoires de Queen, Jimi Hendrix, Leonard Cohen et Pink Floyd sont déjà prévues au programme.       

La saison 2019-2020 de l’OSDL sera lancée le 3 octobre avec le concert Le sommet des chefs, présenté au Théâtre de la ville, à Longueuil.   

L’album Stradivarius BaROCK sera sur le marché le 4 octobre.  

La tournée Stradivarius BaROCK débutera le 10 octobre à la Place des arts de Montréal.   

- Bruno Lapointe