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«J’ai réveillé le tigre» de Sarah Marquis: aventure extrême en Tasmanie

Sarah Marquis
Photo courtoisie Sarah Marquis

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Nommée Aventurière de l’année 2014 par le prestigieux magazine National Geographic, Sarah Marquis cumule les exploits depuis plusieurs années. Dans son nouveau livre, J’ai réveillé le tigre, elle raconte une expédition extrême de trois mois dans l’ouest de la Tasmanie, un territoire vierge où elle espérait croiser le fameux tigre de Tasmanie.

Exaltant, palpitant, le récit raconte les joies et les grands défis de cette expédition à pied, en solo, dans un territoire inhospitalier. Avançant difficilement au cœur d’une forêt primaire bourrée de serpents et de sangsues, Sarah a persisté malgré des orages et des pluies diluviennes qui semblaient ne vouloir jamais s’arrêter.

Son souhait : croiser une espèce animale réputée disparue depuis 1936, le tigre de Tasmanie. L’animal existe maintenant à titre de légende et les gens des villes situées en bordure du territoire en parlent peu. À la lecture du livre, on découvre que l’animal est peut-être encore présent, loin des hommes.

Cette fois, Sarah Marquis y a goûté : l’expédition a pris une tournure dramatique lorsqu’elle a fait une chute dans une gorge étroite.

Lorsqu’elle a repris connaissance, elle a réalisé que le côté gauche de son corps ne répondait plus... et qu’il fallait à tout prix se sortir de là. Suivant son instinct, elle a continué à marcher, péniblement, et s’est fait soigner pour une blessure à l’épaule. Mais il s’en est fallu de peu.

Mystères fascinants

Aujourd’hui, son épaule s’est rétablie, tout va bien et l’aventurière est en Amérique du Sud pour préparer une nouvelle aventure. Par courriel, elle raconte comment elle s’est lancée à la recherche du mystérieux tigre de Tasmanie, sur cette île située au large de l’Australie.

«S’il y a des noms de lieux qui sonnent mystérieux, il y a aussi des mythes et des légendes qui me fascinent de par le monde. Mais ma fascination pour ces terres australes m’a guidée sur l’histoire traumatisante et tragique de cette bête mi-tigre, mi-kangourou.»

Pour elle, c’est un privilège de mettre les pieds là où très peu, ou pas d’humains se sont rendus, ce qui a été le cas dans les forêts primaires de Tasmanie. «Cette sensation de rentrer dans un temps et de déranger un ordre parfait a été ma première sensation, puis la mort a commencé à rôder.»

Aventure éprouvante

Cette expédition a été particulièrement exigeante : intempéries, solitude, animaux sauvages, des sangsues qui tombent des arbres, une végétation inextricable qui lacère la peau, des orages à n’en plus finir. En bien des points, c’était terrifiant.

Comment s’est-elle sentie, loin de tout, à faire face à tout cela en solo, au péril de sa vie? «La meilleure façon de gérer des épreuves comme celle-là est de faire un pas après l’autre. Mes 25 ans d’expérience m’ont bien entendu été indispensables pour surmonter des événements improbables comme ma chute.»

  • Sarah Marquis habite en Suisse.
  • Elle a parcouru la Sibérie, l’Australie, la cordillère des Andes à pied. Elle raconte ses aventures dans plusieurs livres.
  • Elle sera au Banff Festival en octobre.
J’ai réveillé le tigre, Sarah Marquis, Éditions Michel Lafon, 242 pages
Photo courtoisie
J’ai réveillé le tigre, Sarah Marquis, Éditions Michel Lafon, 242 pages