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À quel point peut-on se fier aux sondages?

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La campagne électorale en vue des élections fédérales s’est amorcée mercredi, et les sondages démontrent que les libéraux et les conservateurs sont nez à nez dans les intentions de vote concernant l’élection du 21 octobre prochain.

Ces sondages sont-ils fiables? 

«Il y a des personnes qui détestent les sondages et qui croient qu’ils sont toujours faux. Dans les faits, les sondages font un job pas pire, mais il faut quand même dire que, de temps à autre, ils ont une soirée où ça ne va pas très bien», a déclaré Bryan Breguet, du site de projection de données de sondage Too Close Too Call en entrevue avec Benoit Dutrizac sur QUB radio, jeudi.  

L’un des exemples les plus probants est celui de la soirée électorale de 2015 alors que les résultats obtenus par le Parti libéral de Justin Trudeau, particulièrement au Québec, avaient été largement sous-estimés. 

«En 2015, il y avait une sous-estimation assez importante d’environ deux points au niveau national du Parti libéral, et si on regarde au Québec, la sous-estimation des libéraux était bien plus grande que deux points. Ils [les sondages] avaient prédit une victoire libérale, mais pas une victoire aussi grande», ajoute-t-il. 

Bryan Breguet estime également que la marge d’erreur est beaucoup plus grande que celle divulguée par les maisons de sondage. «La vraie marge d’erreur, elle est plus près des 5%. C’est bien plus grand que ce que les gens croient.» 

À quoi servent-ils?

Le fondateur de Too Close Too Call n’est toutefois pas prêt à remettre en question l’utilité des sondages durant la campagne. 

«Les deux arguments que j’ai: un, ça ne fait que fournir de l’information. Les électeurs ont ensuite la liberté d’utiliser cette information de la manière qu’ils veulent. Et deux, on a un problème systématique, un mode de scrutin qui est archaïque, qui ne fonctionne pas très bien et qui encourage le vote stratégique, et ce vote stratégique a besoin de sondages et de projections», a-t-il expliqué. 

Qui mène?

En ce début de campagne électorale, les sondages montrent que les libéraux et les conservateurs sont en avance. 

«Si on regarde les sondages des deux dernières semaines, c’est très proche au niveau national. Il y a peut-être un petit avantage en termes de votes pour les conservateurs, mais quand on tient en compte les marges d’erreur, les deux partis [conservateurs et libéraux] sont pas mal à égalité», a dit M. Breguet. 

Par contre, il y a de toute évidence un favori au Québec. 

«Ce sont les libéraux qui mènent. Il n’y a pas eu beaucoup de changements, ils sont à peu près à 30-35% des voix. C’est très similaire à il y a quatre ans, précise-t-il. La grande différence qui avantage les libéraux de Trudeau, c’est l’effondrement complet du NPD», a-t-il dit.

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