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Lettres de Cuba

Une Place des arts cachée entre des palmiers royaux

Lettres de Cuba
Photo Jacques Lanctôt

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Toutes les grandes villes qui se respectent possèdent leur place des arts. La Havane n’est pas en reste et son magnifique Théâtre national (à ne pas confondre avec le Gran Teatro Alicia Alonso) en est la preuve.

Si vous avez visité la fameuse Place de la Révolution, là où se trouvent les immenses murales du Che et de Camilo Cienfuegos, vous avez peut-être noté un petit bosquet avec palmiers royaux, l’arbre emblématique de Cuba. C’est à cet endroit, un peu à l’abri du va-et-vient incessant des autocars remplis de touristes, que se trouve un des plus importants complexes artistiques et culturels de la capitale cubaine.

La construction de cette place des arts typiquement cubaine n’est pas sans rappeler certaines histoires bien québécoises. La première pelletée de terre fut donnée en octobre 1952 et on prévoyait son ouverture dix-huit mois plus tard. À l’époque, on parlait d’une construction semblable au fameux Radio City, de New York. Mais, finalement, ce ne sera que vingt-sept ans plus tard, en septembre 1979, que sera officiellement inauguré le Théâtre national de Cuba, à l’occasion du VIe Sommet des Pays non-alignés. Entre-temps s’étaient produits le coup d’État de Fulgencio Batista puis le triomphe de la Révolution dirigée par Fidel Castro. Les plans originaux et les projets d’architectes avaient eu amplement le temps d’évoluer et de se transformer.

Lettres de Cuba
Photo Jacques Lanctôt

 

Avec ses deux salles, l’une pouvant accueillir 850 personnes et l’autre 2254 personnes sur trois niveaux, ce complexe culturel est donc à la fine pointe des installations acoustiques et techniques qui conviennent aussi bien aux représentations théâtrales qu’aux spectacles d’humour, de chants lyriques, de ballet et de musique classique. Chaque salle possède son hall d’entrée où se trouvent exposées et offertes à la vente de nombreuses œuvres d’artistes cubains parmi les plus représentatifs, dont une immense murale du peintre de renommée internationale René Portocarrero.

Comme un peu partout à Cuba, les enfants font partie du projet culturel. Durant les fins de semaine, on y donne des cours de danse moderne et créative, de gymnastique douce, de méditation orientale et de yoga, d’initiation au ballet et à la musique, de chant africain, de jeux scéniques, de diction et d’improvisation, etc.

Un imposant centre de documentation est mis à la disposition des étudiants et des professeurs de différentes disciplines artistiques.

Après une visite de la Place de la Révolution, où vous serez exposés au plein soleil, profitez-en pour aller vous promener dans les jardins du Théâtre national, à l’ombre des palmiers royaux et parmi les sculptures qui y sont exposées en permanence. Et qui sait, vous serez peut-être intéressé par un spectacle à l’affiche en matinée ou en soirée.