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Les 7 enjeux du camp du Canadien

Le CH amorce son camp d’entraînement jeudi matin

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À pareille date l’an dernier, on ne donnait pas cher de la peau du Canadien. La désastreuse saison qui avait précédé laissait entrevoir un autre long hiver. C’était sans compter le plan de réorganisation effectué par Marc Bergevin. Dehors le bois mort.

À compter de jeudi matin, 57 joueurs se présenteront à Claude Julien et ses adjoints pour l’ouverture officielle du camp d’entraînement. Et il semble que le directeur général restera fidèle à son plan. Pour la première fois depuis plusieurs saisons, aucun vétéran en fin de carrière ni aucun joueur ayant obtenu une invitation professionnelle ne tentera de venir brouiller les cartes.

En fait, une seule exception : Nate Thompson, reconduit avec empressement pour une saison supplémentaire par la direction du Canadien dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Bergevin et l’état-major souhaitent donner la chance aux jeunes. Et c’est très bien ainsi. Selon le directeur général du Canadien, six ou sept recrues cogneront à la porte, une ou deux pourraient amorcer la saison à Montréal.

Congestion à l’attaque

Y aura-t-il suffisamment de place pour Ryan Poehling et Nick Suzuki ?

Au moment de prendre cette décision, Bergevin risque d’avoir les mains liées par les contrats à un volet de certains vétérans.

D’abord par celui de Thompson, dont le statut est assuré à Montréal en raison de son leadership et de son efficacité dans le cercle des mises en jeu. Puis, par ceux de Nick Cousins, Jordan Weal et Matthew Peca. Sans oublier Charles Hudon.

Suzuki pourrait être avantagé en sa qualité de droitier. Weal et lui sont les deux seuls attaquants droitiers du Tricolore capables de jouer au centre. Mais à court terme, son avenir semble se trouver plus sur le flanc droit.

Voilà l’un des sept enjeux sur lesquels les dirigeants du Tricolore devront se pencher au cours des trois prochaines semaines.

Parmi les autres jeunes qui chercheront à profiter des prochaines semaines pour laisser une bonne impression et faire la preuve de leur progression, on peut noter Jake Evans, Lukas Vejdemo, Josh Brook, Cale Fleury, Noah Juulsen et Otto Leskinen.

Toutefois, ils seront vraisemblablement des meneurs à Laval, en attente d’un coup de fil de Montréal.

1. Combien de places pour les recrues ?

Photo Martin Chevalier

Il y a quelques jours, Marc Bergevin a déclaré que six ou sept jeunes pourraient frapper à la porte du grand club. Toutefois, entre les paroles et la réalité, il y a parfois un monde de différence. Présentement, 14 attaquants et 7 défenseurs détiennent des contrats exclusifs à la LNH. Un groupe auquel s’ajoutent Jesperi Kotkaniemi et Victor Mete. Même en retirant Karl Alzner et Dale Weise de l’équation, on peut se demander s’il y aura de la place à la fois pour Ryan Poehling et Nick Suzuki. Et même pour un seul des deux.

2. Qui jouera à la droite de Drouin et Domi? 

Photo Martin Chevalier

Pour plus de la moitié de la plus récente saison, Jonathan Drouin et Max Domi ont évolué au sein de la même unité. À leur droite, cinq joueurs se sont succédé, dont Andrew Shaw, échangé depuis aux Blackhawks de Chicago. À qui reviendra maintenant le mandat de compléter ce trio ? À première vue, on peut penser que l’emploi reviendra à Paul Byron, l’un des cinq complices de l’an dernier. Toutefois, s’il y a une ouverture pour Nick Suzuki, c’est peut-être là qu’elle se trouve. D’ailleurs, il a passé tout le camp des recrues sur le flanc droit.

3. Quel rôle pour Kotkaniemi? 

Photo Pierre-Paul Poulin

L’an dernier, Jesperi Kotkaniemi a forcé la main de l’état-major du Canadien. À sa première saison en Amérique du Nord, il a récolté 34 points, dont 11 buts en 79 matchs. Pour que la transition soit plus facile, Claude Julien s’est assuré de ménager son temps d’utilisation. Employé principalement au centre du troisième trio, il a foulé la glace pendant, en moyenne, 13 min 44 s, ce qui lui donne le 10e rang chez les attaquants ayant passé toute la saison à Montréal. Il a obtenu sa part de temps de jeu au sein de la deuxième vague de l’attaque massive. Julien est-il maintenant prêt à lui donner plus de responsabilités ? 

4. Une autre audition à la gauche de Weber? 

Photo Pierre-Paul Poulin

Au cours de l’été, Marc Bergevin a fait l’acquisition de Ben Chiarot sur le marché des joueurs autonomes. La venue du défenseur gaucher permettra de combler le départ de Jordie Benn vers Vancouver. Toutefois, il ne faut pas oublier que le Canadien n’a toujours pas trouvé un partenaire idéal pour Shea Weber. La tâche reviendra-t-elle une fois de plus à Victor Mete par défaut ? Depuis juillet, Chiarot clame qu’il jouera aux côtés de Jeff Petry. Pourrait-il obtenir une audition sur le même duo que le capitaine ? Brett Kulak, partenaire de Weber pendant une certaine période l’hiver dernier, pourrait peut-être obtenir un autre essai.

5. L’attaque massive débloquera-t-elle enfin? 

Photo Ben Pelosse

Shea Weber l’a martelé lors du tournoi de golf de l’équipe. Pour augmenter ses chances de participer aux séries éliminatoires, le Canadien devra connaître un bon départ. Le capitaine du Tricolore faisait, bien sûr, référence aux victoires, mais également à la tenue de l’attaque massive. Il est évident que Claude Julien profitera du camp pour s’assurer que tout le monde comprend bien la structure qu’il entend déployer en supériorité numérique. Inscrire seulement 31 buts avec l’avantage d’un homme, ça fait mal. Surtout quand l’équipe rate les séries par seulement trois points. 

6. Quel avenir pour Karl Alzner? 

Photo Martin Chevalier

Le défenseur de 30 ans se présentera assurément au camp dans un bon état d’esprit. C’est dans sa nature. Cependant, il a affirmé au cours de l’été qu’il veut jouer dans la LNH et non dans la Ligue américaine. Or, il serait surprenant que ce soit à Montréal. Évidemment, son lourd contrat, auquel il reste encore trois saisons (4,625 M$ par année), rend l’option d’une transaction plutôt difficile. Même en soumettant son nom au ballottage, les chances qu’il trouve preneur sont minces. Sur le plan financier, s’il devait retourner à Laval, le Canadien économiserait 1,075 M$ dans sa masse salariale. Son avenir dans le circuit Bettman passe inévitablement par le rachat de son contrat. 

7. Qui sera le gardien numéro un... à Laval? 

Photo Martin Chevalier

S’il y a une position où tout est coulé dans le béton à Montréal, c’est bien chez les gardiens. Carey Price sera secondé par Keith Kinkaid. Cayden Primeau, Charlie Lindgren et Michael McNiven se battront pour le titre de gardien titulaire à Laval. Puisqu’il sort tout juste des rangs collégiaux, Primeau amorcera peut-être la saison à titre de second violon. Mais il devrait prendre la pole assez rapidement. Reste à voir qui sera son coéquipier. Puisque Lindgren doit être soumis au ballottage avant d’être envoyé à Laval, il pourrait trouver preneur ailleurs avant même d’avoir traversé le pont.