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Bonjour la police?

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Il n’y a pas si longtemps, j’étais parmi les rares analystes qui défendaient bec et ongles la SQ et l’UPAC.

S’ils avaient arrêté mon ancienne patronne Nathalie Normandeau, il fallait laisser la justice suivre son cours. Je me disais que malgré mon incrédulité, la police était compétente et qu’il ne fallait pas prendre cela à la légère.

Lorsque Guy Ouellette a été coffré et que le président de l’Assemblée nationale s’insurgeait à grands coups de «que l’on accuse ou que l’on s’excuse», je me disais que malgré notre réaction dubitative, nous devions faire confiance à ceux qui traquent les bandits.

Dépérissement

Or, l’actualité des derniers mois tend à donner raison à ceux qui ont mis en doute la capacité de nos forces de l’ordre à agir correctement et en toute droiture.

Telle une peau de chagrin, la confiance du public s’effrite. Quand ce n’est pas un policier suspendu ou une enquête qui avorte, c’est le boss qui est relevé ou celui par intérim qui démissionne sans crier gare.

Comment peut-on expliquer qu’au Québec, en plein cœur d’une nation démocratique et juste, la police en arrive à nous faire passer pour une république de bananes? Tantôt par laxisme, tantôt en raison d’ego démesurés, certaines personnes ont réussi à décrédibiliser une institution essentielle au bon fonctionnement de notre société. Le pire, c’est que la grande majorité de ces hommes et de ces femmes est animée d’un sens du devoir inébranlable. Mais une poignée de matamores à l’éthique lousse contribue à gâcher la sauce.

Réponses

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), mis en place pour éviter toute apparence de proximité excessive avec les corps policiers dans le cadre d’enquêtes visant ceux-ci, doit impérativement nous donner des réponses. Et vite. Il s’agit du dernier rempart pouvant prévenir une perte de confiance totale du public envers nos institutions. Souhaitons que nous n’en arrivions jamais là.