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À nouveau réunis

Antoine Valois-Fortier retrouve Nicolas Gill comme entraîneur

Antoine Valois-Fortier
Photo Alain Bergeron Antoine Valois-Fortier retrouve son complice Nicolas Gill, qui reprend ses fonctions d’entraîneur en plus de celles de directeur général et de directeur de la haute performance à Judo Canada.

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Investi dans ses tâches de directeur général de Judo Canada depuis trois ans, Nicolas Gill reprend du service comme entraîneur jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo.

Nicolas Gill
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Nicolas Gill

 

Judo Canada a annoncé mercredi que le double médaillé olympique, qui agit également comme directeur de la haute performance, revient sur le tatami afin d’accompagner un groupe d’athlètes de l’équipe canadienne, dont Antoine Valois-Fortier, avec qui il travaillait lors de l’obtention de sa médaille de bronze aux Jeux de Londres en 2012.

La fédération nationale a dû se prêter à une réorganisation à l’interne avec la démission récente de Michel Almeida, qui veillait sur l’équipe nationale masculine, et qui a quitté ce poste pour des raisons familiales, selon Judo Canada. Son départ a créé une brèche qui a amené Gill à retrouver un rôle qui lui est familier après avoir œuvré à titre d’entraîneur-chef de 2009 à 2016.

« Je trouve ça dommage de perdre Michel, qui est un bon entraîneur, mais en même temps, Nico est un coach avec lequel j’ai eu le plus de succès. Nico, c’est plus qu’un coach, c’est mon ami, c’est quelqu’un avec qui j’ai beaucoup d’affinités. Donc, pour ça, c’est le fun. Il faut que je regarde en avant et je me dis que le meilleur est à venir. Je suis entre bonnes mains avec Nico et Sasha (Mehmedovic) », estime Valois-Fortier, pour qui la médaille de bronze aux récents championnats du monde l’a hissé au huitième rang mondial chez les 81 kilos.

Dans la réflexion

Gill et Sasha Mehmedovic, l’entraîneur de l’équipe nationale féminine durant les dernières années, se partageront dorénavant la direction d’un groupe d’athlètes ciblés en vertu de leur potentiel olympique, duquel font notamment partie Valois-Fortier, Catherine Beauchemin-Pinard, Arthur Margelidon, Shady El Nahas et Ecaterina Guica.

Malgré les fonctions administratives qu’il avait acceptées au lendemain des Jeux de Rio, Gill avoue ne pas s’être éloigné de l’ambiance de la compétition. À chaque année, dit-il, il assistait à trois ou quatre grands événements.

Si le début de son nouveau travail avec la plupart des athlètes de l’équipe « va nécessiter que je fasse mes devoirs », sa complicité avec Valois-Fortier en fait l’un des meilleurs candidats pour assimiler ce changement à 10 mois des Jeux de Tokyo.

« Antoine, qui est médaillé à des championnats monde et à plusieurs autres occasions, a fait partie de la réflexion. Qu’est-ce qu’il y a de mieux pour lui ? Il représente l’une de nos meilleures chances de résultats. Même s’il n’est pas encore sélectionné (pour les JO), il a été un élément important dans notre prise de décision », explique Gill.

Préserver les affinités

Cette association 2.0 entre les deux hommes est déjà lancée. Le jour où Valois-Fortier a remporté sa médaille de bronze aux mondiaux de Tokyo, il y a deux semaines, c’est Gill qui lui communiquait des directives depuis un coin du tatami.

« C’est un bon exemple de ce qu’on essaie de préserver pour la suite des choses. On veut justement regarder avec quel entraîneur chacun des athlètes a le plus travaillé à un moment ou un autre de sa carrière. Il y a des affinités qui sont plus fortes que d’autres. C’est là-dessus qu’on va se baser », explique Gill, qui était devenu il y a un an le premier Canadien intronisé au Temple de la renommée de la Fédération internationale du judo.