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Université de l’Ontario français: Ottawa s’entend finalement avec le gouvernement Ford

Doug Ford
Photo Agence QMI, Dominic Chan Doug Ford

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Ottawa s’est finalement entendu avec le gouvernement Ford pour la mise sur pied de l’Université de l’Ontario français, un projet qui avait été annulé dans la controverse l’an dernier.

La contribution du gouvernement fédéral par rapport à celle de Toronto reste à négocier.

En vertu de l’entente qui a été signée samedi entre la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, et son homologue provinciale, Caroline Mulroney, il a toutefois été établi que le niveau de financement d’Ottawa devait rester inférieur à la moitié des coûts engagés par l’Ontario, est-il précisé dans le communiqué envoyé samedi.

Le fédéral s’est aussi engagé à couvrir 100 % des dépenses encourues lors des quatre premières années du projet. Si l’Ontario n’est pas capable de prendre le relais, elle devra rembourser au gouvernement canadien la part qu’il a investie.

«Je suis ravie que nous ayons conclu aujourd'hui, date du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, une entente qui permet au gouvernement fédéral d'aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à répondre aux besoins des minorités de langue officielle partout au pays», a mentionné la ministre Mélanie Joly.

Elle a également souligné la mobilisation de la communauté franco-ontarienne pour la concrétisation de l’Université de l’Ontario français.

L’annulation du projet pour des raisons financières par le gouvernement Ford en novembre dernier avait suscité un tollé sans précédent dans la communauté francophone en Ontario. Au même moment, Queen’s Park avait aussi annoncé l’abolition du Commissariat aux services en français. Dans la foulée, la députée francophone Amanda Simard avait claqué la porte du Parti progressiste-conservateur.

«C’est un jour important qui passera à l’Histoire pour nos communautés francophones. Cela fait plus de 40 ans que nos communautés militent activement pour avoir accès à une institution universitaire par et pour les francophones», ont commenté dans un communiqué distinct Marie-Pierre Héroux et Radi Shahrouri, coprésidents du Regroupement étudiant franco-ontarien.

L’Université de l’Ontario français sera la seule université à offrir un enseignement de niveau supérieur uniquement en français dans la plus grande province canadienne, qui compte plus de 600 000 francophones.

Le nouvel établissement pourrait offrir des cours dès l’année scolaire 2020-2021, mais aucune date d’ouverture n’a encore été confirmée, a fait savoir le bureau de Mélanie Joly.