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Impact : «Les partisans ont le droit de manifester»

Evan Bush espère néanmoins que les amateurs se rangeront derrière l’équipe pour la fin de la saison

Impact footgolf
Photo Chantal Poirier Des membres de l’organisation, dont Evan Bush (photo) et Patrice Bernier, ont participé, hier, à L’Île-Bizard, au tournoi annuel de footgolf de la Fondation de l’Impact de Montréal.

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Les joueurs de l’Impact étaient réunis au club de golf Saint-Raphaël de L’Île-Bizard, hier, pour participer au tournoi annuel de footgolf de la Fondation de l’Impact de Montréal.  

La Fondation a déjà permis de construire deux mini-terrains dans des quartiers défavorisés de Montréal.  

Mais malgré le ton enjoué de la journée, c’était tout de même la soirée de samedi qui continuait de flotter dans l’air.  

Les partisans n’ont pas digéré la défaite de 3 à 0 contre D.C. United devant un Stade Saputo presque plein et ils ne se sont pas gênés pour le faire savoir en huant l’équipe copieusement.  

Il faut dire que l’équipe n’a qu’une seule victoire à ses six derniers matchs et qu’elle se retrouve au 8e rang dans l’Est, alors qu’une victoire lui aurait donné la 5e place.  

Les joueurs sont humains et on a peut-être tendance à l’oublier parfois. Mais ils comprennent très bien la frustration des partisans.  

Normal  

«Bien sûr, les partisans ont le droit de manifester, a commencé Evan Bush. Quand tu perds 3 à 0 à la mi-temps d’un match important à la maison, on s’attend à ça. Nous n’étions pas satisfaits comme joueurs, c’est normal que les partisans ne l’étaient pas non plus.  

«C’est correct, mais en même temps, nous avons besoin de leur soutien dans le sprint final, a poursuivi le gardien. Nous travaillons extrêmement fort, même si ça ne paraît pas tout le temps sur le terrain.»  

Le président du club, Kevin Gilmore, était également sur place, mais il a décliné une demande d’entrevue, ne voulant pas faire d’ombrage à l’événement caritatif.  

Cette séquence difficile de l’équipe sur le terrain tombe plutôt mal puisqu’elle survient en pleine campagne de renouvellement d’abonnement de saison et que plusieurs détenteurs d’abonnements ont manifesté le désir, sur Twitter, de ne pas se réabonner.  

Bernier comprend 

Patrice Bernier
Photo Chantal Poirier
Patrice Bernier

Patrice Bernier, qui est entraîneur adjoint de Wilmer Cabrera depuis seulement deux semaines, vit sûrement intensément ce gros passage à vide de l’équipe.  

Il l’a vécu quand il était joueur et comme il n’est à la retraite que depuis un an et demi, c’est encore frais à son esprit. Il avoue qu’il n’a pas aimé voir des partisans échanger énergiquement avec Samuel Piette au terme du match de samedi.  

«On n’aime pas voir ça, tout le monde est dans l’émotion, les joueurs les premiers. Ça s’est bien réglé sur les réseaux sociaux d’après ce que j’ai pu voir», a noté l’ancien capitaine de l’Impact.  

Piette, qui portait justement le brassard de capitaine samedi, a rédigé une lettre qu’il a diffusée sur les réseaux sociaux pour expliquer son point de vue.  

Un partisan  

Bernier a rappelé que même s’il fait désormais partie du personnel technique de la première équipe, sa perspective ne change pas tellement pendant un match.  

«Avant tout, je suis un partisan comme tout le monde et je n’aime pas ça [quand ça va mal], je veux que l’équipe performe.  

«Je suis le premier à le dire que l’équipe n’a pas bien performé et il faut prendre cette leçon pour qu’on soit performants pour le prochain match contre Cincinnati.»  

Bernier est revenu sur l’importance que les partisans se rangent derrière l’équipe en temps troubles.  

«On a besoin du 12e joueur, tout le monde a droit à sa critique, j’ai joué, je le comprends. Mais pour le prochain match, on a besoin de positif.»