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«On a raison de s’emballer» - Eugène Lapierre

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La victoire de Bianca Andreescu, samedi, lors de la finale des Internationaux des États-Unis, est un événement sans précédent dans l’histoire du tennis au Canada. Et selon le directeur de la Coupe Rogers de Montréal et vice-président de Tennis-Canada, Eugène Lapierre, ce n’est que le début.

«Dans son cas, je crois que oui, a souligné Lapierre, dimanche, pendant l’émission Salut Bonjour sur les ondes de TVA, lorsqu’il a répondu à la question à savoir si les partisans avaient raison de s’emballer. On n’est jamais à l’abri, oui des blessures, mais aussi des ravages de la pression. On a vu ce que ç’a pu faire sur une athlète comme Eugenie Bouchard, qui avait atteint la finale de Wimbledon en 2014. Ensuite, elle a eu un peu de difficulté, et elle en a toujours, à essayer de revenir à son niveau d’il y a quelques années.»

«Ce que ça peut faire pour une jeune fille de 19 ans, psychologiquement, mentalement, de revenir sur le terrain et de savoir que toutes les joueuses du monde vont vouloir avoir votre numéro. Dans son cas, elle a un bon entourage. Ses parents, ce sont du bon monde. Avec Sylvain [Bruneau] et l’entourage qu’elle a, je ne craindrais pas trop de ce côté-là. Oui, on a peut-être raison de s’emballer, de dire que ça sera peut-être la première d’une série de grandes victoires pour Bianca.»

Les partisans de tennis du Canada sont passés par toute la gamme des émotions lors de cette finale gagnée par Andreescu aux dépens de Serena Williams. Grâce à ce triomphe, Andreescu deviendra lundi la cinquième joueuse au classement de la WTA, égalant le résultat de Bouchard en 2014.

Lapierre ne fait pas exception et, lui aussi, a ressenti de grandes émotions.

«Du soulagement, a indiqué le directeur de la Coupe Rogers de Montréal. On la voyait tellement depuis le début de l’année et toute sa progression, malgré une blessure qui l’a tenu à l’écart quelques mois, on savait qu’elle tenait quelque chose et qu’elle pouvait devenir non seulement parmi les meilleures joueuses monde, peut-être même la meilleure joueuse du monde.»

«[...] Pour Tennis Canada, ça fait des années qu’on travaille à populariser le sport et créer des champions qui vont porter ce sport dans notre pays. Pour aujourd’hui, on peut dire mission accomplie même s’il reste tellement de travail à faire pour la suite. Ça va tellement changer la donne pour l’avenir du développement de notre sport au pays. On est très heureux.»