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Il agresse une patiente en traumatologie

La victime était alitée et attachée après un accident

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Un préposé aux bénéficiaires de l’unité de traumatologie de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une victime, hospitalisée à la suite d’un grave accident de bateau.

Préposé aux malades à l’unité de traumatologie, Damba Kebe avait comme tâche de subvenir au confort des patients lourdement hypothéqués admis dans cette unité.

En août 2016, une patiente est admise à l’unité de traumatologie après avoir été victime d’un grave accident de bateau.

Cette dernière a alors subi un traumatisme crânien et est attachée à son lit vu sa condition précaire.

« Elle a un côté paralysé et elle a perdu l’usage de la parole », a expliqué le juge Jean R. Beaulieu.

Victime attachée

À deux reprises entre le 18 et le 25 août 2016 alors qu’il était attitré aux soins de corps de la plaignante, l’homme de 52 ans s’est livré à des gestes sexuels sur cette dernière.

Une première fois en embrassant la plaignante dans la vingtaine sur les lèvres.

Puis, au moment d’un changement de culotte de confort tandis que la victime était toujours alitée et attachée sans pouvoir parler, Kebe a procédé à des attouchements sur la plaignante.

Le juge a fait valoir que le préposé n’avait pas la main gantée et qu’il a porté ses doigts à sa bouche à deux reprises.

Témoignage « démoli »

Dans sa décision, le juge a complètement évacué la défense de l’accusé selon laquelle il est impossible que ces gestes aient été portés puisque les règles de l’hôpital interdisent à un employé d’être seul avec un patient.

La chef de l’unité de traumatologie est venue dire qu’il n’y avait « aucune règle quelconque » en ce sens.

« La théorie de la défense s’écroule », a dit le juge Beaulieu. « Son témoignage est complètement démoli, mis en échec par son propre témoin. »

Le juge avait aussi relevé la difficulté de répondre aux questions posées en contre-interrogatoire par l’accusé, tandis que le témoignage de la victime était « pondéré » en se basant sur ce qu’elle se souvenait compte tenu de sa condition de l’époque.

Kebe, suspendu de l’hôpital sans solde depuis les faits, recevra sa sentence dans quelques semaines. Il était à l’emploi de l’hôpital depuis 2011.