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Le Montréalais Sofiane Ghazi plaide coupable du meurtre de son nouveau-né

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 Le Montréalais qui a tué son bébé à coups de fourchette à viande a coupé court à son procès, jeudi, en plaidant coupable à une accusation réduite de meurtre au second degré et de tentative de meurtre sur sa conjointe.  

 

 « Oui, je plaide coupable », a déclaré la larme à l’œil Sofiane Ghazi, jeudi au palais de justice de Montréal.  

 

 Ce coup de théâtre est survenu moins de 24 heures après le début de son procès devant jury. Sa voisine avait témoigné des cris, puisque l’accusé de 39 ans avait plaidé non coupable jeudi, au début de son procès pour le drame survenu en juillet 2017.  

 

 À l’époque, Ghazi était un consommateur de drogue. La veille du drame, une dispute avait éclaté entre sa femme enceinte et lui, justement parce qu’elle croyait qu’il en avait consommé.  

 

 En colère, Ghazi avait saisi une fourchette à BBQ et s’en était pris violemment à sa femme, qui attendait leur troisième enfant. Elle était enceinte de 36 semaines et un jour.  

 

 « Les coups portés étaient concentrés au ventre et à la cuisse de madame, a expliqué la procureure de la Couronne Chantal Michaud. Au total, 19 plaies pénétrantes ont été dénombrées. »  

 

 Les cris de la femme ont été si forts qu’ils ont réveillé une voisine.  

 

 « J’ai entendu un gros bruit et des cris qui venaient d’une femme, avait témoigné cette voisine. Quand j’ai été voir, j’ai vu que madame était en sang, elle m’a demandé d’appeler le 911. »  

 

 Les secours sont rapidement arrivés, et une fois la femme à l’hôpital, les médecins ont procédé à une césarienne. L’enfant, identifié comme « bébé Ghazi », est mort quelques minutes plus tard. Neuf plaies ont été recensées sur son corps.  

 

 Prison à vie  

 

 « Il est mort après qu’il a été un être humain », a souligné le juge Jean-François­­­ Buffoni.  

  • ÉCOUTEZ la juge Nicole Gibeault à l'émission Avocats à la barre à QUB radio:

 Accusé de meurtre au premier degré et de tentative de meurtre, Ghazi a finalement plaidé coupable de meurtre au deuxième degré et de voies de fait graves.  

 

 Il va automatiquement écoper de la prison à vie. Reste à déterminer le nombre d’années qu’il devra purger avant d’espérer une libération conditionnelle. Cette période peut varier de 10 à 25 ans. Ni la Couronne ni les avocats de la défense, François Taddeo et Moulay-­Badre Aber, n’ont voulu annoncer ce qu’ils réclameront.  

 

 Les plaidoiries sur la peine auront lieu dans deux semaines. La femme de Ghazi pourrait alors témoigner des conséquences que le crime a eues sur elle.