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Carnage en Irak en 2007: peines réduites pour trois ex-agents de Blackwater

Carnage en Irak en 2007: peines réduites pour trois ex-agents de Blackwater
Photo d'Archives, AFP

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La justice américaine a annoncé mardi des peines réduites pour trois anciens employés de la société de sécurité privée Blackwater, jugés coupables de la mort de 13 civils irakiens à Bagdad en 2007.  

Les trois Américains - Paul Slough, Evan Liberty et Dustin Heard - ont été condamnés respectivement à 15, 14 et 12 ans et demi de prison à Washington en fin de semaine dernière, selon un communiqué publié mardi par les autorités judiciaires. 

À l’issue d’un procès fleuve en 2014, ils avaient écopé de peines de 30 ans de réclusion pour leur rôle dans ce carnage qui avait suscité une indignation internationale. 

Un de leurs anciens collègues, Nicholas Slatten, accusé d’avoir ouvert le feu en premier et d’avoir prémédité la tuerie, avait été lui condamné à la perpétuité. 

Ce jugement avait ensuite été invalidé par une cour d’appel, qui avait estimé qu’ils auraient dû être jugés séparément. 

Le 16 septembre 2007, ces employés de Blackwater, qui a depuis changé de nom, avaient ouvert le feu à la mitrailleuse et jeté des grenades sur un carrefour très fréquenté de Bagdad, alors qu’ils circulaient en véhicules blindés.  

La fusillade avait fait au moins 13 morts et 17 blessés, dont des femmes et des enfants.  

Les agents avaient assuré avoir été la cible de tirs d’insurgés, une affirmation contredite par les témoignages et les procureurs.  

La bavure avait suscité un scandale international et renforcé le ressentiment de la population irakienne envers les Américains. Blackwater était devenue le symbole de ces sociétés accusées d’opérer en pleine impunité sous contrat avec le gouvernement américain. 

L’annulation du procès avait renforcé ces critiques. 

Mais depuis, Nicholas Slatten a été rejugé de son côté et a de nouveau été condamné en août à la réclusion à perpétuité. 

« C’était une fusillade sauvage qui ne peut pas être validée par un tribunal », a déclaré le juge Royce Lamberth en prononçant la peine de ses trois anciens collègues.  

Pour lui, ces peines reflètent « ce que sont les États-Unis: nous tenons pour responsables de leurs actions nos forces armées et nos sous-traitants ».