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Le Canadien doit éviter un faux départ

Le vétéran défenseur Shea Weber veut éviter de jouer du hockey de rattrapage

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« On doit gagner plus de matchs. » Direct et sans détour, Shea Weber répond parfois aux questions des journalistes de la même façon qu’il va récupérer les rondelles en coin de patinoire

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Considérant que le Tricolore a raté les séries par trois maigres points, cette réponse en apparence simpliste à la question « Que devez-vous faire pour passer à l’étape suivante ? » cachait un bon fond de vérité. 

Il suffisait de développer.

« Connaître un bon début de saison, c’est tellement important. Toutes les équipes vous le diront, a-t-il lancé. Quand tu connais un mauvais départ, tu dois jouer du hockey de rattrapage pratiquement tout l’hiver.

Ça devient exigeant. »

Sur ce point, le capitaine du Canadien a parfaitement raison. Ce qu’il semble oublier, c’est que ses coéquipiers avaient amorcé la campagne de façon plus que respectable avec une récolte d’au moins un point dans 9 de leurs 12 premiers matchs (7-2-3).

Bref, ça ne fait pas foi de tout. Ce qu’il faut surtout éviter, ce sont les longues séries d’insuccès, comme les cinq matchs sans victoire de novembre ou les 6 gains en 16 rencontres, entre la mi-février et la mi-mars. 

Calme et confiance

Évidemment, une meilleure exécution de l’attaque massive sera primordiale. Le Canadien est l’équipe qui a marqué le moins de buts l’an dernier en supériorité numérique (31 en 234 occasions). Quelques-uns de plus, ici et là, surtout dans des revers subis par l’écart d’un seul but auraient certainement fait une grosse différence au classement final.

Le défenseur a reconnu que les membres de cette unité spéciale montréalaise, devant leurs insuccès accumulés, avaient peut-être commencé à jouer un peu plus nerveusement.

« L’aspect mental y est définitivement pour quelque chose. Lorsqu’on joue avec moins de confiance, on serre notre bâton un peu plus, et on essaie parfois de changer notre jeu un peu trop », a-t-il raconté.

« Le mieux serait d’avoir un bon départ pour gagner en confiance et bâtir là-dessus », a-t-il répété par la suite.

De bons leaders

Si Weber insiste tant sur la notion du « bon départ », c’est que, cette fois, il pourra y prendre part. L’an dernier, il avait dû patienter jusqu’au 25e match de la saison avant de sauter dans la mêlée.

« J’ai hâte d’amorcer le camp d’entraînement. J’ai bénéficié d’un été complet pour m’entraîner et patiner, a-t-il indiqué. L’an dernier, il y avait beaucoup d’incertitude, car je ne savais pas quand je serais en mesure de revenir au jeu. »

L’autre bonne nouvelle, c’est que tous les joueurs ont une saison de plus derrière la cravate. Un autre facteur qui devrait aider à passer à la prochaine étape.

« On a une équipe très semblable cette année, plus vieille, plus expérimentée. Ça devrait aider, a-t-il soutenu. Un bon groupe de leaders comme celui que nous avons aide à tirer une équipe. Il faut s’assurer que tous les nouveaux venus se sentent confortables et que tout le monde embarque dans le bateau. »