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Toujours 1 Québécois sur 5 analphabète

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La Journée internationale de l’alphabétisation avait lieu dimanche, et le Québec est loin d’avoir réglé le problème de l’analphabétisme.  

Malgré les ressources existantes, un Québécois sur cinq serait analphabète, selon la Fondation pour l’alphabétisation. Cela représente près de 1,6 million de personnes.  

Ce problème de société a des racines multiples, selon Caroline Meunier, analyste au Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ). Selon elle, la pauvreté et l’analphabétisme sont indissociables.  

«On ne réalise pas à quel point la pauvreté a un impact direct sur le développement de l’enfant, sur le développement de ses habiletés cognitives, langagières et comportementales, etc. Bref, des habiletés sur lesquelles l’école va tabler par la suite pour assurer la réussite scolaire de l’enfant», explique Mme Meunier.  

Le défi qui accompagne l’alphabétisation est de convaincre les adultes aux prises avec des difficultés d’apprentissage, et qui seraient potentiellement réticents à retourner sur les bancs d’école, à aller chercher l’aide nécessaire.  

Selon Mme Meunier, les adultes qui sont déjà en démarche d’alphabétisation sont les meilleurs ambassadeurs.  

«Entrer dans une démarche d’alphabétisation est d’admettre à soi-même qu’on vit des difficultés et c’est devoir l’avouer à son entourage par la même occasion», ajoute Mme Meunier.  

Seuls 5% des adultes présentant des besoins sont rejoints par les ressources d’alphabétisation offertes, soient le Réseau des groupes d’alphabétisation populaires et le Réseau des commissions scolaires.