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Le Brésil défend à l’ONU sa gestion des incendies en Amazonie

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Photo d'archives, AFP

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 Le Brésil a assuré mardi devant l’ONU à Genève « combattre la déforestation illégale », alors que la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme s’était déclarée la veille « profondément préoccupée par l’accélération drastique de la déforestation » en Amazonie. 

 « Le Brésil est pleinement engagé dans la lutte contre la situation actuelle dans la région amazonienne. Le gouvernement brésilien réaffirme son engagement dans la lutte contre la déforestation illégale », a déclaré l’ambassadrice brésilienne Maria Nazareth Azevedo, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.  

 Le gouvernement du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a été vivement mis en cause ces dernières semaines par la communauté internationale en raison de la recrudescence de la déforestation et des incendies en Amazonie.  

 À l’occasion de l’ouverture lundi de la 42e session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, avait affirmé que les « incendies qui font actuellement rage dans la forêt tropicale peuvent avoir un impact catastrophique sur l’humanité ».  

 « Leurs pires effets sont subis par les femmes, hommes et enfants qui vivent dans ces régions. On ne connaîtra peut-être jamais le nombre total de morts et de blessés qui se sont produits ces dernières semaines en Bolivie, au Paraguay et au Brésil », avait ajouté l’ex-présidente chilienne.  

 Sept des neuf pays qui se partagent l’Amazonie, dont le Brésil où se trouve la majeure partie (60 %), ont défini la semaine dernière en Colombie des mesures de protection de la plus grande forêt tropicale.  

 Selon des données officielles provisoires, la déforestation de l’Amazonie au Brésil a pratiquement doublé entre janvier-août et la même période de 2018.  

 À Genève, l’ambassadrice brésilienne a assuré que ces incendies étaient un « phénomène saisonnier, fréquent pendant la saison sèche actuelle ». Ils se situent à des niveaux similaires à la moyenne des 20 dernières années « et bien en deçà des chiffres des années 2002 à 2005, 2007 et 2010 », a-t-elle déclaré.  

 « L’appel lancé rapidement aux forces armées et à d’autres organismes publics pour qu’ils luttent contre ces incendies témoigne de notre engagement en faveur de l’Amazonie et du développement durable de la région », a-t-elle insisté.  

 Climatosceptique, le chef de l’État brésilien a plusieurs fois exprimé son soutien à l’exploitation minière dans des réserves indigènes et des zones protégées.