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Les accès de colère du doc troublaient la famille

Le médecin accusé de délits sexuels était jaloux d’un ami

Vincent Simard
Photo Caroline Lepage Vincent Simard
Accusé

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​DRUMMONDVILLE | Un banal tour de manège aurait fait disjoncter un docteur accusé d’agressions et d’attouchements sexuels, ce qui a mis fin à sa grande relation d’amitié avec la famille d’une de ses présumées victimes mineures.

C’est ce qu’a raconté la mère d’une des victimes présumées, mercredi, au troisième jour du procès du médecin généraliste Vincent Simard à Drummondville.

Cette femme appréciait énormément le trentenaire, qu’elle a connu en 2010 par l'entremise de son adolescent, une des présumées victimes. Il est devenu son meilleur ami et a même déménagé dans la rue derrière sa maison.

Crises de nerfs

Or leur relation a dégénéré lorsque l'un des proches du docteur s'est lié d'amitié avec la famille et s’est lui aussi établi dans le quartier.

Simard aurait alors eu des crises de nerfs intenses qui se traduisaient par des cris, des pleurs, des tremblements et des disputes, a raconté la dame devant la juge Hélène Fabi.

«J’avais beaucoup de peine qu’il soit anxieux. [...] Je ne voulais pas le sauver, mais je voulais récupérer la situation», a-t-elle confié.

Les pertes de contrôle étaient plus graves lorsque le nouvel ami, un adulte, côtoyait l’adolescent.

Par exemple, le médecin lui aurait fait une «mégacrise» de jalousie lorsque son fils a reçu du copain quelques sous dont il avait besoin.

Code de conduite

Simard aurait même dicté aux deux victimes présumées, ainsi qu’à la famille de l’une d’entre elles, un «petit guide sur comment se comporter en présence de l’ami» pour éviter de lui faire perdre les pédales.

Par exemple, le père du jeune, qui témoignait mercredi, acceptait de prévenir Simard s’il invitait l’ami, pour éviter que le médecin fasse «la baboune» ou qu’il s’effondre en larmes. Mais la situation était devenue invivable. Dépassé, il aurait conseillé à l’accusé d’aller se faire soigner.

Quand, en juin 2017, l’une des présumées victimes a dérogé au «code de conduite» en embarquant avec l'ami en question dans un manège de La Ronde, à Montréal, Simard a disjoncté. La famille, qui accordait jusqu’ici une confiance absolue au médecin, a coupé tous les ponts.

Le procès se poursuivra les 3 et 4 octobre. Vincent Simard devrait témoigner.