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Un ex-ministre des Transports veut un pont à péage de 50 millions $

L’ancien élu libéral souhaite relancer un projet qui s’est heurté à un mur en Ontario

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 L’ex-ministre vedette délégué aux Transports de Jean Charest, Norman MacMillan, vient d’être embauché par une firme de l’Outaouais pour faire la promotion d’un pont à péage de 50 millions $ reliant Gatineau à Ottawa.  

  

 « Est-ce que la famille [Bourbonnais] peut le construire sans l’aide des gouvernements ? Ça sera à être regardé. Est-ce que les gouvernements veulent embarquer ? Il y a bien des choses qui peuvent être faites », a indiqué au Journal l’ex-ministre délégué aux Transports du Québec et autrefois député de Papineau, Norman MacMillan.  

 L’ancien politicien embauché comme consultant pour les Traversiers Bourbonnais doit rencontrer le maire de Gatineau à ce sujet lundi prochain. « Il est trop tôt pour dire que c’est un dossier qui va se réaliser. Il ne faut pas sauter les étapes », a insisté celui qui vient de s’inscrire au Registre des lobbyistes du Québec.  

 Entre Ottawa et Gatineau  

 De son côté, Sylvain Lamoureux, directeur adjoint des Traversiers Bourbonnais, qui compte une cinquantaine d’employés, estime que le pont devrait coûter plus cher que l’ancien projet de 35 millions $ mis de l’avant il y a quelques années par la PME.  

 « C’est un projet de 0,6 kilomètre qui pourrait se chiffrer à 50 millions $, et peut-être plus, mais on ne peut pas s’avancer là-dessus », a tenu à préciser M. Lamoureux.  

 Traversiers Bourbonnais est une entreprise bien connue dans la région de Gatineau. Elle possède six traversiers qui font la navette, 24 heures sur 24, 365 jours par année, entre les secteurs de Masson-Angers, de Gatineau, et de Cumberland d’Ottawa.  

 Plus de 2000 voitures empruntent chaque jour cette navette à 10 $, mais la PME aimerait avoir son pont à péage pour pouvoir rester en activité quand il y a des inondations.  

 « Cette année, on a été fermés 25 jours à cause des inondations. Tous les gens qui devaient se rendre au travail ont dû passer par le centre-ville engorgé », souligne M. Lamoureux, qui présente ce pont comme une solution pour soulager la congestion routière.  

 Commissaire au lobbyisme  

 Par ailleurs, Le Journal a appris hier que le Commissaire au lobbyisme du Québec allait entrer en contact avec Norman MacMillan pour avoir des précisions sur les charges publiques qu’il a occupées ces deux dernières années avant d’être lobbyiste pour les Traversiers Bourbonnais.  

 « Dans son inscription, il est écrit qu’il a été conseiller du premier ministre de juin 2017 à décembre 2019. Cette information-là suscite un questionnement, alors on va entrer en contact avec le lobbyiste pour tirer ça au clair », a confirmé son porte-parole Daniel Labonté.