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Changements climatiques: appel à la grève générale le 27 septembre

Changements climatiques: appel à la grève générale le 27 septembre
Photo d'archives, Simon Clark/Agence QMI

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MONTRÉAL | Des militants issus de plusieurs milieux se sont réunis mardi pour envoyer un appel à la grève générale au Québec, afin d'inciter la population à joindre la mobilisation internationale pour le climat qui se tiendra le 27 septembre prochain. 

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Des porte-parole du collectif La planète s’invite au parlement, issus notamment des milieux universitaire, communautaire et de la santé, étaient accompagnés de porte-parole d'organismes environnementaux comme Greenpeace Canada et Équiterre pour tenter de convaincre les Montréalais de participer au mouvement mondial Planète en grève. 

La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg sera d'ailleurs de passage dans la métropole pour l'occasion. 

«Ça fait 40 ans que la science a nommé le problème, et rien ne se passe. Rassemblons-nous», a dit Dominic Champagne, instigateur du Pacte pour la transition, signé en ligne par 281 000 personnes depuis son lancement en novembre 2018. 

Dix-sept villes à travers le Québec organiseront des manifestations, de Montréal à Alma. 

Le milieu étudiant mobilisé 

Louis Couillard, co-porte-parole du mouvement étudiant La planète s’invite à l’université, est convaincu que cette action sera la première d’une escalade de moyens de pression. 

«Vingt-cinq administrations scolaires ont déjà voté la grève et des milliers d’étudiants seront en grève. Il reste encore 15 cégeps à se positionner pour la grève du 27», a-t-il dit-il. 

Pour sa part, Lylou Sehili, co-porte-parole du mouvement étudiant Devoir environnemental collectif (DEC), a pris le temps de dénoncer la mise en place par les cégeps de journées institutionnelles, le 27 septembre. Les cours ne se tiendront pas, mais il sera permis de présenter des ateliers et conférences. 

«Les journées institutionnelles, c’est environ 50 000 cégépiens et cégépiennes à qui on a enlevé le droit de s’exprimer démocratiquement, croit-il. Les jeunes veulent reprendre leur futur en main et ils n’accepteront pas de se faire bâillonner.» 

La Fédération des cégeps du Québec assure, de son côté, que les journées institutionnelles n’ont pas été mises en place pour pénaliser les étudiants, précise la directrice des communications, Judith Laurier. 

Les syndicats ne peuvent faire la grève 

Pour sa part, Serge Cadieux, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a souligné que les syndicats sont limités dans leur pouvoir d'action pour participer à ce mouvement. 

«Dans le cadre légal actuel, c’est impossible de faire un appel à la grève en dehors des périodes de négociations de conventions collections, a-t-il détaillé par courriel. Par contre, la FTQ est très impliquée dans l’organisation de la marche du 27 septembre et invite ses membres à venir marcher en grand nombre.» 

La marche débutera le 27 septembre à midi au Monument à Georges-Étienne Cartier, en face du parc Jeanne-Mance, à l'est du mont Royal.