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4 matchs pour sauver la saison

Le onze montréalais est à deux points d’une place en éliminatoires

Samuel Piette (à gauche) et Clément Bayiha lors d’un entraînement de l’Impact à la fin du mois d’août.
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Samuel Piette (à gauche) et Clément Bayiha lors d’un entraînement de l’Impact à la fin du mois d’août.

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L’Impact va jouer sa saison à chacun de ses quatre derniers matchs, et ça commence samedi contre le FC Cincinnati, à Montréal.

Après une pause de deux semaines, le Bleu-blanc-noir va enfin avoir la chance de faire oublier son gênant revers de 3 à 0 subi le 31 août contre le D.C. United, qui s’était présenté au stade Saputo sans sa vedette Wayne Rooney, suspendu.

Après la rencontre, Samuel Piette avait eu un échange énergique avec des partisans. Deux semaines plus tard, il dit entendre leurs doléances, mais insiste sur l’importance de voir une partie dans son ensemble.

« Je comprends la frustration des fans et leurs sentiments envers nous en ce moment, mais nous, on sait qu’un match peut se gagner autant à la 89e minute qu’à la première minute. »

Peu de contrôle

« Même si les choses ne vont pas bien au début et qu’on ne marque pas dans les 15 premières minutes, ça ne veut pas dire qu’on va perdre le match. »

L’Impact est actuellement huitième dans l’Association de l’Est avec 37 points, deux points derrière le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, qui occupe le dernier rang donnant accès aux éliminatoires de la MLS.

Pour espérer se qualifier, l’Impact devra être impeccable lors de ses quatre derniers duels et espérer que les Revs peinent à leurs cinq derniers puisqu’ils ont un match en main.

« On a beau gagner tous nos matchs, mais si la Nouvelle-Angleterre fait la même chose, on ne pourra pas les rattraper. On peut contrôler certaines choses, mais pas toutes », a noté Piette.

Le milieu de terrain rappelle que la rencontre de samedi contre Cincinnati, la pire équipe de la MLS, était très dangereuse.

« Si on perd, on se met dans le trouble, et si on gagne, tout le monde va dire que c’est ce qui était censé arriver. »

Différent de Garde

L’influence de Wilmer Cabrera sur son équipe commence à se faire sentir et le Québécois reconnaît qu’il n’est pas évident d’établir une nouvelle façon de travailler aussi vite.

« Je crois que ce que l’entraîneur attend de nous est clair, le système de jeu et les principes de jeu sont clairs.

C’est sûr que c’est un gros changement par rapport à ce qu’on a connu avec Rémi Garde. Ça prend toujours un moment d’adaptation et je ne m’avance pas à dire que samedi ça va être parfait. »

Mais avec une équipe en santé et reposée, Montréal n’a pas le choix de faire tout en son possible pour l’emporter.

« À ce stade-ci de la saison, on ne peut plus trouver d’excuses, on doit gagner », a martelé Piette.

Des surprises

Jeudi matin, Cabrera a passé de longues minutes à travailler sur les phases arrêtées offensives, histoire de rendre sa formation plus menaçante.

« On essaie d’amener des choses différentes et des surprises dans nos phases arrêtées, a-t-il expliqué. Nous voulons profiter des qualités des joueurs que nous avons. »

Saphir Taïder a pris la plupart des tirs, mais le club a aussi travaillé sur des jeux courts, histoire de contourner le fait que l’Impact ne compte pas beaucoup de joueurs de grand gabarit.

« Saphir est très talentueux techniquement. Nous avons aussi Bojan [Krkic], Maxi [Urruti] et Nacho [Piatti] », a précisé Cabrera, pour indiquer qu’il pourrait varier un peu les choses au besoin.