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Combattre une méningite bactérienne et un cancer du haut de ses deux mois

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Les cas de jeunes enfants qui doivent faire face à la maladie sont toujours bouleversants. C’est cette dure épreuve que traversent Mariane Lajoie, journaliste de TVA Nouvelles dans Charlevoix, et son conjoint, depuis la naissance de leur fils Miro.

Du haut de ses deux mois, Miro Lacroix montre une force incroyable. En juillet, à deux semaines de vie, Miro a été frappé par une méningite bactérienne. Cette maladie, à cet âge, peut laisser de graves séquelles.

«Ça, ça peut être assez dangereux, il aurait pu être sourd, il aurait pu avoir des séquelles neurologiques. Finalement, après trois semaines d’hospitalisation avec Miro à Québec, on est chanceux; il s’en est tiré sans aucune séquelle», a expliqué Mariane Lajoie.

La famille n’était par contre pas au bout de ses peines. C’est lors de bilans sanguins post-méningite que le deuxième diagnostic difficile tombe.

«Ton bébé, qui n’a même pas encore deux mois, a le cancer des glandes surrénales. Le problème, c’est les métastases qu’il y a dans sa moelle osseuse, mais aussi dans son foie. Son foie fonctionnait vraiment plus», a continué la jeune mère de famille.

Devant l’urgence de la situation, Miro a reçu son premier traitement de chimiothérapie en moins de 24 heures. Grâce à cela, son foie est presque assuré d’être sauvé. Les traitements de chimio, par contre, se poursuivront durant une période indéterminée.

«Combien de cycles vont être nécessaires, on ne le sait pas encore. C’est la biopsie qui va le déterminer, mais sûrement que Miro va perdre ses petits cheveux. Miro perd beaucoup de poids quand il fait sa chimio. C’est sûr qu’il va y avoir encore beaucoup d’allers-retours à Québec», a affirmé Mariane Lajoie.

Une mobilisation partout dans la province

Touchés par cette situation hors du commun, des proches ont créé une campagne de sociofinancement. Des centaines de personnes, connues ou non des Lacroix, se sont mobilisées. À ce jour, le montant s’élève à plus de 12 000 $.

«On a reçu des messages de gens qui ont vécu sensiblement la même chose que nous autres», a expliqué Pierrick Lacroix, le père de Miro. «Oui, des gens de Charlevoix, de Rivière-du-Loup, de Québec, de partout à travers la province, parce que c’est un petit bébé et que ça les touche. Wow!», a continué sa conjointe.

D’ailleurs, le maire des Escoumins, André Desrosiers, a lui aussi choisi de soutenir la cause. Lors du festival marin de la municipalité, il a pris part à l’activité «Fais tomber ton maire», dont les profits allaient directement à la famille de Miro. À une quinzaine de reprises, le maire s’est retrouvé à l’eau, pour finalement amasser près de 300 $

Garder le cap avec espoir

Aujourd’hui, Miro est de retour à la maison avec ses parents, en attendant son deuxième cycle de chimiothérapie ainsi que sa biopsie, qui auront lieu dans moins d’une semaine.

«Le combo méningite et cancer, c’est extrêmement rare. C’est beaucoup de frustration et d’incompréhension. On n’a pas la santé présentement, mais on a l’espoir, puis, ça, je pense que c’est l’important de la chose», a affirmé Pierrick Lacroix.