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Patrick Levels: une acquisition payante pour les Alouettes

Le secondeur Patrick Levels s’affirme depuis le début de la saison

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Photo d’archives

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Au cours de son règne au poste de directeur général des Alouettes, Kavis Reed a beaucoup été critiqué pour ses décisions football. Toutefois, il a aussi réussi de bons coups. Parmi ceux-ci, il y a l’embauche du secondeur Patrick Levels sur le marché des joueurs autonomes en février dernier. 

Depuis le début de la saison, l’Américain de 25 ans a complété 57 plaqués en plus de trois sacs. Il s’agit déjà de la meilleure saison de sa carrière. Et ce n’est pas fini. 

Avec Chris Ackie et Henoc 

Muamba, il forme l’un des meilleurs trios de secondeurs de la Ligue canadienne depuis le début de la campagne. 

«J’adore Patrick Levels, a indiqué l’entraîneur-chef Khari Jones. C’est un joueur excitant qui réalise de gros jeux en défensive. 

Il aime bien faire savoir à l’adversaire qu’il fait de gros plaqués. Ça ne le dérange pas d’utiliser ses épaules et sa grande gueule pour déranger. Patrick parle beaucoup, mais il est capable de livrer la marchandise par la suite. C’est une attitude que j’aime bien chez un joueur.» 

Dans l’organigramme des Alouettes, Levels remplace Chip Cox au poste de secondeur du côté large du terrain. Une position qui n’est pas toujours évidente à couvrir. Le joueur doit être rapide en plus d’être efficace dans l’exécution de ses plaqués. Levels possède ses deux atouts dans son coffre à outils. 

«Je ne jouerai jamais comme lui (Cox), a précisé Patrick Levels lorsque rencontré après l’entraînement mercredi. J’apporte quelque chose de différent à la table. Je respecte Cox pour sa brillante carrière dans la LCF et les amateurs se souviendront toujours de lui.» 

Un vrai leader 

Lorsqu’on regarde un match des Alouettes, on voit souvent Levels exécuter des jeux importants pour la défensive. Par contre, on l’aperçoit aussi sur les lignes de côté en train d’encourager ses coéquipiers des autres unités et de les féliciter pour leurs bons coups. 

«En faisant cela, je veux surtout apporter une attitude positive à l’équipe, a expliqué le produit de l’Université Baylor. Avant d’arriver ici, j’ai entendu dire que c’est un élément qui manquait aux Alouettes au cours des dernières années. 

Si j’encourage mon coéquipier, il sera porté à me retourner la pareille si je réussis un gros plaqué en défensive. En fin de compte, c’est qu’on gagne des matchs et non qu’on pense à nos statistiques personnelles.» 

Une décision difficile 

Kavis Reed a trouvé les bons arguments pour amener Levels à Montréal. Il l’a convaincu de quitter une équipe abonnée aux succès depuis de nombreuses années, les Stampeders de Calgary, pour une qui était en reconstruction. 

«Ce fut une décision difficile, a mentionné Levels. Par contre, les Alouettes m’offraient un poste de partant alors qu’avec les Stampeders, c’était plus complexe. Je ne savais pas pour quelle position j’allais compétitionner au camp d’entraînement. 

Je voyais ce groupe de joueurs et je savais qu’ils n’étaient pas aussi mauvais que leur fiche l’indiquait. Je ne suis pas venu ici pour avoir un meilleur chèque de paye, mais parce que j’aime jouer au football.» 

Peu importe le salaire qu’il empoche cette saison, Levels mérite chaque dollar qui a été investi en lui.