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Un premier départ dans l’antre des Bleus

Le quart Samuel Chénard s’attend à un «très bon défi» face aux Carabins

football Samuel Chenard
Photo Simon Clark Le quart-arrière Samuel Chénard obtiendra son premier départ en carrière face aux Carabins.

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Samuel Chénard vivra son premier départ en carrière contre les Carabins de l’Université de Montréal, samedi au CEPSUM.

Le pivot de 5e année du Rouge et Or de l’Université Laval vivra son baptême dans l’antre des Bleus où la foule peut être très bruyante.

« Je suis excité et ça va être une belle expérience, a mentionné Chénard au terme d’un entraînement qui s’est déroulé sous la pluie. Je l’ai vécu dans le passé, mais ça va être différent cette fois-ci parce que je vais être sur le terrain. Le compte silencieux, ça fait cinq ans que je le pratique et je suis à l’aise. C’est un très bon défi et il faudra que l’offensive exécute bien.

« C’est parfois plus difficile en offensive à Montréal et il ne faudra pas paniquer. Contre Sherbrooke lors du premier match, on a connu un mauvais départ, mais nous n’avons pas paniqué et ce fut notre force », a-t-il ajouté.

Chénard est satisfait de sa progression depuis le début de la saison, lui qui évolue comme partant pour la première année. « En raison du stress, ce fut plus difficile lors du premier match, mais ça s’est super bien passé à Concordia, a souligné celui qui a complété plus de 70 % de ses passes contre les Stingers. J’ai pris ce qu’on me donnait. La clé est que je fasse mon 1/12, sans plus.

« Il faudra y aller une série à la fois. Justin Éthier (coordonnateur offensif) est habitué aux parties contre Montréal et j’ai confiance à 100 % en son plan de match. Avec la ligne offensive que nous avons, c’est possible de courir contre tout le monde. Il suffit que chaque gros bonhomme s’occupe du gars devant lui et que le porteur de ballon trouve les brèches. »

Lent départ

À l’instar de Chénard, le quart-arrière des Carabins Dimitri Morand a connu un premier match en dents de scie avant de connaître sa meilleure sortie, samedi dernier, face à McGill. « Nous sommes meilleurs offensivement que ce que nous avons montré depuis le début de la saison, a assuré le pivot de troisième année des Bleus.

« Nous avons commencé plus tranquillement. On manquait de synchronisme sur le jeu aérien et j’en prends l’entière responsabilité. Ça part de moi et je dois mieux jouer. J’ai confiance en tous nos receveurs et chacun apporte quelque chose. Les gars ont fait preuve de caractère et on joue maintenant mieux ensemble. On a établi le jeu au sol de mieux en mieux, ce qui ouvre des occasions pour le jeu aérien. »

Rien d’acquis

Les Carabins tenteront-ils de tirer profit d’une ligne défensive moins expérimentée chez leurs grands rivaux ?

« Des joueurs extrêmement dominants comme Mathieu Betts et Vincent Desjardins sont partis, mais ça reste la défensive de Laval, a expliqué Morand. Il n’y a pas de faille dans le système de Marc Fortier. On ne tient donc rien pour acquis. Il faudra éviter les erreurs mentales et les revirements. Il faudra jouer avec plaisir et avec le feu en nous, tout en gardant la tête froide afin de tirer profit des opportunités qui se présenteront. »

Dans le dernier match, les Carabins ont commis cinq revirements, dont deux interceptions de Morand. « On s’est tirés dans le pied contre McGill, a-t-il dit, mais j’ai bon espoir que nous sommes capables de bien exécuter. »

Un parcours semblable pour Hardy et Chénard

Coéquipiers pendant trois ans avec le Campus Notre-Dame-de-Foy, Samuel Chénard et Alexandre Hardy ont connu un parcours semblable dans les rangs universitaires.

Le quart-arrière du Rouge et Or et le maraudeur des Carabins ont tous les deux dû attendre cinq ans avant d’obtenir un poste de partant.

« Nous avons été précédés par des joueurs dominants à notre position, a expliqué Hardy. Hugo Richard a été l’un des meilleurs quarts-arrière de l’histoire du RSEQ et François Hamel a été un joueur formidable. »

« Je suis super content qu’Alex ait obtenu son poste de partant, renchérit Chénard. Il a toujours été un grand travaillant et il mérite ce qui lui arrive. Il va en plus graduer en médecine, ce qui est épatant. »

De quart à demi défensif

Quart-arrière dans les rangs scolaires et à sa première saison au CNDF, Hardy a cédé le plancher à Chénard lors de leur deuxième campagne collégiale à la demande de l’entraîneur-chef Marc-André Dion.

« Pour moi, ce fut la meilleure décision à long terme de me déplacer comme demi défensif et ce fut également une bonne décision pour l’équipe, a-t-il raconté. C’était la situation idéale pour les deux quand Marc-André m’a proposé l’idée. »

Il n’y a pas eu de malaise à l’interne. « Alex a fait passer le bien de l’équipe en premier, a indiqué Chénard. Il a toujours été un gars d’équipe. Sa venue en défensive a été très profitable à l’équipe. Je suis convaincu qu’Alex est très apprécié de ses coéquipiers avec les Carabins. »

En plus de Hardy, Chénard retrouvera un autre visage qu’il connaît bien sur la ligne tertiaire des Bleus. Le vétéran et demi de coin Jean-Sébastien Bélisle a lui aussi évolué trois ans avec le CNDF avant d’opter pour les Carabins pour son parcours universitaire.

« Ce n’est pas un avantage de connaître Samuel, a indiqué Hardy qui reviendra au jeu après avoir purgé une suspension d’une partie pour un plaqué tête à tête lors du match contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. Ça fait cinq ans qu’on n’a pas joué ensemble et tous les deux nous avons évolué. »

En 2016, à sa deuxième saison, Hardy avait obtenu un départ contre le Rouge et Or, car Hamel était blessé. « Parce que j’ai été utilisé sur les unités spéciales et dans certaines formations défensives dans le passé contre Laval, c’est un match comme les autres. »