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Cabaret du Casino : le country dans tous ses états

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MONTRÉAL | La mode est au country, et le Cabaret du Casino de Montréal profite de la vague avec la revue musicale Passion country, qui aligne les titres les plus mythiques du genre en français et en anglais, et dont la première avait lieu mercredi.

Mettant en vedette les chanteurs Florence Lefebvre-Gagnon (qui prête sa voix à plusieurs publicités) et Yanick Lanthier (non retenu après son audition à l’aveugle à «La Voix», en 2014, qui a pris part à plusieurs collectifs en salle), sept musiciens, trois choristes et quatre danseuses, «Passion country» s’inscrit dans la lignée des revues musicales présentées dans la maison du jeu.

En huit pots-pourris et une succession de tableaux aux mises en scène évocatrices, on survole en 90 minutes l’essentiel des incontournables du country commercial.

Dolly Parton et Kenny Rogers («Lucille»), Willie Nelson («On The Road Again»), Johnny Cash («Ring of Fire») et Shania Twain («Any Man Of Mine») ont tous leur moment de gloire.

Des portions sont aussi consacrées aux chanteuses, aux années 2000 et à la danse. Le tour de chant se termine sur une note festive, entre autres grâce à «Achy Breaky Heart».

Parfois impeccables vocalement (Lefebvre-Gagnon a été sans faille sur «I Will Always Love You», et Lanthier n’avait pas à rougir de sa «Always On My Mind»), les deux têtes d’affiche ont ici et là montré des signes de fatigue, faussant sur plusieurs extraits.

Cela dit, chapeau (de cow-boy) à Yanick Lanthier, qui a «yodlé» comme un maître à mi-chemin de la soirée.

Québécois

Une parenthèse est accordée au country québécois dans la rétrospective. On y salue nos pionniers, avec des hommages à Willie Lamothe («Mille après mille») les Martel («Un amour qui ne veut pas mourir»), Patrick Norman («Quand on est en amour»), les Daraîche («À ma mère (Perce les nuages)»), en plus d'offrir des relectures d’autres classiques.

Ironiquement, c’est en livrant cette portion bien de chez nous du spectacle que les artistes de «Passion country» ont semblé le plus s’éclater, mercredi.

Avec son enfilade de grands succès, ses projections en arrière-scène, ses fréquents changements de costumes (et de chapeaux!), ses prestations parfois exagérées de danseuses minimalement vêtues et démesurément souriantes, ses éclairages convenus, ses paillettes en abondance et sa touche «kitsch» qui amène une joyeuse légèreté à l’ensemble, «Passion country» ne réinvente certainement pas le concept, mais fera passer un agréable moment aux spectateurs qui aiment se remémorer des refrains réconfortants.

Après tout, il faut être un brin rabat-joie pour ne pas aimer fredonner les immortelles paroles de «Quand on est en amour»...

«Passion country» tient encore l’affiche du Cabaret du Casino de Montréal les vendredi 13 et samedi 14 septembre.