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Soccer féminin: le défi québécois de Marinette Pichon

Marinette Pichon a commencé récemment son nouveau travail d’entraîneuse au programme sport-études de l'Association régionale de soccer (ARS) du Lac-Saint-Louis.
PHOTO COURTOISIE, ASSOCIATION RÉGIONALE DE SOCCER DU LAC-SAINT-LOUIS Marinette Pichon a commencé récemment son nouveau travail d’entraîneuse au programme sport-études de l'Association régionale de soccer (ARS) du Lac-Saint-Louis.

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La rentrée a une saveur particulière cette année pour Marinette Pichon. Récemment installée au Québec, l’ancienne joueuse étoile de l’équipe de soccer française entreprend ces jours-ci son nouveau travail d’entraîneuse au programme sport-études de l’Association régionale de Lac Saint-Louis. Un défi qu’elle aborde avec enthousiasme, mais aussi avec un peu d’appréhension.

«Je trouve ça à la fois excitant et forcément un peu effrayant parce qu’il y a toujours besoin de faire ses preuves. Et personne n’est sûr à 200 % de réussir ce qu’il entreprend. Mais c’est bien de se sortir de sa zone de confort», a raconté l’ancienne attaquante, qui détient toujours le record du plus grand nombre de buts (81) inscrits avec l’équipe de France.

Après sa prolifique carrière avec la formation nationale (1994 à 2006), Pichon est devenue entraîneuse et analyste, en plus de fonder son académie en France. À 43 ans, elle a choisi de plonger dans l’inconnu, au Québec, avec sa conjointe et leur garçon.

«C’était surtout un choix professionnel de découvrir un autre univers de mon sport. Et après, ça devient aussi un choix personnel. Le Canada et le Québec sont des endroits extrêmement accueillants, avec des gens sympathiques qui ne sont pas dans le jugement. Il y a un cadre de vie qui permet à la fois de s’éclater professionnellement et aussi du côté familial.»

C’est elle-même d’ailleurs qui a contacté l’Association régionale de soccer de Lac Saint-Louis pour offrir ses services.

«Les opportunités, elles s’acceptent, mais elles se créent aussi. Et moi, j’ai créé la mienne, a lancé Pichon, qui entraînera les filles et les garçons de 13 à 17 ans. Mon défi sera de m’intégrer en tant qu’ancienne athlète de haut niveau, en tant que coach, et de pouvoir transmettre tout ce que j’ai reçu pendant cette carrière qui a duré près de 25 ans.»

Développer le soccer québécois

Le mandat de Pichon s’inscrit dans une mission beaucoup plus vaste qui est de favoriser le développement du soccer québécois. L’ancienne joueuse s’est même vu confier la responsabilité des sélections provinciales.

«L’idée est d’amener mon expérience là où on en aura besoin. Évidemment, je serai entièrement impliquée pour accompagner le développement, puisque j’ai un regard sur un soccer qui fonctionne depuis 60 ans en France. Nous aussi, on est passé par différentes étapes d’élaboration. L’objectif est de partager cette expérience et d’étudier, disséquer, pour voir ce qui va et ce qui ne va pas.»

Bien qu’une période de familiarisation sera nécessaire, Pichon connaît bien le soccer nord-américain. Membre du Charge de Philadelphie chez les professionnelles en 2002 et 2003, elle a assisté à l’évolution du soccer canadien lorsqu’elle jouait avec l’équipe de France.

«Je voyais qu’il y avait un côté athlétique extrêmement développé et c’est peut-être un aspect qui m’attirait, a dit Pichon. Maintenant, ce que je constate, c’est que la fédération canadienne et Soccer Québec se donnent les moyens de mettre en place des programmes pour fédérer la masse et harmoniser l’enseignement qu’on donne aux plus jeunes, afin de développer des talents pour alimenter les équipes nationales.»

Toujours dans l’optique de contribuer au développement, Pichon compte ouvrir une filiale québécoise de son académie dès l’été prochain, à Montréal.