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Des conseils de pro pour un premier marathon

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Le marathon de Montréal est à nos portes. Il aura lieu dans un peu plus de deux semaines. On a demandé aux meilleurs marathoniens du Québec de nous partager des conseils pour un baptême réussi sur la distance mythique du 42,2 kilomètres.

Mélanie Myrand, 33 ans, Montréal

Record personnel : 2 h 33 min 20 s

Photo courtoisie

C’est à Montréal en 2014 qu’elle s’est initiée à son premier 42,2 km, bouclé en 3 h 04. Quatre marathons plus tard, la coureuse aura l’honneur de représenter le Canada au Championnat du monde d’athlétisme le 27 septembre, au Qatar. 

Elle vise un temps sous la barre des 2 h 30 dans les prochaines années, soit sous le standard olympique.

« Le marathon demande de la patience, mais aussi une certaine prise de risque si l’on veut performer. À chaque course, je gagne en expérience, ce qui m’aide à doser ce délicat équilibre. Il faut s’attendre en plus à ce que les 10, 12 derniers kilomètres soient durs. J’ai pris l’habitude de dédier chacun de ces kilomètres à des personnes importantes dans ma vie. Ça m’aide à rester accroché à mon rythme, malgré la douleur. »

Maxime Lebœuf, 32 ans, Québec 

Record personnel : 2 h 25 min 10 s

Photo courtoisie

Il a couru son premier marathon à Ottawa en 2013 en 2 h 27. Après une pause de marathon sur route, celui qui est aussi l’un des meilleurs coureurs en sentier de la province renouera avec la distance à Montréal le 22 septembre, où il espère passer sous la barre des 2 h 22. 

« Mon deuxième marathon a été une catastrophe. J’ai fait l’erreur classique de partir trop vite et je n’ai pas tenu compte des conditions. J’avais un temps en tête et c’est tout ce à quoi je pensais, alors que j’aurais dû adapter mon rythme en fonction de la chaleur. À mon avis, c’est très important de rester attentif à ce que l’on ressent en tout temps au lieu de s’obstiner, les yeux rivés sur notre montre. Il faut rester modeste et être à l’écoute de ce qui se passe en nous. »

François Jarry, 25 ans, Montréal

Record personnel : 2 h 22 min 3 s

Photo courtoisie

Il avait à peine 18 ans à son premier marathon, qu’il a terminé en 3 h 05 malgré une préparation un peu artisanale. L’année dernière, il a établi un record personnel à Montréal, en plus d’être le premier Québécois et Canadien à franchir la ligne d’arrivée. 

Il sera de retour le 22 septembre et il vise une performance sous la marque mythique des 2 h 20.

« À mon premier marathon, je n’ai bu que de l’eau et je n’ai rien avalé d’autre ! Je ne connaissais ni les gels ni les boissons électrolytes. Je craignais trop les maux de ventre. Un apport régulier en électrolytes et en glucides, ça fait pourtant une grande différence sur les performances, puis sur la récupération. Je conseillerais ainsi à chaque marathonien de s’entraîner avec des gels et de ne pas hésiter à trimballer ses préférés le jour de la course. Ça ne prend pas de place. Quant au sac d’hydratation, il est à éviter : remplis, il est lourd et chaque gramme fait une différence sur 42,2 km. On a tendance à avoir peur de se déshydrater, mais il y a suffisamment de stations d’eau sur le parcours. »

Arianne Raby, 30 ans, Montréal

Record personnel : 2 h 39 min 27 s

Photo courtoisie

Son premier marathon a été marqué par une victoire à Montréal en 2016 avec un temps de 2 h 48 min 54 s. Depuis, elle ne cesse de s’améliorer et d’établir des performances qui trouvent leur place dans le palmarès des meilleures au Québec. 

Son prochain objectif ? Le marathon de Houston en janvier, où elle espère passer sous la barre des 2 h 35 pour se rapprocher du standard olympique (2 h 30).

« Un marathon doit trouver sa place dans notre quotidien, et y trouver un équilibre. Avoir du soutien est absolument essentiel. L’organisation est importante pendant les semaines d’entraînement, mais aussi avant la course. Deux semaines avant un marathon, il faut organiser son quotidien pour réussir à bien s’alimenter, à bien s’hydrater (au moins 2 litres par jour) et à bien se reposer (8 heures de sommeil par nuit). Une bonne planification devrait aussi inclure une étude du parcours et des stations de ravitaillement : que va-t-on prendre et quand ? »

Anthony Larouche, 29 ans, Québec

Record personnel : 2 h 23 min 53 s

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Cet automne, il prendra le départ de son cinquième marathon à Toronto, où il vise un temps sous la barre du 2 h 21. 

Il a couru son premier marathon à 26 ans, une expérience qui s’est soldée par un abandon au 31e kilomètre, « parce que je n’ai pas ajusté ma vitesse par une journée chaude et humide ».

« Outre ce que j’ai appris à la dure, soit d’adapter son rythme aux conditions, je conseillerais aux futurs marathoniens de ne pas trop en faire deux semaines avant la course. Ces deux semaines, lors desquelles on diminue beaucoup le volume avant le grand jour, sont encore plus importantes que les grosses semaines d’entraînement. Je voudrais aussi rassurer ces coureurs : c’est normal, pendant ces deux semaines, de sentir qu’on n’a plus de jambes et qu’on n’est plus en forme. Ça peut nous jouer dans la tête. Mais il vaut toujours mieux en faire moins que trop en période d’affûtage. »

Alex Castonguay, 28 ans, Montréal

Record personnel : 2 h 48

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Elle a participé à son premier marathon à 22 ans, et elle en a déjà six au compteur. Cet automne, elle se fixe comme objectif un chrono de 2 h 45 à Toronto. Elle sera aussi du départ du demi-marathon de Montréal.

« Je conseillerais d’abord de tout mettre en place pour ne pas être stressé le matin du marathon. Ça implique de mon côté de me lever au moins trois heures avant le départ, afin que je puisse déjeuner tranquillement, puis être sur place au moins une heure avant pour m’échauffer, relaxer et visualiser. C’est à mon avis la meilleure façon d’arriver plus confiant sur la ligne du départ (juste être là, c’est d’être un champion à mon avis), et d’être mieux disposé à vivre une belle expérience. Pourquoi ne pas prendre le temps de sourire et d’encourager ses voisins avant le départ ? Ça fait une différence pour moi. »