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Rôle foncier : une maison augmente sa valeur de 1,3 M$

Rôle foncier : une maison augmente sa valeur de 1,3 M$
Photo mypaint.ca

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La maison la plus dispendieuse en vente en ce moment à Montréal a connu aujourd'hui une hausse de valeur de 1,3 M$ avec le nouveau rôle foncier. 

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La maison de Westmount pour laquelle les propriétaires demandent 26 500 000 $ était évaluée à 6 798 900 $ au rôle d’évaluation foncière antérieur. Depuis que Montréal a dévoilé son nouveau rôle foncier mercredi matin, sa valeur est passée à 8 090 700 $. Une hausse de 1 291 800 $. Il s’agit de la maison la plus dispendieuse en vente du territoire de l’île de Montréal selon les propriétés répertoriées sur centris.ca. 

«[Une hausse d’évaluation foncière] c’est un couteau à double tranchant, explique Tristan P. Bournot Courtier immobilier résidentiel Royal Lepage Heritage pour le bureau de Marie-Yvonne Paint spécialisée dans la vente de maison de prestige. Pour les vendeurs c’est agréable. [...]. Les grands perdants, ce sont ceux qui ont leur propriété depuis longtemps comme 30 ou 40 ans. Ils auront à absorber cette augmentation de valeur [à même leurs taxes municipales]». 

Ce dernier s’attend à ce que plusieurs propriétaires contestent la nouvelle évaluation auprès de la ville selon le mécanisme prévu. 

«Il y a beaucoup de gens qui vont grincer des dents. C’est une grosse hausse», soutient M. Bournot. 

Le Courtier immobilier s’attend à ce que le nouveau rôle accentue la pression sur marché de la métropole. 

Les centres commerciaux perdent de la valeur 

Les ventes en ligne et le départ de gros joueurs du commerce de détail ont fait perdre de la valeur aux centres d’achats de Montréal. 

Dans le nouveau rôle d’évaluation foncière de la métropole présenté mercredi, les centres commerciaux sont les seuls bâtiments de l’agglomération de Montréal à avoir subi une perte de valeur. En moyenne, ils ont perdu 0,3 % alors que la valeur des immeubles non résidentielle montre une croissance moyenne de 9,8 %. 

«Depuis deux ou trois ans, c’est difficile dans le commerce de détail. Il y a les ventes en ligne, des locateurs font faillite et la perte de géants comme Target et Sears a mis énormément d’espace disponible sur le marché. [...] Aussi, plusieurs gros fonds de pensions comme la Caisse de dépôt ont décidé de se retirer des centres commerciaux. Ça l’a mis un paquet de propriété sur le marché, indique Étienne Guindon, directeur recherche, évaluation et service-conseil du Groupe Altus pour explique la perte de valeur. 

Il ajoute que «la tendance est la même un peu partout» et précise que la valeur des centres commerciaux se base principalement sur les baux qu’ils ont de signer avec leurs locataires. 

M. Guindon, croit cependant que la valeur des petits centres commerciaux de quartier, dont la valeur, tourne autour d’une douzaine de millions de $. 

Chute de fréquentation 

Pour le professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) expert en analyse immobilière, Unsal Ozdilek, la capacité de payer des clients entre aussi en ligne de compte pour expliquer la baisse de fréquentation des centres commerciaux et la baisse de leur valeur. 

«La hausse de la valeur foncière c’est une bonne chose, mais il faut faire attention. Ça se fait ressentir jusque dans les os des propriétaires qui assument les impacts financiers de cette croissance et des locataires qui subissent aussi les hausses [par l’augmentation des loyers]. Les gens n’ont plus suffisamment d’argent».