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Crise de confiance envers la police: Legault ne veut pas d’une commission d’enquête

François Legault compte sur le prochain patron de l’UPAC pour rétablir la confiance des Québécois

Crise de confiance envers la police: Legault ne veut pas d’une commission d’enquête
Photo d'archives, Simon Clark

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RIVIÈRE-DU-LOUP | François Legault rejette l’idée d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur la crise de confiance qui affecte l’UPAC, la Sûreté du Québec et le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Le premier ministre ne souhaite pas voir une telle commission « enquêter sur les enquêteurs », une responsabilité qui revient déjà au Bureau des enquêtes indépendantes, fait-il remarquer. « Je ne pense pas qu’il faut en ajouter », a-t-il déclaré jeudi matin, à son arrivée au caucus de la CAQ pour préparer la rentrée parlementaire.

« J’ai confiance aux gens qui sont en place et on va s’assurer que les prochains dirigeants vont être nommés par un vote du deux tiers », a-t-il ajouté.

La semaine dernière, le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, avait évoqué l’idée d’une telle commission d’enquête, à l’image de la commission Poitras sur les méthodes d’enquête de la Sûreté du Québec à la fin des années 1990.

Confiance au futur commissaire

François Legault s’en remet plutôt au prochain commissaire de l’UPAC, qui devrait être nommé d’ici la fin du mois d’octobre. La nomination de celui-ci devra être approuvée par les deux tiers des membres de l’Assemblée nationale, comme le prévoit la nouvelle loi adoptée par le gouvernement caquiste.

« Évidemment, si cette personne a la confiance de l’Assemblée nationale, il faudra lui faire confiance pour s’assurer que toutes les enquêtes soient bien menées », affirme le premier ministre. Pas question, par contre, d’exiger que le prochain patron de l’UPAC soit un civil, comme le réclament Québec solidaire et le PQ.

Pour sa part, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a rappelé qu’elle présentera bientôt le fruit d’une « réflexion » qui vise à revoir en profondeur le travail des policiers.

Quant aux quelque 736 000 $ engloutis pour enquêter sur les fuites journalistiques et les méthodes d’enquête à l’UPAC, comme le révélait notre Bureau d’enquête jeudi, le premier ministre Legault considère la dépense justifiée. « Ce n’est quand même pas rien. S’il y a des fuites de renseignements confidentiels, c’est un problème », a-t-il déclaré.

Arcand inquiet

Pendant ce temps, à Bromont, le chef intérimaire du PLQ a dit craindre que la crise au sein des corps de police du Québec nuise « de façon très claire à la sécurité de nos citoyens ». « Quand vous avez une police dans laquelle il y a des divisions, dans laquelle vous avez des problématiques, à un moment donné, les citoyens ne vont pas se sentir très rassurés sur ce qui se passe actuellement », a déclaré Pierre Arcand au dernier jour du caucus présessionnel de sa formation politique.

- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire

Dysfonctions à l’UPAC et à la SQ

  • Une importante enquête de l’UPAC sur le financement du PLQ, nommée Mâchurer, n’a pas encore abouti.
  • Le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, a démissionné le jour des élections l’an dernier, sans fournir d’explications.
  • À la Sûreté du Québec (SQ), le directeur Martin Prud’homme a été suspendu le temps de faire la lumière sur des communications inappropriées qu’il aurait eues avec M. Lafrenière durant l’enquête du BEI sur les méthodes d’enquête de l’UPAC.
  • Récemment, des accusations déposées contre l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau ont été abandonnées.
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