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Sécurité publique: Pierre Arcand demande à François Legault de «prendre les choses en main»

Sécurité publique: Pierre Arcand demande à François Legault de «prendre les choses en main»
Photo Marc-André Gagnon

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BROMONT | D’avis que la vice-première ministre Geneviève Guilbault n'est pas à la hauteur de la tâche, le chef libéral par intérim Pierre Arcand demande au premier ministre de lui retirer le dossier de la Sécurité publique.

«Je pense qu’il y a de sérieux problèmes, clairement. Moi, je demande ce matin à ce que François Legault reprenne le dossier de la Sécurité publique», a déclaré M. Arcand avant l’ouverture du caucus de la rentrée de sa formation politique. 

Le chef parlementaire libéral accuse Mme Guilbault d’avoir attendu de sentir la pression dans le dossier de la police avant d’annoncer qu’un nouveau commissaire à la lutte contre la corruption serait bientôt nommé. 

À cela s’ajoutent la suspension du directeur général de la Sûreté du Québec, Martin Prud’homme, «sans savoir, après plusieurs mois, pourquoi», la démission de celui qui a par la suite assuré l’intérim, ainsi que les problèmes à l'intérieur même du cabinet de Mme Guilbault.

Changer de ministre?

Aux yeux de M. Arcand, celle qui assure aussi les rôles de vice-première ministre et de ministre responsable de la Capitale-Nationale ne semble «clairement [...] pas capable de faire le travail». 

«Je n’ai pas demandé sa démission. Je dis simplement la chose suivante: je pense que le premier ministre doit prendre les choses en main», a indiqué M. Arcand. 

«S’il doit l’attribuer à quelqu’un d’autre [le ministère de la Sécurité publique], qu’il le fasse», a-t-il précisé. 

Rappelant qu’une importante crise de confiance à l’égard de la police sévit au Québec, «on est en droit de se demander si c’est la bonne personne pour gérer la situation aujourd’hui» et s’occuper du ministère de la Sécurité publique, a indiqué à son tour la députée Dominique Anglade. 

«Je pense que Mme Guilbault va certainement apprendre de tout ce qui est sorti cette semaine. [...] Quand on entend plus parler de ton cabinet qu’on n'entend parler des fonctions que tu occupes, c’est là, le problème.» 

De leur côté, les députés Marwah Rizqy et Gaétan Barrette s’attendent à ce qu’il y ait «des poursuites» après que Mme Guilbault eut déclaré publiquement qu’elle avait congédié des employés incompétents au sein de son cabinet politique

«Si ces propos-là ne sont pas diffamatoires, je ne sais pas qu’est-ce que ça prend», a laissé tomber M. Barrette. 

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