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Vers une première saison de triathlon

Une bonne préparation est primordiale pour avoir du plaisir

Chronique Oxygène du 12 septembre 2019
Photo courtoisie, Triathlon Québec Accessible, le triathlon ? Oui ! Mais il requiert la maîtrise relative de trois sports, puis leur enchaînement. En se laissant le temps d’apprivoiser chacun, on limite les risques de blessure et de découragement.

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Le week-end dernier, les compétitions du Triathlon de Montréal et du Ironman 70.3 Lake Placid marquaient la fin de la saison pour bien des triathloniens. Or, post repos annuel, l’automne est la saison idéale pour s’initier à ce « triple sport ». Entretien avec l’entraîneur Pierre Thiffault de Triomphe Triathlon.

« Le triathlon est un sport accessible, mais il faut se laisser le temps d’apprendre, dit Pierre Thiffault. Avant même d’apprendre la technique relative à chacun des trois sports, il faut apprendre à se connaître — ses forces et ses faiblesses —, puis apprendre à contrôler son corps, avec lequel on vient bien souvent tout juste de faire véritablement connaissance. »

Sport d’endurance et de patience

Chronique Oxygène du 12 septembre 2019
Photo courtoisie, Triathlon Québec

Or, la majorité des futurs triathloniens motivés font la même erreur : ils se lancent dans des entraînements de natation, de vélo et de course à fond la caisse « pour être en forme », sans d’abord s’assurer que la fondation de cette forme est prête à encaisser la charge en volume et en intensité de leur nouveau quotidien.

Et c’est sans compter un manque de technique qui leur fait perdre une énergie précieuse (en plus d’exacerber les risques de blessures). STOP ! Cet automne, on commence par le début.

« Pour un débutant, je propose d’abord une période de conditionnement physique de 8 à 10 semaines, dit l’entraîneur en chef de Triomphe Triathlon. On ne parle même pas de natation, de vélo ou de course à pied. On évalue et travaille la force, la mobilité, la coordination, la flexibilité et les vieilles blessures dans une optique d’entraînement fonctionnel. On prépare des fondations solides, sur lesquelles on va ensuite pouvoir augmenter la charge et le volume d’entraînement. »

Chronique Oxygène du 12 septembre 2019
Photo courtoisie, Triathlon Québec

S’ensuit une période de 6 à 8 semaines lors de laquelle les athlètes apprivoisent les demandes de chaque sport, à basse intensité. « Tout est centré sur l’apprentissage de la technique. En natation, on le sait qu’elle est fondamentale, mais elle est aussi importante en course à pied.

On passe notre temps sur une jambe en courant, et certaines personnes n’ont aucune coordination et aucun équilibre. Les techniques de compensation peuvent leur être coûteuses à la longue ! » donne en exemple Pierre Thiffault. En vélo, les athlètes iront travailler la force de leurs jambes, et leur cadence. « C’est la base pour être en mesure de bien courir après l’épreuve de vélo », précise l’entraîneur en chef.

Forces et faiblesses

« En faisant le point en début de saison, on identifie aussi les forces et les faiblesses dans chacun des sports, ajoute Pierre Thiffault. À l’automne, c’est le temps de se lancer dans des “focus” où on met l’emphase sur une discipline en particulier. Un bon coureur délaissera ses souliers pendant 4-5 semaines pour se concentrer sur sa technique de nage... c’est la clé pour progresser ! »

Tout faire en même temps et un peu n’importe comment n’est pas efficace dans n’importe quel sport, mais dans un sport « 3 en 1 », c’est une recette à blessures, à épuisement et à déception. « Il faut penser par cycle d’entraînement », résume Pierre Thiffault.

Se préparer l’hiver

Après avoir fait ses devoirs pendant les saisons froides, on se présente au printemps prêt à s’attaquer (de façon progressive) à plus de volume, et à plus d’intensité sur le vrai terrain, à l’extérieur. Et ni vu ni connu, on sera passé à travers des périodes parfois plus creuses en motivation — les réveils à la noirceur, la voiture à déglacer pour se rendre à la piscine.

Quant au choix du premier triathlon, la patience est encore de mise. Sauter des étapes, ce n’est pas finir premier, mais se buter contre une ligne d’arrivée imposée lorsque le corps ou le mental s’est épuisé trop vite. Bonne préparation, et bonne première saison !

LES RESSOURCES POUR NÉOPHYTES

Triathlon Québec en a fait sa mission : faciliter l’initiation des curieux à ce sport plus accessible que l’on pourrait penser. Parmi ses ressources confirmées pour 2020, il y aura le retour des cliniques Mon premier triathlon et l’organisation d’événements D3couverte.

Les cliniques Mon premier triathlon sont une invitation pour en apprendre plus sur le déroulement d’un triathlon et pour faire le plein de conseils techniques et pratiques qui feront la différence le jour de l’événement. Les présentations durent entre 60 et 90 minutes.

Les événements D3couvertes (connus aussi sous try-a-tri et initiation) sont des épreuves plus courtes ayant lieu lors d’événements réguliers de triathlon. En général, les distances sont de 375 m à la nage, 10 km en vélo et 2,5 km de course, soit environ la moitié des distances d’un triathlon sprint. On se retrouve en plus sur la ligne de départ entre néophytes, ce qui peut rendre le baptême du sport moins intimidant.

L’adhésion à un club de triathlon est aussi une bonne façon de s’initier au sport en profitant d’un encadrement précieux. En plus d’une préparation physique adéquate, on en récolte une foule de conseils de triathloniens plus expérimentés. En bonus : une belle gang qui saura nous encourager à notre premier essai.


► Pour plus de renseignements sur les événements d’initiation de Triathlon Québec et pour la liste de ses clubs membres, rendez-vous au www.triathlonquebec.org/