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Grands Prix cyclistes: des espoirs s’accrochent au rêve

Les jeunes cyclistes canadiens ont dû batailler ferme cette saison pour poursuivre leur développement

cycliste Nick Zukowsky
Photo Simon Clark Au Grand Prix cycliste de Québec, Nick Zukowsky n’aura pas le temps de regarder la fontaine de Tourny en passant la porte Saint-Louis. 

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À l’aube des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal, le champion canadien espoir Nickolas Zukowsky figure parmi les étoiles montantes qui ont réussi à s’illustrer toute la saison malgré un contexte sportif difficile en Amérique du Nord.

L’année 2019 s’annonçait moins rose de ce côté-ci de l’Atlantique en cyclisme sur route. Moins d’équipes, moins d’épreuves et quelques retraites prématurées ont forcé les autres athlètes prometteurs à s’accrocher encore plus fort à leur rêve.

Après une saison plus modeste l’an dernier, « Nick » Zukowsky, 21 ans, a ouvert bien des yeux avec un mois de juin presque parfait. L’athlète originaire des Laurentides n’a pas raté son coup en remportant le Grand Prix de Saguenay, une 3e place au 34e Tour de Beauce, et le titre espoir au championnat national sur route. Difficile de faire beaucoup mieux.

« En 2018, avec l’équipe Silber, il y avait plusieurs gars plus expérimentés et la stratégie était un peu différente. Avec Floyd’s cette année, j’ai couru en Asie, j’ai progressé et j’ai pu jouer ma carte personnelle. C’est évident aussi que je n’avais pas le choix de réussir mon mois de juin cette année ! » explique le cycliste.

Prochaine étape

En signant avec la formation américaine Rally UHC pour 2020, Zukowsky grimpera d’un échelon avec plusieurs courses importantes en sol européen. Cette année, l’équipe Rally a même participé au prestigieux Tour de Suisse, remporté par Egan Bernal, vainqueur du Tour de France.

Pour convaincre les équipes WorldTour et espérer jouer dans la même ligue que les Houle, Duchesne et Woods, il faut pédaler contre les meilleurs sur leur propre terrain de jeu. « Je ne peux pas demander mieux. L’équipe a beaucoup d’ambition et elle ne cesse de progresser », ajoute l’étudiant à l’Université Laval.

Un œil sur Québec

Récemment, Zukowsky a goûté au calibre qui l’attend l’an prochain. Au Tour de l’Avenir, il a pris le 59e rang face aux meilleurs espoirs de moins de 23 ans. Pour les Grands Prix cyclistes, Zukowsky sera à nouveau vêtu du maillot de l’équipe canadienne. À sa 2e participation, il devra affronter sa future équipe Rally UHC, également invitée sur l’épreuve. Québec lui convient mieux, surtout avec deux tours de plus à Montréal. Le cycliste terminera ensuite sa saison aux mondiaux sur route.

« L’an dernier, à la fin, j’ai été victime d’une chute à Québec dans la descente de la côte Gilmour. Ce fut une fin décevante parce que je veux voir comment je suis dans le dernier tour alors que ça roule à fond. »


► En prévision de la 10e édition des Grands Prix cyclistes, les coureurs arriveront mardi après-midi à l’Aéroport de Québec. Julian Alaphilippe, Vincenzo Nibali et Geraint Thomas seront présents.

Un bel accomplissement pour Laurent Gervais

Un peu dans l’ombre, le Québécois Laurent Gervais a connu une progression constante qui le propulsera dans quelques jours vers son baptême de feu du circuit WorldTour à Québec.

Laurent Gervais a hâte de se frotter à l’élite mondiale.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Laurent Gervais a hâte de se frotter à l’élite mondiale.

Après avoir appris les rudiments du métier dans les courses locales, l’athlète de Lorraine dans les Basses-Laurentides a ensuite traversé la frontière américaine pour étudier en Virginie. Depuis trois ans, l’équipe Aevolo fait confiance au cycliste de 21 ans, désormais de retour sur les bancs d’école un peu plus près de la maison, à Polytechnique Montréal, en génie industriel.

« J’ai été chanceux cette saison parce que j’ai réussi à avoir un bon calendrier de courses. Au championnat canadien en juin, on a su qu’il y avait une possibilité d’aller au Tour de l’Avenir et c’était la meilleure préparation qu’on puisse avoir juste avant les Grands Prix. C’était une découverte là-bas, mais j’en sors vraiment surpris et motivé pour le futur », explique-t-il.

Les deux épreuves du week-end prochain représentent bien sûr un rêve, mais aussi un pas de plus dans un développement inachevé.

« Mes années comme espoir de moins de 23 ans se terminent, mais j’aimerais continuer de courir en Europe en Division Nationale 1 l’an prochain. J’ai encore de belles années devant moi et d’autres coureurs ont montré qu’ils pouvaient émerger un peu plus tard. Je crois également beaucoup à l’importance des études en parallèle. » Le message est donc passé aux plus jeunes.