/news/health
Navigation

Une femme donne du sang, son conjoint en reçoit après une opération à cœur ouvert

Campagne JDQ/TVA Héma-Québec 2019
Photo Dominique Lelièvre Carl Boivin, qui a reçu une transfusion après une opération, et Michèle Jalbert, une donneuse régulière, ont fait la rencontre de Fernand Boucher au centre des donneurs Globule de Sainte-Foy. L’homme de 70 ans était en train de terminer son 137e don de sang.

Coup d'oeil sur cet article

Un couple de Québec a réalisé de manière très concrète l’impact humain du don de sang lorsque le mari d’une femme qui en donne à l’occasion a lui-même eu besoin d’une transfusion après une opération à cœur ouvert.

Michèle Jalbert avait 18 ans quand elle a donné pour la première fois du sang. Son petit ami de l’époque était un donneur assidu et il tenait à ce qu’elle prenne sa place lorsqu’il a dû s’absenter pour un rendez-vous, étant parti à l’étranger pour quelques mois.

Une vingtaine d’années plus tard, voilà qu’un autre événement allait la convaincre de l’importance de donner du sang alors que son conjoint atteint d’une malformation cardiaque a nécessité une chirurgie d’urgence en octobre 2017. Pour qu’il s’en remette, les médecins n’ont eu d’autre choix que de lui injecter deux poches de sang.

Tous concernés

«N’importe qui est sujet à avoir un accident d’auto demain et à en avoir besoin, ou bien à subir une chirurgie qui tourne mal avec une perte de sang», insiste la femme de 39 ans, propriétaire d’un institut de beauté.

Selon Héma-Québec, un adulte sur deux aura besoin d’un produit sanguin, pour une raison ou une autre, au cours de sa vie.

Carl Boivin, 48 ans, va mieux maintenant. La transfusion de sang a surtout facilité sa convalescence, mais une autre forme de don lui a probablement sauvé la vie, car il a reçu d’Héma-Québec des tissus humains, dans le cadre de la même opération.

«Tu y penses», dit-il au sujet des gens qui donnent à Héma-Québec.

Pour lui comme pour sa femme, les événements ont été une réelle prise de conscience.

M. Boivin s’est même rendu dans un centre de don pour offrir du sang à son tour, mais on lui a indiqué que c’était impossible vu sa nouvelle condition physique.

«J’ai attendu et il est trop tard. Je suis vraiment déçu!» lance le directeur général d’une concession automobile sur la Rive-Sud de Québec.

À quelques jours de la collecte annuelle parrainée par Le Journal et TVA, qui se tiendra vendredi aux Promenades Beauport, le couple espère que son histoire amènera d’autres personnes à s’initier au don de sang.

1000 dons chaque jour

«On est beaucoup sollicité par des causes, mais celle-là ne nécessite aucun investissement financier. C’est une heure de temps dans une journée et ça va aux gens autour de nous», fait remarquer Mme Jalbert.

Au Québec, on estime que 1000 dons de sang sont nécessaires tous les jours pour répondre aux besoins de la population.

«C’est toujours touchant de voir des situations comme celle de Carl et Michèle. C’est la beauté de la vie. La vie continue, et elle aurait pu s’arrêter sinon», soulève Laurent Paul Ménard, porte-parole d’Héma-Québec.