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Enquête de l’UPAC contre le député Guy Ouellette: le chef du PQ ouvert à examiner le travail de la police

Enquête de l’UPAC contre le député Guy Ouellette: le chef du PQ ouvert à examiner le travail de la police
Photo d'archives, Simon Clark

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 SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – Le chef par intérim du Parti québécois Pascal Bérubé s’est dit favorable, jeudi, à un vaste examen du travail des forces de l’ordre dans la province.

 Il a émis cette opinion à la suite des révélations du «Journal de Montréal» voulant qu’une haute gradée de la Sûreté du Québec (SQ) soit soupçonnée d’avoir orienté faussement l’enquête qui a mené à l’arrestation du député Guy Ouellette en octobre 2017 par l’Unité permanente anticorruption (UPAC). 

 «Je me pose la question, si 20 ans après la commission Poitras, on ne devait pas tenir un grand exercice sur la police au Québec et ses rapports avec le pouvoir», a affirmé M. Bérubé lors d’un point de presse en marge du caucus de sa formation à Salaberry-de-Valleyfield en Montérégie. 

 «Il y a des préoccupations du public et cela dépasse de beaucoup l’UPAC. C’est assez généralisé», a-t-il ajouté. 

 Il a mentionné que d’autres corps de police, comme la SQ minée par des «luttes de clans» et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avec ses problèmes aux enquêtes internes, ont contribué au désaveu de la population. Il a aussi affirmé que le travail du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) devrait être scruté. 

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 «Il y a un état des lieux à faire sur l’administration de la police et les jeux de pouvoir qui s’exercent», a dit le chef par intérim du PQ, qui a toutefois souligné que son parti n’avait pas pris position sur ce sujet. Il n’a donc pas voulu détailler la forme que pourrait prendre cet examen. 

 La ministre Guilbault défend la police

 Sans commenter directement l’affaire Ouellette, la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, a défendu le travail des forces de l’ordre, jeudi. 

 «Je comprends la frustration des citoyens, qui peuvent être amers. À titre de ministre de la Sécurité publique, je ne peux en aucun cas m’immiscer dans les enquêtes policières et les processus judiciaires, cependant j’ai confiance en nos policiers qui travaillent fort jour après jour pour mener à bien des dossiers d'enquêtes complexes», a affirmé la ministre sur sa page Facebook. 

   Elle a souligné qu’un projet de loi adopté au printemps prévoit que la nomination et la destitution des dirigeants de l’UPAC, de la SQ et du DPCP soient approuvées par les deux tiers des élus de l'Assemblée nationale. 

 «De cette façon, il n’y aura plus de partisanerie dans ces nominations, plus qu’importantes pour notre société. Le processus en vue de nommer un prochain commissaire à l'UPAC est d'ailleurs en cours», a-t-elle ajouté.