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Un vote de confiance prudent: Molson se dit satisfait du travail de Bergevin

Geoff Molson se dit satisfait du travail de Marc Bergevin

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Exclu des séries lors de trois des quatre dernières saisons, le Canadien traverse l’une des pires sécheresses de son histoire. S’il devait à nouveau rater le prochain tournoi, il atteindrait un seuil de médiocrité qu’il n’a vécu qu’une seule fois dans sa glorieuse histoire.

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De la saison 1998-1999 à 2002-2003, le Tricolore avait été privé d’une participation au grand bal printanier quatre fois en cinq saisons. Au cours de cette période, le Canadien avait procédé à deux congédiements d’entraîneur-chef (Alain Vigneault et Michel Therrien) de même qu’à deux licenciements de directeurs généraux (Réjean Houle et André Savard).

Cette fois, la haute direction a préféré prôner la stabilité. Seulement l’entraîneur (Therrien) a payé le prix depuis mai 2012. Et il se pourrait bien qu’il en soit encore ainsi au terme de la saison. À première vue, malgré des résultats mitigés, le siège de Marc Bergevin ne semble pas éjectable.

« J’ai confiance qu’en groupe, on est en train de bâtir quelque chose de très bon », a lancé Geoff Molson, en marge du tournoi de golf qui lance annuellement la saison du Canadien.

Heureux des derniers mois

Si Bergevin, à qui il reste trois ans de contrat, paraît bien en selle, c’est que l’avenir s’annonce prometteur. Après une saison désastreuse en 2017-2018, il a été en mesure de redresser la barque. Suffisamment, du moins, au goût de Molson, propriétaire, président et chef de la direction du Canadien.

« Il y a deux ans, après la saison décevante, on s’est regardé dans le miroir et on s’est dit qu’il fallait faire des changements. C’est pour ça que, l’an dernier, on a vu beaucoup de changements. On a fait beaucoup d’excellents choix. Je suis très satisfait de ce qui s’est passé dans les 15-16 derniers mois », a soutenu Molson.

« Si on regarde les recrues qui s’en viennent et les vétérans qui se trouvent au sein de l’équipe, on a une équipe avec beaucoup de potentiel », a-t-il ajouté.

Les acquisitions de Max Domi, Tomas Tatar et Nick Suzuki, ainsi que les bonnes prises au repêchage ont sans aucun doute pesé dans l’évaluation de Molson.

Une porte ouverte

Cela dit, pareil vote de confiance est loin d’assurer un emploi dans le monde du sport. Molson ne serait pas le premier à faire sauter les pattes à l’un de ses dirigeants après lui avoir donné une tape dans le dos.

D’ailleurs, il a joué de prudence en gardant une porte ouverte à un certain moment de la mêlée de presse lorsqu’un collègue a insisté sur le sort qui serait réservé à Bergevin advenant une autre exclusion des séries.

« Ça dépend de plusieurs situations, mais j’ai confiance en Marc et son équipe. J’ai confiance qu’on va bien jouer cette année », a laissé tomber le grand patron du CH.

Il vaudrait mieux, car les amateurs ont la mèche assez courte.

« Je croise souvent les partisans. Ils ont hâte de voir les jeunes dans le futur. Mais, ça fait trois fois en quatre ans que nous ratons les séries. Je pense qu’ils veulent les voir (les séries) et je pense qu’on va réussir. »

L’intention est bonne, mais la compétition s’annonce encore plus serrée que l’an dernier.