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Une femme est enlevée à Montréal: sa voiture électrique la sauve de son ravisseur

La police de Longueuil a scruté le stationnement du RONA, une partie de la journée, après avoir arrêté le suspect, vers 10 h.
Photo Agence QMI, Maxime Deland La police de Longueuil a scruté le stationnement du RONA, une partie de la journée, après avoir arrêté le suspect, vers 10 h.

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Une intervenante d’un centre de pédiatrie sociale de Montréal serait parvenue à échapper à son ravisseur, jeudi, en prétendant devoir recharger sa voiture électrique.

C’est le sang-froid et la vivacité d’esprit de la présumée victime de 26 ans qui ont permis l’arrestation du suspect de 39 ans, le père d’un enfant fréquentant ce centre, environ une heure plus tard, au Quartier DIX30, à Brossard.

L’histoire a débuté vers 9 h, à l’angle du boulevard LaSalle et de la rue Willibrord, dans l’arrondissement de Verdun.

Cette intersection se situe près du centre de pédiatrie sociale Les Petits Renards, où l’intervenante sociale travaille, a-t-on appris.

Selon les autorités, le présumé ravisseur aurait menacé la jeune femme à la pointe d’un pistolet qui s’est avéré être une imitation. Il s’agissait, semble-t-il, d’un fusil à plomb.

Il l’a ensuite forcée à monter dans sa voiture et lui a donné des indications sur le chemin à prendre.

La victime s’est retrouvée dans le stationnement de la quincaillerie RONA du Quartier DIX30. Elle aurait alors convaincu le suspect qu’elle devait recharger la batterie de sa voiture.

Une ruse fructueuse

Elle avait feint quelques instants plus tôt connaître un problème électrique.

« On ne révélera pas le stratagème utilisé », a affirmé Véronique Dubuc, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La jeune femme aurait profité de cette diversion pour fuir et demander de l’aide à l’intérieur d’un commerce.

Selon nos informations, les caméras de surveillance du RONA auraient capté la majeure partie de la scène. Les employés n’ont pas voulu répondre à nos questions.

Pris de panique, le présumé kidnappeur a pris la fuite à pied. Il a rapidement été localisé, puis arrêté, en bordure de l’autoroute 30. Les policiers ont trouvé sur lui l’imitation d’arme qui aurait servi à commettre le crime.

Toujours selon nos informations, le suspect aurait également eu en sa possession divers objets laissant croire qu’il avait l’intention d’agresser la séquestrée.

L’individu, qui n’était pas connu des autorités, n’a pas résisté à son arrestation. Il a été remis à la police de Montréal, qui devait l’interroger, jeudi. Il pourrait être accusé d’enlèvement, de séquestration et d’avoir braqué une arme à feu.

Pas blessée

Bien que secouée par sa mésaventure, la victime n’a pas été blessée lors des événements. Elle aurait, selon la police, un contact professionnel avec le suspect.

« C’est un centre qui aide les enfants en difficulté, mais qui accompagne aussi les parents dans le processus », a indiqué Martial Mainguy, directeur général du centre Les Petits Renards.

Celui-ci n’a pas voulu commenter davantage, par respect pour son employée. Il ne pouvait pas non plus dire ce qu’il adviendrait de la fréquentation du centre par l’enfant.