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«Le but reste de participer aux séries» - Marc Bergevin

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Marc Bergevin a une philosophie assez simple. Malgré son souhait de réintégrer une place en séries, le directeur général du Canadien misera encore sur la relève pour construire une équipe gagnante. Il ne sacrifiera pas l’un des joyaux de son organisation pour une solution à court terme.  

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Avant de frapper une petite balle blanche sur les allées du chic club de golf de Laval-sur-le-Lac, Bergevin a réitéré lundi sa confiance envers le futur de son équipe et il s’est tenu bien loin du piège des grandes promesses.

« J’aime le groupe que nous avons, a dit le DG du Tricolore. Le camp sera important, il y aura de la compétition à l’interne avec plusieurs joueurs qui poussent. J’aimerais voir des jeunes percer notre formation pour le premier match de la saison en Caroline.

« Le but reste de participer aux séries, a-t-il continué. Mais avec la parité dans la LNH, il y a peut-être une douzaine d’équipes qui se battront pour entrer en séries. C’est la même chose tous les ans. Nous faisons partie de ce groupe. Avec notre apprentissage de l’an dernier et avec la motivation et l’engagement de nos joueurs, je crois que nous nous dirigeons dans la bonne direction. L’avenir du Canadien est vraiment bon. Pas juste pour cette année, mais pour plusieurs saisons. »

Embauché en mai 2012, Bergevin en est à une huitième saison dans le siège de DG à Montréal. Sous sa gouverne, le CH a participé aux séries à quatre reprises, mais une seule fois au cours des quatre dernières saisons.

Pression quotidienne

Après l’horrible saison 2017-2018, le DG a procédé à une réinitialisation (« reset ») pour relancer son équipe. Il a échangé son capitaine Max Pacioretty en plus de se départir d’Alex Galchenyuk. Il a eu la main heureuse dans les deux transactions. Malgré une exclusion des séries l’an dernier, le Tricolore a surpassé les attentes avec 96 points, soit deux points de moins seulement que les Blue Jackets, qui ont terminé au huitième rang dans l’Est.

« Comme DG et gestionnaire, mes attentes pour l’an dernier étaient plus élevées que les vôtres, a rappelé l’ancien défenseur. Un peu tout le monde disait que nous étions pour être l’une des pires équipes de la LNH. Nous avons fait du progrès et nous voulons continuer. Notre noyau de jeunes est l’un des meilleurs de la LNH. Nous avons aussi un coussin important sous la masse salariale. »

Gérer les risques

Très calme devant les journalistes en cette journée de rentrée dans l’univers du CH, Bergevin ne ressemblait en rien à un homme assis sur un siège éjectable.

« Non, je ne sens pas une pression additionnelle, a-t-il répliqué. Je gère ma pression au quotidien. Je veux bâtir une bonne équipe à court terme, mais aussi à long terme. Je ne ferai pas une transaction juste pour le plaisir. Je n’irai pas chercher un joueur qui nous aiderait pour une seule saison et qui nous ferait du mal pour les autres années. Comme gestionnaire, je dois gérer les risques. »

Offre à Gardiner

Le 1er juillet dernier, Bergevin a tenté d’attirer un ancien défenseur des Maple Leafs de Toronto à Montréal. Il a confirmé avoir déposé une offre à Jake Gardiner. Vendredi dernier, le défenseur a paraphé un contrat de quatre ans et 16,2 millions (4,5 millions par année) avec les Hurricanes de la Caroline.

À un tel salaire, Gardiner a visiblement préféré la paix d’un petit marché comme celui de Raleigh à une ville bouillonnante comme Montréal.

Bergevin a trouvé un plan B assez différent en ajoutant au cours de l’été un défenseur plus robuste en Ben Chiarot.

Coussin de 6 M$

À trois semaines de l’ouverture de la saison, Bergevin gardera un œil attentif sur les dossiers de Mitch Marner, Brayden Point, Mikko Rantanen et autres jeunes joueurs autonomes avec compensation.

Il n’est pas question de déposer encore une fois une proposition hostile comme il l’avait fait avec Sebastian Aho et les Hurricanes, mais bien de tendre l’oreille aux équipes prises à la gorge avec le plafond.

« Nous avons pratiquement six millions comme espace, a-t-il dit. C’est un atout pour notre organisation. Nous restons aux aguets. S’il y a une possibilité d’améliorer notre équipe et de libérer une autre formation qui se bat avec le plafond (salarial), nous le ferons. Comme nous l’avons fait avec Winnipeg et Joël Armia. »