/opinion/blogs/columnists
Navigation

D’autres nouvelles du Sud

Coup d'oeil sur cet article

Alors qu’au Québec, en cette rentrée scolaire, de nombreuses classes sont toujours dépourvues de professeurs titulaires et que les commissions scolaires doivent faire appel à des étudiants et des stagiaires pour combler temporairement des postes permanents dans différentes disciplines pédagogiques, ce qui n’est pas nécessairement un gage de réussite scolaire, à Cuba, petit pays assailli par un blocus criminel depuis soixante ans, toutes les classes à travers le pays ont ouvert leurs portes, lundi dernier, avec le personnel et les outils pédagogiques nécessaires pour assurer l’éducation d’un million sept cent mille enfants et adolescents. 

Depuis l’annonce, il y a quelques mois, que les salaires de tous les employés d’État allaient doubler, plus de neuf mille éducateurs qui avaient décidé de prendre leur retraite se sont réintégrés à la profession. C’est donc une situation contraire à celle du Québec que l’on connaît à Cuba. De plus, la formation de nouveaux professeurs connaît un réel engouement. Il y a maintenant plus de vingt-neuf écoles de formation pédagogique de niveau supérieur, où sont offertes vingt-cinq spécialités et où sont inscrits quelque vingt-huit mille étudiants. 

À Cuba, on a toujours cru que l’éducation est un prérequis à l’épanouissement de l’individu, et cela a commencé dès les tous débuts de la révolution, avec la vaste campagne d’alphabétisation, qui a été exportée par la suite avec succès dans de nombreux pays de la région. 

Intellectuels et artistes pour le Venezuela 

Tandis que le Bloc québécois semble maintenir sa position honteuse, qui est copiée sur celle du Canada de Justin Trudeau, de condamner le Venezuela et ses dirigeants légitimes et d’appuyer la marionnette de Trump, Juan Guaido, qui s’est autoproclamé président du pays, des milliers d’intellectuels et d’artistes d’un peu partout dans le monde, à travers le REDH (Réseau des intellectuels, des artistes et des mouvements sociaux défenseurs de l’Humanité), dénoncent la menace fasciste actuellement en marche pour renverser le gouvernement légitime de Maduro à l’aide d’un blocus commercial qui vise à asphyxier l’économie du pays et sa population. Le Venezuela ne constitue aucunement une menace pour les pays voisins mais le blocus imposé par l’empire américain constitue une réelle menace pour la population de ce pays et pour la paix dans la région. « La cause du Venezuela comme celle de Cuba concerne l’humanité tout entière », affirme le REDH. 

Tant que le Bloc québécois maintiendra sa position honteuse à l’égard de ce pays frère, je ne l’appuierai pas. Cela ne représente pas une grande menace, j’en suis conscient, mais c’est ma position qui correspond à mes principes de solidarité, et je la partage. 

L’ouragan Dorian 

Dorian est un des pires ouragans en intensité à frapper la région des Caraïbes depuis près de cinquante ans. Étant donné sa très lente vitesse de croisière, il cause des dommages considérables là où il passe. Cuba et le Venezuela ont été les premiers pays à offrir leur aide à la population durement affectée des Bahamas. Cuba, qui fait état d’une longue tradition en matière d’aide internationale lors de cyclisme naturel, possédait déjà sur place un contingent de personnel médical. Ces coopérants se sont aussitôt déployés pour secourir ceux qui étaient dans le besoin. Cela s’appelle la solidarité vraie et désintéressée. 

La Colombie de nouveau sous les feux de la guerre 

Vous vous souvenez que dans ma chronique précédente, je vous disais que la guérilla des FARC avait décidé de reprendre les armes parce que le gouvernement colombien ne respectait pas les accords de paix signés quelques années auparavant à La Havane, sous l’égide du gouvernement cubain et celui de la Norvège. Nous étions nombreux à dire qu’il s’agissait d’une triste nouvelle, car l’armée colombienne, soutenue par des centaines de conseillers militaires américains, allait massacrer ce groupe de rebelles. Le massacre a déjà commencé malheureusement. L’armée colombienne annonce avoir tué, au cours d’un affrontement armé, douze guérilleros, dont un dirigeant de ce groupe dissident. Ces personnes ne demandaient pourtant que le respect des accords de paix et la fin des assassinats sélectifs.