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L’auteure happée avait plein de projets en tête

madame happée
Photo Courtoisie, famille YVES BERIAULT Casilda Deveaux-Cohoon. Décédée

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Une auteure acadienne de 84 ans avait encore des projets plein la tête au moment de mourir, happée par un poids lourd mardi dernier à Montréal.

« À 9 h 30, le matin [de son décès], elle m’envoyait un courriel pour ne pas oublier de confirmer sa présence au Salon du livre de Montréal, en novembre », a soufflé au Journal son éditeur Jacques P. Ouellet, sonné par la triste nouvelle.

Dernier courriel

Environ 4 heures après ce qui semble être son dernier courriel, l’impact a été fatal pour Casilda Deveaux-Cohoon.

Le drame s’est produit au coin de la rue de Terrebonne, tout près de l’intersection de l’avenue Girouard, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.

Un camion l’a frappée de plein fouet, faisant d’elle le 15e piéton heurté mortellement cette année. Elle traversait alors la rue, à quelques pas de chez elle, afin d’aller faire des courses.

« Elle revenait d’un voyage aller-retour­­­ dans les Maritimes, a relaté Marcel Deveaux, son cadet de 67 ans. [Cassie] devait se reposer quelques jours. Mais elle était en santé et avait toute sa tête. »

Quelques secondes plus tard, son corps gisait au sol, devant la résidence d’une centaine de logements où elle demeurait, devant de nombreux témoins ébranlés. Les circonstances de l’accident n’ont pas encore été établies.

Troisième roman en cours

Malgré son âge, l’Acadienne d’origine vivait une période charnière de sa carrière. Son deuxième roman, Jeanne Dugas d’Acadie, venait d’être traduit en français. Elle en avait écrit un auparavant, intitulé Severine.

« Elle en écrivait un troisième. Je trouverai sûrement son travail au moment de vider son appartement, a laissé tomber M. Deveaux. Elle en a fait beaucoup pour une petite fille du petit village de Chéticamp, au Cap-Breton. »

La défunte a travaillé comme chercheuse, journaliste pigiste et auteure de livres relatant l’histoire de l’Acadie. Plus particulièrement l’histoire des femmes. Elle s’était installée à Montréal dans les années 1950, après des passages à New York et à Paris.

Un cousin éloigné, Robert Deveaux, a souligné avoir travaillé de près avec elle il y a de cela 10 ans.

« C’était une femme d’une grande culture générale, a-t-il indiqué. C’était une femme très chaleureuse. »