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Des lacunes dans les mesures de sécurité?

Plaza Saint-Hubert
Photo Valérie Gonthier L’accident s’est produit en bordure de la Plaza Saint-Hubert, où de longs travaux de réaménagement étaient en cours.

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Aucune mesure de sécurité n’était en place autour du chantier où un piéton a été tué par un débris reçu au visage la semaine dernière, assure un témoin du sordide accident.

Irrité par le bruit infernal des travaux vendredi dernier sur la Plaza Saint-Hubert, un employé d’un commerce est alors sorti sur le trottoir pour voir ce qui causait tout ce brouhaha.

Un travailleur de la construction s’affairait à couper des dalles de béton avec une grosse scie, afin de terminer le pavé uni sur le trottoir.

Tombé d’un coup

Au même moment, un piéton est passé à proximité et a reçu un débris au visage. Il est décédé quelques jours plus tard.

« Je l’ai vu, il marchait et puis il est tombé d’un coup », rapporte le témoin, encore si ébranlé par la scène qu’il n’a pas voulu être identifié.

Selon lui, c’est un morceau de béton ou de pierre qui a atteint la victime, en plein visage.

Il s’est empressé d’appeler les services d’urgence.

Au téléphone, la téléphoniste lui a demandé de commencer des manœuvres d’urgence afin de tenter de réanimer la victime. Paniqué, le témoin disait ne pas savoir quoi faire.

« Elle m’a dit qu’elle m’expliquerait, puis j’ai aperçu les pompiers arriver. J’étais soulagé », ajoute l’homme.

Pas de mesure de sécurité

Il assure que malgré les travaux sur le trottoir, aucune mesure de sécurité ni de panneaux indiquant que les piétons ne pouvaient circuler n’avaient été installés.

« Ça m’a étonné de voir l’absence de barrière ou de sécurité sur place », se souvient le témoin.

Une porte-parole de la Ville de Mont­réal a confirmé l’accident par courriel hier.

Selon leur rapport, cela s’est produit « sur le chantier du réaménagement de la Plaza Saint-Hubert, alors que le piéton était sur le trottoir en bordure du chantier et en était séparé par une clôture ».

Lors du passage du Journal hier, quelques dalles de béton coupées traînaient près du lieu où Jean-Philippe Gaudreau est décédé la semaine dernière.

Il n'y avait aucune signalisation particulière ou barrière de sécurité.

Une enquête policière et une autre du coroner permettront de déterminer ce qui s’est passé au moment du drame.

– Avec la collaboration de Frédérique Giguère