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Circuit canadien : le meneur au classement veut terminer le travail

Paul Barjon mène le classement serré du circuit Mackenzie

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie, Circuit Mackenzie Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.

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Paul Barjon n’est pas du style à s’asseoir sur ses lauriers. Loin de là. En pleine course pour l’obtention de sa carte donnant accès à l’antichambre de la PGA, le Français gardera le pied sur l’accélérateur, cette semaine au club Elm Ridge, à l’occasion de l’avant-dernier tournoi du circuit canadien.  

En tête de l’ordre du mérite du circuit Mackenzie grâce à ses deux victoires à Victoria et Toronto cet été, il devance l’Américain Jake Knapp par tout juste 4363 $.  

En voyant à l’horizon la ligne d’arrivée la semaine prochaine à London, il doit d’abord offrir une performance inspirante sur le parcours Nord d’Elm Ridge afin d’empocher un montant plus élevé que ses poursuivants.  

Pour être promu dans le circuit Korn Ferry (nouvelle appellation du défunt circuit Web.com) l’an prochain, il doit terminer dans le top 5 au classement général afin de profiter d’un statut complet. C’est à tout le moins déjà dans la poche, car Hayden Buckley, détenteur du cinquième échelon, accuse un retard de près de 50 000 $.  

«Je regarde le classement et c’est très serré dans le top 3, a souligné Barjon, qui se tiraille avec les Américains Jake Knapp et Lorens Chan. Cette avance est agréable, mais n’est pas si confortable. Rien n’est joué. Quand je me lève le matin, je préfère toutefois voir mon nom au sommet qu’en danger au bas de la liste.»  

En pleine confiance  

À ce seul arrêt francophone des 12 événements apparaissant au calendrier du circuit Mackenzie, le Français se sent comme un poisson dans l’eau. Il connaît la métropole montréalaise et y débarque en pleine confiance. Le bois de départ fait le travail des tertres, il est fort psychologiquement et colle à ses plans de match. Ce n’est pas pour rien qu’il trône ainsi au sommet du classement.  

«Je suis très régulier. Le mot dans mon jeu est la constance depuis plusieurs semaines, a souligné celui qui a percé le top 5 à ses deux plus récentes sorties. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 scores sous la barre des 70 coups.  

«Je réussis à enregistrer de bonnes rondes les vendredis, ce qui me donne le rythme désiré durant les week-ends. C’est la clé. Si je m’offre des chances de gagner, c’est l’essentiel.»  

L’an dernier à Elm Ridge, il avait pris le 15e rang en retranchant 13 coups à la normale, à six coups du champion Blake Olsen.  

14 Québécois inscrits  

Si une dizaine de Québécois avaient participé à l’édition 2018, ils seront cette fois 14 à prendre le départ jeudi en ronde initiale de l’Omnium Mackenzie. Les Benson, Bernard, Blanchette, Bussières, Fortin-Simard, Houle, Lévesque, Ménard, Savoie et compagnie sont entre autres présents.  

Du lot, Hugo Bernard est le seul représentant de la Belle Province à temps complet sur le circuit canadien. Une bonne performance dans une saison où il a résisté à deux des 10 couperets lui permettrait d’engranger une précieuse bourse.  

En plein développement, le Québécois de 24 ans a tiré des leçons de sa nouvelle vie de golfeur professionnel.  

«Ce n’est pas la saison désirée, mais ça fait partie du jeu. Il ne faut pas s’en faire. Selon moi, j’ai offert de solides performances sur les parcours à Halifax et Toronto. L’essentiel, c’est que je travaille fort.»  

Plutôt que de s’imposer une pression inutile en évoluant devant les siens, Bernard voit cet arrêt en sol montréalais comme un autre.  

La motivation de Dave Lévesque  

Dave Lévesque, professionnel en titre au club Château-Bromont, voit les choses d’un œil semblable. Dans la mi-quarantaine, le golfeur qui a longtemps trôné au sommet de la hiérarchie chez les pros de la PGA du Canada il n’y a pas si longtemps vise un chèque.  

«Je n’ai pas le même âge que ces gars-là. Je n’utilise pas ce circuit comme un tremplin vers la PGA. Je dois ramener de l’argent à la maison, a-t-il lâché après sa ronde d’entraînement, mercredi. Je reprends confiance en mon jeu. Depuis deux ans, j’étais ennuyé par une blessure.  

«Comme les 13 autres Québécois qui ont fait leur chemin jusqu’à ce tournoi, j’espère qu’on va démontrer que nous savons bien jouer chez nous. On le saura demain, avant le couperet, ou dimanche en regardant le classement final.» 

L’Omnium Mackenzie en bref 

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie

  

  •  Club Elm Ridge – parcours Nord 
  •  Normale 72 – 6996 verges 
  •  Record du parcours : 63 (-9) par Corey Pereira en septembre 2018 
  •  200 000 $ en bourses / 36 000 $ au champion   

Les 5 meneurs au classement Mackenzie 

1. Paul Barjon 

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie, Trevor Hagan/ Mackenzie Tour
  •  Dumbea, Nouvelle-Calédonie (France) | 26 ans | 123 038 $ 
  •  Score moyen : 67,60 (2e) 
  •  Victoires : 2 
  •  10 départs, 8 top 10  

 2. Jake Knapp 

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie, Jennifer Perez/PGA TOUR
  •  Costa Mesa, Californie (États-Unis) | 25 ans | 118 675 $ 
  •  Score moyen : 67,97 (3e) 
  •  Victoires : 2 
  •  10 départs, 5 top 10  

 3. Lorens Chan 

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie, Jennifer Perez/PGA TOUR
  •  Honolulu, Hawaï (États-Unis) | 25 ans | 106 593 $ 
  •  Score moyen : 67,58 (1er) 
  •  Victoire : 1 
  •  10 départs, 7 top 10  

 4. Taylor Pendrith 

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie, Jennifer Perez/PGA TOUR
  •  Richmond Hill, Ontario (Canada) | 28 ans | 84 259 $ 
  •  Score moyen : 68,25 (6e) 
  •  Victoire : 1 
  •  10 départs, 5 top 10  

 5. Hayden Buckley 

Paul Barjon joue du bon golf depuis plusieurs semaines. À ses 24 dernières rondes, il a signé 17 cartes sous la barre des 70 coups.
Photo courtoisie, Jennifer Perez/PGA TOUR
  •  Tupelo, Mississippi (États-Unis) | 23 ans | 73 420 $ 
  •  Score moyen : 68,21 (5e) 
  •  Victoire : 1 
  •  10 départs, 5 top 10 

Les 14 Québécois au départ   

  •  Hugo Bernard – Mont-Saint-Hilaire 
  •  Dave Lévesque – Château-Bromont 
  •  Keven Fortin-Simard – Lac-Saint-Jean 
  •  Iannick Lamarre – La Vallée-du-Richelieu 
  •  Étienne Brault – Pinegrove 
  •  Raoul Ménard – Pinegrove 
  •  Marc-Étienne Bussières – Académie Longchamp 
  •  Max Gilbert – Club Saint-Georges 
  •  Billy Houle – Académie Le Portage 
  •  Daniel Santerre – Club Beaconsfield 
  •  Marc Hurtubise – Parcours du Vieux-Village 
  •  Vincent Blanchette – Pinegrove 
  •  Yohann Benson – Laval-sur-le-Lac 
  •  Joey Savoie – Pinegrove