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Gain à l’arraché

Les Alouettes l’ont emporté 21 à 16 contre les Lions

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Au cours de leur semaine d’entraînements, les Alouettes ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils ne devaient pas prendre les Lions de la Colombie-Britannique à la légère. Ils ont évité ce piège, mais ils ont failli se faire jouer un vilain tour.

Un touché de Quan Bray a permis aux Montréalais (6-4) de signer une victoire serrée de 21-16 contre les Lions de la Colombie-Britannique (1-10) devant une foule de 17 047 spectateurs au stade Percival-Molson. Toutefois, ce ne fut pas une marche dans le parc comme plusieurs experts l’avaient anticipé.

Pendant que la défense des Alouettes limitait les dégâts durant la deuxième demie, l’attaque en a fait juste assez pour permettre aux Montréalais d’enregistrer une troisième victoire de suite. Ils consolident ainsi leur deuxième place dans la section Est de la LCF.

« On a commis des erreurs qui nous ont compliqué la vie, a indiqué Kristian Matte. La bonne nouvelle, c’est qu’elles n’ont pas été trop coûteuses. »

Comme elle l’a fait depuis quelques semaines, la défense a plié, mais elle n’a pas cassé dans les derniers moments de la rencontre. C’est devenu la norme pour le groupe du coordonnateur Bob Slowik, dont la priorité est la victoire.

Jouer avec le feu

Les hommes de Khari Jones ont commis l’erreur de penser que ce serait une partie facile. C’est humain surtout lorsqu’une équipe traverse une bonne séquence. Toutefois, ils ont bien failli en payer le prix.

Lors de la première demie, les Lions ont offert du jeu peu convaincant. On peut même affirmer qu’ils étaient prêts à être battus, mais les Alouettes n’ont pas saisi leurs opportunités de mettre le match hors de leurs portées. Même si elle a produit deux touchés, l’attaque n’a pas été en mesure de profiter de la pire défense de la LCF depuis le début de la saison.

Pourtant, Vernon Adams fils n’a pas été trop dérangé derrière sa ligne de mêlée. C’est difficile à comprendre.

Puis, au troisième quart, l’exécution des Alouettes n’était simplement pas au rendez-vous. Au cours de ces 15 minutes de jeu, ils ont terminé avec une production de -4 verges. Une situation très rare surtout dans la Ligue canadienne.

Record pour Adams fils

Au cours de la dernière semaine, l’entraîneur-chef Khari Jones voulait une bonne première demie de la part de sa troupe. Sans donner un rendement spectaculaire, ses joueurs ont fait bonne figure.

Après une passe de 24 verges à DeVier Posey sur un troisième essai, Vernon Adams fils a inscrit son neuvième touché de la saison avec une faufilade dans les tranchées. Du même coup, il a établi un record de concession qui appartenait à Antonio Pipkin (2018) et Sandy Stephens (1962).

Adams fils en a rajouté quelques minutes plus tard avec une autre course d’une verge. Toutefois, il doit dire merci à son receveur Eugene Lewis qui a forcé la défensive des Lions à écoper d’une punition pour obstruction dans la zone des buts.

Par la voie aérienne, Adams a fini la rencontre avec 18 passes complétées en 25 tentatives avec 232 verges de gain, avec un touché et une interception. Timides jusqu’à ce moment, les Lions ont répliqué avec le touché de 40 verges de Ray Burnham. Sur le jeu, le demi défensif Greg Reid a raté son plaqué alors que le receveur adverse était à sa vitesse maximale.


► L’ancien porteur de ballon des Alouettes, Brandon Rutley était partant chez les Lions. Toutefois, il ne connaît pas beaucoup de succès, à l’instar de sa formation. Il n’a jamais pu répéter ses succès obtenus à Montréal. Comme quoi l’herbe n’est pas toujours plus verte chez le voisin.

► Le porteur de ballon Jeremiah Johnson a quitté le match en première demie. Il a été victime d’un contact avec le casque et il a retraité au vestiaire pour passer « le protocole des commotions cérébrales ».