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«On veut continuer au moins trois ans» –Régis Labeaume

Le maire de Québec réitère son appui à l’événement

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le conseiller municipal Steeve Verret, la ministre Isabelle Charest et le vice-président exécutif des Grands Prix, Marcel Leblanc, ont observé le maire Régis Labeaume fraterniser avec le favori Julian Alaphilippe. 

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Même s’il devra bientôt s’entendre avec la mairesse Valérie Plante, le maire Régis Labeaume assure que les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal seront de retour pour au moins trois ans.

Entre un égoportrait avec le Français Julian Alaphilippe et une poignée de main au Slovaque Peter Sagan, le maire de Québec a réitéré son appui à l’événement sportif bien installé dans la capitale depuis maintenant une décennie. À l’aube de la 10e édition vendredi, il faut penser au futur.

« On va continuer dans les prochaines années à accueillir le GP de Québec. On veut continuer au moins trois ans. On sera là pour de nombreuses années. Les gens sont au rendez-vous. Je vais discuter avec Valérie à Montréal. Ça va ensemble. Pour moi, il n’y a pas de doute. Nous devons être solidaires dans cet événement et renouveler pour le même nombre d’années », a commenté Régis Labeaume, mercredi, lors du lancement des activités.

Discours rassurant

Le maire a récemment rencontré le président de l’UCI, David Lappartient, en marge des Mondiaux de vélo de montagne au Mont-Sainte-Anne.

En raison des coûts astronomiques, Québec a mis un frein au projet d’accueillir les championnats du monde regroupés en 2027, mais le Grand Prix cycliste est dans la capitale pour de bon.

« Serge Arsenault et moi, nous sommes comme un vieux couple qui doit renouveler ses vœux aux trois ans ! Il est un formidable négociateur et je me débrouille pas mal aussi. L’UCI adore être ici. Il faut maintenir notre réputation. Ça ne m’inquiète pas plus que ça », a notamment ajouté M. Labeaume.

« Pas à vendre »

Le promoteur Serge Arsenault n’a pas laissé de place à l’ambiguïté. « Les Grands Prix ne sont pas à vendre. Nous misons sur une gestion financière responsable et stable, et la nature de l’événement nous oblige à signer des ententes à long terme », a-t-il lancé.

Après avoir évoqué à plusieurs reprises l’idée d’une troisième course à Hartford, Boston ou Washington, l’homme d’affaires rencontrera cette fois-ci une organisation américaine en provenance de Baltimore. Un projet sur la rue Sainte-Catherine, dans la métropole, est également sur la table à dessin.

« On est ravi qu’autant de cyclistes aiment participer. Il va faire beau et la participation du public est extrêmement importante pour les coureurs. À coup sûr, ça va faire mal ! » a précisé M. Arsenault, le patron de la course.

Un intérêt élevé

Pour faire honneur au sport, le gouvernement a envoyé à la table d’honneur, mercredi, la ministre la plus en forme du cabinet Legault. La triple médaillée olympique et déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, souhaite allumer une petite flamme chez les jeunes.

« Étant une sprinteuse, je voue un très grand respect pour un sport qui dure aussi longtemps », a mentionné l’ancienne patineuse en parlant des épreuves cyclistes de cinq ou six heures.

Les Grands Prix cyclistes à TVA Sports

Course de Québec

  • Vendredi 13 septembre: 10 h 30 à 16 h 30

Course de Montréal

  • Dimanche 15 septembre: 10 h à 17 h

Houle veut réussir un coup d’éclat

Le Québécois Hugo Houle (à droite) a pédalé durant trois heures sous la pluie mercredi, avec ses équipiers de la formation Astana.
Photo Stevens LeBlanc
Le Québécois Hugo Houle (à droite) a pédalé durant trois heures sous la pluie mercredi, avec ses équipiers de la formation Astana.

Malgré son rôle d’équipier modèle bien défini, Hugo Houle aimerait bien dans un avenir rapproché réussir à ajouter une belle victoire à son palmarès de cycliste professionnel.

Au sommet de son art, l’athlète de 28 ans semble d’ailleurs tout près de réaliser ce rêve qui ferait également grand plaisir à son entourage.

Dans une longue carrière, plusieurs alliés des champions ont su saisir les quelques occasions de se démarquer. En 2013, David Veilleux avait largué ses opposants pour s’emparer du maillot jaune sur le Critérium du Dauphiné. Si ce n’est pas au Québec d’ici dimanche, ce pourrait bien être en 2020.

Saisir l’occasion

« Je vais avoir ma chance et ça n’arrive pas souvent. Depuis que j’ai fait le Tour, j’ai un beau soutien de tout le monde. J’ai hâte aussi de gagner ma première course en Europe. Je roule ma bosse, mais je ne gagne pas souvent. Il faut saisir le moment quand ça passe. Ça reste quand même une valeur ajoutée quand c’est le temps du contrat », explique Houle.

Après avoir fait chacun des monuments du cyclisme, les trois grands tours, les Jeux olympiques et les mondiaux à quelques reprises, ce dernier peut songer désormais un instant à grossir sa fiche personnelle si l’occasion se présente. Devant les siens ou ailleurs, il en serait fort heureux. Depuis juillet, le public s’intéresse davantage à lui.

« C’est le genre de truc qu’on espère et qui change ta carrière après. Ce qui me garde motivé, malgré mon travail principal, c’est de gagner une étape sur un grand tour, d’avoir ma journée de gloire et de profiter d’un gros résultat pour être fier longtemps. Dans les trois prochaines années, je peux le faire. »

Forte délégation

En attendant, Houle bouclera sa saison au Championnat du monde où le Canada aura une équipe de six coureurs d’élite, un record ou presque. Michael Woods, Guillaume Boivin, Antoine Duchesne, Benjamin Perry et James Piccoli seront sur la ligne avec lui. L’annonce officielle a été faite mercredi.

Avec famille et amis, le Québécois passera ensuite l’automne à la maison avant de reprendre le collier en décembre. « Ce sera deux semaines complètes sans vélo pour refaire le muscle. Ça va être très agréable pour récupérer. Je vais aller bûcher du bois. Course à pied, musculation et natation. »

En 2020, il songe à nouveau au Tour de France et aux Jeux de Tokyo, qui auront lieu immédiatement après.

♦ L’alignement de l’équipe Rally UHC a été légèrement modifié. L’espoir Pier-André Côté, de Saint-Henri-de-Lévis, ne pourra être au départ pour une troisième année en raison des symptômes d’une commotion subie le mois dernier.

Des victoires convoitées

Peu enclins aux grandes déclarations, les Sagan, Matthews, Alaphilippe, Thomas, Nibali et Van Avermaet n’avaient pas envie de jouer du coude avant le temps, mercredi, à quelques heures de la première épreuve dans la capitale.

Plus souriants et détendus qu’à l’habitude, les grandes vedettes avaient délaissé leur visage de plâtre en affichant un réel plaisir d’être présents. Pour garnir leur palmarès, les vedettes partent à la chasse et les occasions ne sont plus très nombreuses en cette fin de campagne.

Absent à l’aéroport mardi, l’énigmatique Peter Sagan, triple vainqueur au Québec, s’est dit satisfait de sa saison après être passé à l’histoire après son septième maillot vert au Tour de France. À 29 ans, le « Chuck Norris » du peloton semble parfois blasé, lui qui a ressorti son vélo de montagne récemment.

Puissante équipe

« On verra comment la course va aller vendredi », a fanfaronné le Slovaque de la Bora-Hansgrohe qui vise un quatrième titre mondial le 29 septembre.

« J’ai une équipe très forte autour de moi. Je suis très motivé et Québec correspond un peu plus à mes qualités », a ajouté Julian Alaphilippe, le même jour où son équipe célébrait son 60e succès de la saison avec la victoire de Philippe Gilbert sur la 17e étape du Tour d’Espagne.

Pour sa part le « requin de Messine » Vincenzo Nibali a vanté les capacités de son équipier Sonny Colbrelli, deuxième à Montréal en 2018.

Greg Van Avermaet croit toujours en ses chances de rafler la victoire après cinq podiums à Québec. Le Belge a toutefois été sacré champion à Montréal en 2016.


Après avoir évoqué sa rencontre avec le célèbre horloger Richard Mille, le numéro un mondial Julian Alaphilippe a été fortement incité par le maire Labeaume à se faire photographier devant l’horloge du Jura, une œuvre conçue par le Suisse, installée dans les jardins de l’Hôtel-de-Ville de Québec.