/portemonnaie/lifestyle
Navigation

L’importance de bâtir un coussin de sécurité et des moyens pour s'y prendre

L’importance de bâtir un coussin de sécurité et des moyens pour s'y prendre
Crédit photo : Unsplash

Coup d'oeil sur cet article

En collaboration avec

 

Un récent sondage nous apprenait que 46% des ménages de la province sont à 200 $ de ne pas pouvoir boucler la prochaine fin de mois. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, la précarité financière n’est pas seulement l’affaire de personnes à faibles revenus.

Elle touche également plusieurs travailleurs avec de bons salaires, possédant même des actifs, qui n’ont tout simplement pas planifié un coussin de sécurité pour faire face aux imprévus.

J’ai moi aussi déjà été à une malchance près d’être pris à la gorge. Et ce n’était qu’une question de temps avant que ma nonchalance budgétaire me rattrape.

J’ai été contraint de refuser un emploi de rêve, mais moins lucratif, parce que je ne pouvais me permettre une réduction salariale. J’ai dû annuler un voyage prévu depuis des mois quand ma voiture a rendu l’âme.

Je vous épargne les détails, mais les répercussions se sont fait sentir jusque dans ma vie de couple. 

Ça m’a pris des années à m’extirper du cercle vicieux de la surconsommation et à développer de bonnes habitudes financières. 

Voici comment je m’y suis pris pour retrouver mon souffle, ma quiétude et ma liberté.

Les cinq règles à suivre pour bâtir un fonds d’urgence

La formule magique n’existe pas. La recette ne requiert que deux ingrédients : la discipline et l’organisation.

Faire un budget 

Quand les revenus augmentent, le premier réflexe est souvent d’en profiter pour se gâter.

Or, c’est plutôt le moment parfait pour réévaluer son budget et revoir son plan d’épargne.  

L’objectif n’est pas de se restreindre maladivement, mais d’avoir l’heure juste, de repérer les fuites et de savoir quand on peut se permettre de tricher.

L’essentiel est de se fixer des cibles réalistes et atteignables à court terme pour ensuite viser plus loin.



Pour des suggestions d’applications hyper pratiques, c’est ici! Ce calculateur de budget en ligne peut être très utile aussi.

Ne pas traiter le crédit comme un fonds d’urgence

On peut se faire jouer un vilain tour en acceptant aveuglément les augmentations de limites de crédit que nous offrent les institutions financières.

À moins d’avoir une discipline de fer permettant de résister à la tentation de dégainer sa carte impulsivement, on devrait idéalement conserver une limite égale à son salaire mensuel net.

Puisque nul n’est à l’abri d’un léger abus de financement, on rappelle que le remboursent des prêts à haut taux d’intérêt doit se faire en premier.

Quand les dettes s’accumulent au point d’en perdre des bouts, un prêt de consolidation peut faciliter la gestion.

Prévoir les imprévus

Un coup les «débris financiers» hors du chemin, on commence à bâtir son fonds d’urgence.

Règle générale, il doit représenter 3 mois de salaire net. En cas de perte d’emploi, cela donne la marge de manœuvre nécessaire pour se remettre sur pied.

Pour ce faire, il est préférable de planifier un virement automatique. En mettant de côté 10% par paye, ça prendra 2,5 ans au plus.

Faire travailler ses économies

Le compte-chèques est un bien mauvais ami de l’épargne. Comme le génie d’Aladin, l’argent qui y dort ne demande qu’à être sorti pour exaucer nos vœux les moins avisés.

Pour bâtir son coussin, il est préférable d’opter pour un CELI, afin que les gains et revenus de placement restent à l’abri de l’impôt.

Ce type de compte permet de retirer facilement en cas de pépins, mais psychologiquement, on est moins tenté d’y toucher pour des dépenses impulsives. 

C’est aussi un outil flexible. Un CELI à faible risque est suggéré pour le fonds d’urgence, tandis qu’un CELI plus risqué peut servir à amasser une somme pour un projet plus lointain.

Pour tout comprendre sur le CELI, on a préparé une infographie disponible ici!

Choisir un conseiller financier

À un certain point dans le cheminement, le soutien d’un conseiller financier devient un incontournable. En fonction de la situation et des considérations fiscales, il peut établir un plan optimal entre les objectifs à court et long terme.

Par exemple, investir dans son REER pourrait offrir un crédit d’impôt qu’on dépose ensuite dans son CELI. Il y a aussi la possibilité d’emprunter à son REER pour financer une mise de fonds ou un retour aux études.

Chaque situation et chaque objectif doivent être considérés pour planifier efficacement. 

Ce n’est rien de révolutionnaire comme méthode, mais ça a marché pour moi. Suis-je devenu financièrement impeccable? Certainement pas, mais je dors tellement mieux avec mes deux oreilles posées sur mon coussin de sécurité. 


Transforme tes imprévus en simples anecdotes en comptant sur ton fonds d’urgence. Avec un bon plan de match, conçu sur mesure selon tes besoins et tes priorités, tu vas y arriver. Prends rendez-vous auprès d'un conseiller Sun Life pour t'éclairer.

 

Suivez-nous sur
les réseaux sociaux