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Bref, mais intense

Le ciel par-dessus le toit, Nathacha Appanah, Aux Éditions Gallimard, 
128 pages
Photo courtoisie Le ciel par-dessus le toit, Nathacha Appanah, Aux Éditions Gallimard, 128 pages

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Une écriture magnifique et une histoire émouvante. C’est ce que nous réserve le tout nouveau Nathacha Appanah.

Loup (oui, avec un p !) a 17 ans, et dès les premières pages, on se demandera ce qui cloche chez lui, pourquoi il s’amuse à faire rimer des mots dans sa tête (hiver, misère, vipère) ou pourquoi il ne se comporte pas tout à fait comme les autres jeunes de son âge. Car si la plupart des ados fuguent pour aller retrouver amis ou petite amie, Loup a « emprunté » la voiture de sa mère pour aller voir Paloma, sa grande sœur.

Mais n’ayant pas encore de permis de conduire, il a provoqué un grave accident et la police a dû l’embarquer, puis l’enfermer dans la cellule du quartier pour mineurs d’une maison d’arrêt. Où il devra rester en attendant d’être entendu par un juge.

Un lourd bagage familial

Pendant que Loup croupira en prison, l’auteure de La noce d’Anna, du Dernier frère et de Tropique de la violence en profitera pour nous présenter le reste de la famille. On fera ainsi plus ample connaissance avec sa mère Phénix, une femme aussi belle que froide qui a dû lutter très fort pour étouffer les horribles souvenirs d’une enfance passée à porter des robes trop serrées, à se produire sur scène, à poser et à obéir aveuglément à ses parents. Et quand arrivera le tour de sa fille Pamela, qui est née une dizaine d’années avant Loup, on comprendra assez vite pourquoi elle a préféré aller vivre à des centaines de kilomètres de là.

Même s’il n’est pas bien épais, c’est, à ce jour, l’un des livres de la rentrée qui nous a le plus marqués.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

La petite fille que j’ai tuée

Ryô Hara, aux Éditions Atelier katombo, 
384 pages
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Ryô Hara, aux Éditions Atelier katombo, 384 pages

 

Ce polar a été publié il y a 30 ans au Japon et, à l’époque, il avait remporté le prix Naoki. Maintenant qu’on peut enfin le lire en français, on appréciera donc nous aussi le détective Sawazaki, qui ne semble pas avoir beaucoup de chance dans la vie. Désigné pour remettre une mallette remplie de yens aux ravisseurs d’une gamine de 10 ans, il sera rapidement soupçonné de complicité. Car évidemment, les choses tourneront mal.

Les MacCoy – tome 1

Alexiane Thill, aux Éditions Hugo, 
624 pages
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Alexiane Thill, aux Éditions Hugo, 624 pages

 

Avec cette saga, on se rend directement en Écosse, où tous les clans n’ont apparemment pas encore disparu. C’est du moins ce que découvrira la jeune Phèdre au cours d’un séjour linguistique à Édimbourg. Dans de très étranges circonstances, elle fera en effet la rencontre du beau et ténébreux Caleb, l’homme qui serait à la tête du clan MacCoy... Si on aime bien les romances, celle-ci devrait assez vite nous charmer.

Le meal prep 2

Jimmy Sévigny, aux Éditions du Trécarré, 184 pages
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Jimmy Sévigny, aux Éditions du Trécarré, 184 pages

 

Un outil précieux pour manger plus sainement et gagner beaucoup de temps : les 80 repas proposés dans ce livre peuvent tous être préparés durant le week-end et divisés en portions lunch ou souper. Ce qui veut dire qu’on n’aura plus à cuisiner pendant le reste de la semaine ! Autre plus, un très grand nombre de plats se préparent en 30 minutes ou moins.

Enfants – Mon premier livre de cuisine !

Thomas Feller, aux Éditions Hachette, 
160 pages
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Thomas Feller, aux Éditions Hachette, 160 pages

 

Qui dit rentrée, dit lunchs à préparer. Alors si on demandait cette année à nos petits écoliers d’en cuisiner quelques-uns ? Grâce à ce livre, qui explique entre autres comment casser un œuf ou couper les aliments sans risque, ils pourront ainsi mitonner croque-monsieur, empanadas, spaghetti bolognaise, tajine de poulet au citron, boulettes de viande à la sauce tomate ou courgettes farcies.

Frissons garantis

3 heures

3 heures, Roslund, Aux Éditions 
Mazarine, 448 pages
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3 heures, Roslund, Aux Éditions Mazarine, 448 pages

 

C’est le troisième et dernier volet de la trilogie qui a démarré avec l’excellent 3 secondes... et le premier à avoir été écrit sans l’aide de l’ancien criminel Börge Hellström, décédé en février 2017. Ce qui ne l’empêche pas d’être tout aussi bon que les deux opus précédents.

Cette fois encore, on retrouvera donc le vieux commissaire Ewert Grens. Sauf que ça ne sera pas dans des conditions idéales. Une employée de la morgue de l’hôpital de Söder a en effet remarqué qu’il y avait un mort de trop dans ses tiroirs. Un mort originaire d’Afrique de l’Ouest qui, en plus de ne pas avoir été enregistré, ne correspond à aucun des profils figurant dans le registre des personnes recherchées. Le noir total, quoi !

Toujours vivant !

En essayant de découvrir comment ce cadavre avait pu être transporté ni vu ni connu jusque-là, Grens ne tardera pas à tomber sur l’un des trucs les plus moches de sa longue carrière : un conteneur rempli de corps, la soixantaine de réfugiés qui s’y étaient entassés pour traverser la Baltique ayant tous perdu la vie. Mais ce n’est pas tout. Devinez qui a laissé ses empreintes digitales sur le téléphone satellite d’un des passagers. Eh oui, le spécialiste de l’infiltration suédois Piet Hoffmann, dont la toute dernière mission, ultra dangereuse, a un rapport avec le trafic humain.

Un thriller qui nous offre beaucoup plus que trois heures de plaisir intense.