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L’entente de principe entre la SÉPAQ et ses syndiqués rejetée

Les employés ont dit non à la proposition à près de 60 %

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Les syndiqués de la Sépaq ont finalement rejeté, mercredi, l’entente de principe qui était intervenue entre leurs représentants et l’employeur en juillet dernier et qui avait permis d’éviter une grève majeure durant les vacances.

Les quelque 2000 employés représentés par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ont rejeté à près de 60 % l’entente proposée.

Le président général du SFPQ explique que c’est principalement contre l’aspect monétaire que ses membres en ont. « C’est le principal point qui est revenu à travers toutes nos accréditations, c’est vraiment le volet monétaire qui transcendait », explique Christian Daigle.

De son côté, la direction de la Sépaq s’est dite déçue par ce dénouement.

« C’est sûr que la première réaction, c’est de la déception. On avait mis beaucoup d’efforts à en arriver à une entente de principe in extremis, une entente qui avait été qualifiée de satisfaisante par le syndicat », souligne Simon Boivin, porte-parole de la Sépaq.

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Reprise des négos

Le SFPQ prévoit maintenant retourner à la table à dessin pour tenter de trouver un terrain d’entente. « On détermine ce qui a achoppé, pourquoi les gens ont dit non. On va aussi déterminer les étapes à venir », indique Christian Daigle.

Si jamais les négociations devaient encore s’étirer, le syndicat n’écarte pas l’idée de reprendre la grève. Les mandats en ce sens sont d’ailleurs toujours valides, mais il n’y a pas urgence d’en arriver là, assure-t-on.

« Le but, ce n’est pas de faire des moyens de pression, le but, c’est d’arriver à une entente négociée et qui va faire l’affaire des gens qu’on représente », martèle M. Daigle, qui salue la volonté de la Sépaq à retourner négocier.

L’organisme public précise toutefois que les demandes ne pourront être exagérées. « On réitère que l’entente devra s’inscrire dans la capacité de payer de la Sépaq et dans les paramètres gouvernementaux », note Simon Boivin.